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NÎMES En vidéo : lancement d’une nouvelle campagne de fouilles sous la piste des arènes

Du 16 octobre et jusqu'au printemps, six archéologues vont explorer les coulisses antiques des arènes de Nîmes. Cette nouvelle campagne de fouilles archéologiques approfondit celles menées durant l’hiver 2015-2016 à la demande de la Ville.

Elle permettra de mieux connaître l’histoire de la « salle cruciforme » depuis sa découverte au XIXe et de préserver l’édifice par une meilleure gestion des circulations hydrauliques en sous-sol.

La salle cruciforme de l’amphithéâtre et son réseau souterrain ont été très peu étudiés jusqu’alors, autant d’un point de vue architectural, qu’archéologique, chronologique et fonctionnel. Cette nouvelle campagne de fouilles commandée par la Ville s’avère plus imposante que celle menée il y a quatre ans, où il avait été procédé au relevé des murs et à cinq sondages au sol.

Elle mobilise une équipe plus importante et spécialisée sur les fouilles de puits, car il s’agit d’explorer la totalité du sol, ainsi qu’un puits wisigoth.

Depuis le 16 octobre, une base vie, composée de plusieurs bungalows et d’un barnum ont pris place sur la piste tandis qu’une mini-pelle et une pompe ont été introduites en sous-sol. Ces nouvelles investigations visent à étudier et à mieux comprendre les différentes phases d’utilisation du lieu et la circulation de l’eau en sous-sol depuis l’antiquité.

Histoire et fonction de la salle antique

L’amphithéâtre, édifié au tout début du IIe siècle, est l’un des rares à posséder un réseau de salles souterraines en assez bon état de conservation. Découverte par l’ingénieur Grangent en 1819, dégagée par Henry Révoil en 1866, cette salle antique composée de deux galeries perpendiculaires avait alors été identifiée comme coulisses antiques.

Entre 1987 et 1989, Marc Célié réalise des fouilles qui montrent que les réseaux souterrains avaient été creusés sous le Haut Empire et bâtis dans un laps de temps très court.

En 2016, lors de la dernière campagne, l’étude des murs et des encastrements a confirmé cette hypothèse. D’une salle rectangulaire possédant deux petits couloirs, le plan originel des souterrains est rapidement modifié pour répondre à des besoins d’espace et de stockage avec des agrandissements, la création de galeries complémentaires et la conversion de l’égout de piste en couloir. Vient ensuite une nouvelle période de modification avec des réfections importantes, suivie par un abandon total et le remblaiement de tous les souterrains.

Inondations récurrentes

Les sondages ont montré l’existence d’un sol initial en béton de tuileau. Située à 2 mètres du sol, la nappe enfle régulièrement en fonction des intempéries, jusqu’à remplir entièrement la salle cruciforme, élément le plus enfoui de l’amphithéâtre (lui-même situé dans l’un des points les plus bas de la cité antique). Elle pose aujourd’hui le problème de l’évacuation de l’eau, alors que le chantier de restauration de l’amphithéâtre est en grande partie dédié à lutter contre les effets dévastateurs de la pluie.À l’issue des fouilles, devront être envisagées des solutions de préservation afin de la soustraire à ces inondations qui la fragilisent.

Coût des fouilles : 405 000 € HT. Durée : 5 mois.

En vidéo :

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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