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GARD Pôle emploi : pour les cadres, mais pas seulement…

Le recrutement, point central de l'action de Pôle Emploi dans le Gard (Photo Archives Anthony Maurin).

Pole emploi Nîmes 7 collines a créé il y a presque un an un "Club support cadres" pour mettre à leur disposition des outils divers et variés pour les aider dans leurs recherches d’emploi. Après les premières rencontres qui ont eu lieu dès les mois de mars et avril 2019, ils ont décidé de changer d'appellation et de s'appeler "Cadres Croco 7 Collines".

La réunion était intitulée "Bilan club cadres 1 et rencontre club cadres 2. " Devaient être présents, Gilles Gaillard (directeur territorial délégué Pôle emploi 30/48), Maryline Hofer (responsable d’équipe Pôle emploi Nîmes 7 Collines) et les conseillers Pôle emploi "cadre" ainsi que les membres du club "Cadre 2" et une partie du club "Cadre 1", car certains sont sur le chemin du retour à l’emploi.

Plus de neuf mois après sa création, le club renfort cadres version1 "Club Cadres Crocos 7 Collines" faisait donc son bilan et rencontrait avec le club cadres version 2. " Nous, cadres, quinquas, seniors, nous cherchions depuis quelques mois, des pistes, des offres d’emploi, des solutions pour retrouver un statut dans notre société après un licenciement. Comment regagner une étiquette de travailleur et échapper à une image de paria à la charge de l’état ? ", questionnaient les protagonistes.

Isolés et pas toujours pris en compte

Petite précision qui a son importance, Pôle emploi Nîmes 7 Collines regroupe tous les cadres autonomes du Gard. Les cadres dit autonomes sont donc en capacité de se gérer et faire leurs recherches eux-même.

Pôle emploi
Pôle emploi.

" Les chefs d'entreprises vont-ils enfin réaliser que l’âge de la retraite ayant été repoussée, il est grand temps de changer de mentalité, de proposer des offres sans discrimination à l’embauche liée à l’âge. Ces même chefs d’entreprises qui, en "off", ne veulent pas de seniors, mais font parfois eux-mêmes partie de cette même catégorie des seniors, " assurent les cadres. Avant de reprendre : " Souvent isolés, parfois démoralisés, nous peinons, car si les offres sont là, les retours positifs sur candidatures sont quasi inexistants. Nous aurait-on leurré quant à la volonté de recruter des cadres quinquas et seniors ? "

Ici, pas d'obsolescence programmée ! Les mentalités commencent à changer et les patrons sont plus ouverts à l'embauche. Une question de confiance, de savoir-être et d’engagement, semble-t-il. Rappelons quand même que pour certaines entreprises, le mot " seniors ", est utilisé dès l'âge de 45 ans ! Comment fait-on pour tenir jusqu’à 62 ou 67 ans s'il n’y a pas une volonté de maintenir les quinquas au sein de l’entreprise ?

Un club vient en renfort

" Nous nous sommes tous posés des questions à chaque convocation avec nos conseillers Pôle emploi. Mais ont-ils compris notre inquiétude sur nos recherches infructueuses, notre désarroi face au silence des entreprises, au manque de respect pour le travail accompli durant toute une carrière, à l’angoisse de l’isolement ? Au stress et à la crainte de ne plus percevoir d’indemnités ? ", relèvent les cadres. " Dans cet état d’esprit, ils se sont vus proposer un accompagnement de trois mois, mis en place par une équipe Pôle emploi bienveillante et humaine, le club des renforts cadres.

Une réunion de groupe (Photo : Archives illustration Anthony Maurin).

Un groupe de 12 personnes cadres, quinquas, seniors, hommes et femmes dans la même situation, venant d’horizons différents, mais avec les mêmes interrogations quant à leur avenir. Entre des DRH, des directeurs, des ingénieurs, des cadres de santé, des directeur de sécurité, des gestionnaires de patrimoines immobiliers… Tout le monde y trouve son petit bonheur.

Les réunions hebdomadaires visent à rencontrer des cabinets de recrutements, à visiter des entreprises, à identifier et élargir son réseau, à participer en groupe aux différents salons pour l’emploi mais aussi à rencontrer des organismes telles que Force cadres, Force femmes, Gard à elles, ARGIC ARCO, APEC, CARSAT et la direction de Pôle emploi.

Un retour à l'emploi quasi automatique

Prise de parole, jeux de rôle, maniement des outils informatiques, refonte du CV, travail collaboratif... Un vrai programme qui en dit long sur l'action tentée par ces clubs. Pour les demandeurs d'emploi, " chaque session nous emmène plus loin, nous permet de nous entraider, nous redonne confiance en nous, nous stimule pour ne pas baisser les bras. Elle nous permet de lâcher prise vis-à-vis du stress et du regard des autres, nous anime d’une motivation sans faille pour la recherche d’offres d’emploi que nous échangeons. Cela nous dynamise pour créer notre propre club et nous permet de créer et d’imaginer notre futur avec bienveillance. "

Convaincus que l'accompagnement est un gage de réussite, les membres du groupe ont créé leur entreprise (trois personnes), retrouvé du travail (cinq personnes), utilisé et utilise encore le portage salarial (une personne), travaillé et travaille toujours en free-lance (une personne). Deux autres sont toujours en recherche d’un emploi mais cela ne devrait pas durer bien longtemps !

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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