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CORONAVIRUS Objectif : pas un paysan en moins après la crise

La confédération paysanne du Gard a adressé une lettre ouverte au préfet pour pallier notamment la fermeture des marchés.

La confédération paysanne du Gard ne comprend pas la fermeture de la plupart des marchés du département alors que les grandes et moyennes surfaces continuent d'être ouvertes au public et présentent aussi des risques de contamination au coronavirus. (Photo Anthony Maurin).

La confédération du Gard a adressé une nouvelle lettre ouverte au préfet pour parler de l'impact de la mise à l'arrêt du pays sur la filière agricole. Et avec l'espoir d'obtenir que les marchés du Gard rouvrent. Elle ne veut aucun paysan en moins dans le département après la crise.

"Nous ne pouvons pas arrêter nos productions mais le Premier ministre a voulu arrêter les marchés", est-il écrit dans cette lettre, qui décrit un quotidien inchangé pour les agriculteurs malgré le confinement. Les animaux ont toujours besoin de manger et les plantes d'eau pour pousser. Les producteurs se retrouvent donc avec un surplus de marchandises qu'ils ne peuvent plus écouler sur les marchés.

"Seules 25 dérogations sur 77 demandes ont été accordées et pour les seuls villages n'ayant pas de commerce. Cela constitue pour tous les autres une distorsion de concurrence sans précédent et inacceptable. Les
productions qui devaient y être vendues ne le sont pas. Les dégâts s’annoncent conséquents", indique le syndicat agricole dans le communiqué.

Déjà la semaine passée, une première lettre avait été écrite au préfet du Gard pour demander la réouverture des marchés. La confédération nationale ainsi que la Fédération ont travaillé sur un modèle de marché présentant toutes les mesures nécessaires pour se dérouler en toute sécurité. À échelle du Gard, la confédération demande également la réouverture des ateliers de transformation (notamment à Florac) pour ne pas jeter les invendus et donc sécuriser les productions en difficulté.

Une solidarité qui ne peut "se faire aux dépens de la rémunération
du travail des paysans"

L'interrogation porte aussi sur les grandes et moyennes surfaces (GMS) qui sont, elles, encore ouvertes et accessibles au public : "Nous avons du mal à comprendre : comment peut-on envisager que les produits en libre-service, les caddies, les tapis de caisse… soient plus sûrs qu’un vendeur de marché, seul à toucher aux produits dans un espace aménagé et surveillé pour conserver des distances suffisantes entre les personnes ?" La confédération souhaite "une décision qui apportera une solution collective et maîtrisée" sur le sujet.

Le préfet a lui aussi rédigé un courrier encourageant les GMS à remplir leurs rayons avec des produits locaux. Ce à quoi le porte-parole de la confédération, Paul Ferté, répond : "Vous savez aussi bien que nous qu’il n’y a, dans les bottes d’asperges qui s’affichent en rayon, qu’un effet d’annonce qui ne répondra pas à l'ensemble des situations. [...] Leur "solidarité" [aux GMS ndlr] ne peut se faire aux dépens de la nécessaire rémunération du travail des paysans."

La confédération demande au préfet "une véritable cellule de crise dans laquelle, avec l’ensemble de la profession, nous pourrons chercher des solutions aux problèmes qui ne manqueront pas de se poser : situation des paysans malades, service de remplacement, fermeture d’outils nécessaires au travail, sécurité alimentaire
de la population et débouchés des productions, etc."

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1 commentaire sur “CORONAVIRUS Objectif : pas un paysan en moins après la crise”

  1. Je demande au Maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, non seulement d’exiger le maintien de tous les marchés réservés à l’alimentation mais de les multiplier, en assurant les règles sanitaires relatives à la situation.
    Nous pouvons et devons mettre en place un plan qui quadrille notre ville pour proposer partout et à tous les produits de nos paysans.
    La ruralité a suffisamment subit les politiques décidées ailleurs. Cette crise pourrait être la crise de trop pour beaucoup.
    C’est maintenant qu’il faut avoir le courage d’agir pour soutenir, sauver notre agriculture, nos paysans, qui sont l’environnement, la proximité, nos paysages et ce que sera demain dans nos assiettes.
    Inutile de convoquer un conseil municipal pour cela. Une délibération via internet suffira. Nous sommes au 21è siècle.

    Conseiller Nîmes

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