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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Comme tous les dimanches, Objectif Gard vous propose son cocktail d’indiscrétions politiques. Un apéritif hebdomadaire à déguster sans modération !

 

Un budget dans la douleur. Le bouclage du budget 2020 de Nîmes métropole ne serait pas un long fleuve tranquille si l’on en croit certains élus de l’Agglo, convoqués au Colisée toute cette semaine pour en arbitrer les grandes lignes. Prévu pour être débattu et voté début décembre, ce dernier budget pré-électoral de plus de 400 millions d'euros est un véritable casse-tête pour l’exécutif qui veut à tout prix réduire le taux d’endettement et entrer dans les clous de la loi qui prévoit un délai de moins de 12 ans d’annuité de remboursement. Pas une mince affaire quand le montant des économies à réaliser pour être conforme est de plusieurs millions d'euros, selon nos informations... Comment en est-on arrivé là ? Un investissement déraisonnable et concomitant sur les nouvelles lignes T1 Sud et T2 pour les transports. Mais aussi la prise en charge de compétences non obligatoires. Ou encore les fonds de concours distribués à de nombreuses communes de l'Agglo. Et on en passe. La Chambre régionale des comptes aura l'occasion de détailler l'ensemble très prochainement... Pourtant, les alertes des élus n'ont pas manqué ces dernières années venant de l'opposition de Gauche inquiète et d'une Droite - certes dans le ressentiment à l'encontre de l'ex-adjoint aux finances de la Ville - mais qui a pointé du doigt à plusieurs reprise les dérives qui se faisaient jour. Interpellé à chaque conseil communautaire, Yvan Lachaud a décidé enfin de prendre le "toro" par les cornes et d'imposer des économies à tous les services. Peut-être un peu tard. D'autant qu'à présent, il va jusqu'à reporter des investissements pourtant prévus. Aussi, les différents arbitrages se déroulent dans un climat très tendu, selon nos informations, avec, pour certains d’entre eux, des ajournements. Même des élus de la majorité commencent à tousser ferme tant la potion d’austérité est amère et difficile à passer dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, comme dans celui du développement économique. Mais pourquoi tant de crispations ? Pour certains, c’est la méthode de gestion qui coince, pour d’autres c’est le niveau fou d’investissements incontrôlés. Bref, il y a bien le feu aux poudres. À la ville de Nîmes, inutile de vous dire qu'on se frotte déjà les mains... Le prochain ROB (Rapport d’orientations budgétaire), le 12 novembre prochain, s’annonce houleux.

Calculs politiques. À l’occasion de la Semaine de la science, Objectif Gard - qui n’en rate pas une pour ramener la sienne - a sorti la calculette. On s'est amusés comme des fous à ouvrir notre armoire à archives et faire le point sur le parcours du personnel politique nîmois qui veut encore compter après 2020. Rappelez-vous, on en parlait la semaine dernière, ces élus qui s'accrochent au pouvoir... À tout seigneur, tout honneur ! On a commencé par Jean-Paul Fournier, 74 ans, et pas moins de 37 années de mandats. La moitié de sa vie passée au pouvoir ! Son fidèle adjoint, Franck Proust, 56 ans, est bien parti pour battre le record du patron : déjà 31 années d’exercice… Si personne ne l’arrête, ni la justice, ni les électeurs, il égalera le record de Jean-Paul Fournier dans six ans à peine. À côté, le directeur de l’établissement catholique Emmanuel d’Alzon, Yvan Lachaud, est presque un enfant de chœur : 65 printemps et seulement 25 ans de mandats à Droite, ou plutôt au Centre, en fonction des vents du moment. A eux trois, ces élus sur le point d'y retourner en 2020, cumuleront plus de 100 ans de présence politique en 2026. À méditer.

La SAUR fait le ménage. Christophe Piednoel a quitté son poste de directeur de la Communication de la Saur. Resté deux ans en fonction, le porte-parole du groupe a été, on s'en rappelle, en première ligne dans l'émission Cash Investigation sur France 2 pour répondre aux questions de la journaliste Élise Lucet au sujet des fuites d'eau sur le réseau Nîmois. C'est également lui qui a fait monter très fortement la pression médiatique après le choix de Nîmes métropole de confier sa délégation de service public à Veolia Eau. Il semble que sa prestation télévisuelle et la perte du contrat Nîmois ait eu raison de sa place. En attendant sur Twitter, l'ex-communiquant de la Saur retweete beaucoup les articles qui concernent Suez, l'un des concurrents de la Saur. De là à imaginer qu'il puisse faire pareil avec Veolia...

Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Deux personnalités veulent participer activement en mars prochain aux Municipales de Nîmes. Jean-Paul Boré d'abord. Celui qui a failli passer la barre des 10% la dernière fois se verrait bien en pôle position d'une future liste concoctée par le patron de l'USAM, David Tebib. Pour cela, il exigerait non pas (comme il le dit en public) un changement profond des pratiques politiques mais une garantie d'exercer le pouvoir après mars 2020. Même ambition chez Nicolas Cadène. Le Parisien mettrait la pression auprès de ses amis ex-socialistes et désormais macronistes pour les convaincre de choisir le président du hand nîmois. Non sans arrière-pensée. Le rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité souhaiterait la future présidence de l'Agglo, rien que ça ! Les méthodes de l'ancien monde ne sont pas prêtes de disparaître.

Un Jalaguier peut en cacher un autre. La semaine dernière, la mobilisation était remarquable sur le parvis des arènes en réponse aux menaces qui pèsent sur l'accès des spectacles taurins aux mineurs. Une mobilisation tout autre s'est également déroulée, cette fois-ci sur les réseaux sociaux. À l'initiative de Victor Jalaguier, le fils d'Olivier Jalaguier, le bien connu patron de l'agence Terra Luna. Avec sa page Facebook Non à l'interdiction de la tauromachie aux mineurs, ce sont près de 8 000 personnes qui se sont engagées. En communication, comme son père, ce petit ira loin !

Des parkings moins cher en gare Nîmes-Pont du Gard. Si l’on en croit les informations délivrées par la SNCF, le prix du parking longue durée de la nouvelle gare Nîmes-Pont du Gard sera bien moins cher que celui de Nîmes-centre. Aligné sur les tarifs économiques pratiqués en Avignon-TGV ou à Aix-TGV, ce prix est annoncé pour la mise en service le 15 décembre prochain (14,90 euros pour 24h et 1,90 euro/heure, les 20 premières minutes restant gratuites). 750 places sont ainsi proposées aux usagers. À la SNCF, on rappelle que 30 places seront réservées pour les abonnés TER à titre gratuit qui profiteront de l’arrêt de quelque 44 trains express régionaux (TER) à la nouvelle gare.

Combien de trains à la nouvelle Gare ? SNCF communique aussi sur le nombre de trains qui circuleront définitivement avec une répartition à part quasi égale des trains entre la nouvelle ligne et celle déjà existante de Nîmes-centre. Aussi, ce sont 10 allers et 9 retours depuis/vers Paris dont 5 allers et 4 retours via la nouvelle ligne à grande vitesse qui seront en fonctionnement à partir du 15 décembre 2019. C'est aussi 10 allers et 11 retours depuis/vers les villes de Province (Lille, Lyon…) et l’Espagne dont 3 allers et 5 retours via la ligne à grande vitesse. Enfin, ce sont 6 trains OUIGO au départ ou vers Paris et la Province qui complètent l'offre quotidienne en gare de Nîmes Pont du Gard. Pour résumer : 17 TGV et 6 OUIGO circuleront tous les jours à la gare Nîmes-Pont du Gard.

Objectif Gard, le magazine épisode 2. L’expression est coutumière : la chance du débutant. Et pourtant, en se lançant dans un magazine gratuit de près de 100 pages en plein été et sans véritable scoop à la « Une », certains auraient pu penser que c’était osé. Finalement, le résultat est là. Les exemplaires papiers sont partis aussi vite qu’ils ont été déposés dans les lieux partenaires du journal. Et la version digitale feuilletable a connu un vif succès avec plus de 120 000 consultations. Pour ce numéro 2 que vous aurez entre les mains dans quelques heures, le pari était différent. Il fallait à présent passer l’étape de la confirmation. Et pour transformer l’essai, quoi de mieux qu’un emblématique champion du monde, connu et reconnu de tous. Certainement le Gardois le plus célèbre du monde, Laurent Blanc, « le Président »  aux 97 sélections en équipe de France, nous a fait cet insigne honneur et cette confiance. Dans ce nouveau numéro, vous découvrirez aussi un dossier complet sur les enjeux des élections municipales dans plusieurs communes du Gard, un zoom sur les médecines non conventionnelles et une immersion dans le quotidien de Laurent Boissier, le directeur sportif du Nîmes Olympique. Mais aussi une plongée dans l’histoire de la gare de Nîmes ou encore une sélection de sorties à ne pas manquer. Vous l’avez compris, après le premier numéro été, Objectif Gard remet le couvert cette fois-ci avec un numéro spécial automne. Et ce n'est qu'un début !

Voici la Une en avant-première : 

La rédaction

 

Etiquette

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

4 réactions sur “ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine”

  1. Fournier-Proust-Lachaud ici, Boré-Puech-Fabre Pujol là…et maintenant Cadène et Jalaguier…
    Au chantres du changement, du renouveau, des nouvelles pratiques et de l’ouverture je préconise la retraite politique.
    Nîmes a besoin de jeunesse, d’ambition, de volonté et de dynamisme.
    Oui, je roule pour Yoann GILLET.

  2. À l’inverse de ce qui est écrit ici, il n’y a aucune tractation « d’ancien monde » dans ma démarche pour l’élection municipale de 2020. Ce billet des « indiscrétions » est factuellement faux et ne se fonde sur rien. Je n’ai d’ailleurs pas été contacté. Ma démarche est de rassembler des compétences au-delà des étiquettes, et de le faire avec tous ceux qui partagent les mêmes attentes quant aux changements nécessaires à Nîmes. Sans ralliement mais sur un pied d’égalité et dans un cadre collectif. Ceux qui diffusent d’autres discours sont, soit mal-intentionnés, soit en « service commandé » pour inventer une histoire qui soit favorable à « l’ancien monde », soit les deux.

    Nicolas Cadène 

    1. Je demande un droit de réponse à votre article truffé de contre-vérités me concernant.
      Comment affirmer de telles choses en utilisant le conditionnel et sans indiquer ses sources.
      Peut-être une commande bien orientée?
      Balivernes politiciennes et rien d’autre, en tous cas sans aucun fondement.
      Bref de la fumée sans feu.
      Je suis disponible et demande un entretien afin de rétablir la réalité de ma position et celle de mes amis de TPNA
      Cordialement
      Jean-Paul Boré

  3. Je lis avec délectation les « indiscrétions » tous les dimanches, mais je suis de plus en plus gêné par le conditionnel employé dans les articles.
    En effet, soit les faits sont avérés et on le dit clairement, soit ils ne sont pas avérés et on évite de salir les personnes ou les groupes au travers de ragots au conditionnel.
    Un ragot n’est pas une vérité, certes cela fait « vendre » mais ne grandit pas le journalisme.
    André FRANCISCO

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