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DÉCONFINEMENT Port du masque : les contrôleurs en mode prévention

Pour ce premier jour de déconfinement, le mot d'ordre est la prévention chez les contrôleurs face aux passagers qui ne portent pas de masque (Photo Corentin Corger)

Pour ce premier jour du déconfinement, 70% des bus circulent sur le réseau Tango de Nîmes métropole. Une capacité d'accueil volontairement divisée par trois pour pouvoir mettre en place la distanciation. Le port du masque est obligatoire, un point sur lequel veillent les contrôleurs qui, pour le moment, ne verbalisent pas.

Le fameux 11 mai, synonyme du début du déconfinement, est enfin arrivé. Plus besoin d'attestation pour se déplacer mais pas de retour complet à la normale. Notamment dans les transports publics où différentes mesures sont à respecter. En premier lieu, la distanciation. Chaque passager doit se tenir à un mètre des autres. Pour aider dans cette démarche, les agents de Transdev, qui gèrent le réseau Tango sur le territoire de Nîmes métropole, ont installé des marquages au sol et condamné un siège sur deux. Du gel hydroalcoolique est disponible et des annonces sonores diffusent en boucle des messages concernant les bons gestes à adopter.

Ainsi, seule une trentaine de places est disponible au lieu des 90 dans un bus classique. La capacité est également réduite par trois pour les bus articulés (TCSP), passant de 40 à 60 personnes au lieu de 140 à 160 personnes. Pour compenser, ce ne sont plus 15 mais 70 véhicules qui sont en circulation à partir d'aujourd'hui.

Une limitation facilement respectée ce lundi matin car l'affluence était faible à 7h30, habituellement l'heure de pointe. "On estime que 40% de notre clientèle est présente sur le réseau. Les scolaires, qui sont la majorité, ne sont pas encore revenus", détaille Ludovic Martin, directeur de Transdev Nîmes. Peu de monde, néanmoins les contrôleurs étaient bien présents, un grand nombre étant déployé sur le réseau.

Un siège sur deux condamné dans les bus du réseau Tango (Photo Corentin Corger)

Leur mission est de faire respecter la principale mesure de ce déconfinement : le port obligatoire du masque. Chaque binôme inspecte en un coup d’œil le bus pour vérifier si tout le monde a bien son masque. En ce premier jour, certains ne l'avaient pas comme ce jeune homme, en photo ci-dessus. Pour le moment, les contrôleurs font seulement de la prévention en rappelant la règle aux usagers. D'ici quelques jours ils seront habilités à dresser un procès-verbal d'un montant de 135 €.

Fabien a acheté un masque ce matin dans un bureau de tabac pour monter dans le bus, forcé de laisser sa trottinette au garage à cause de la pluie. "Mes parents sont malades donc potentiellement c'est dangereux pour moi de venir dans un bus car je préfère éviter tout contact où des gens se regroupent", commente-t-il. Des masques, chaque chauffeur en dispose de deux par jour et il est confiné à son poste derrière une vitre de plexiglas. Les montées ne peuvent pas s'effectuer à l'avant du véhicule. Ce dernier sera entièrement désinfecté midi et soir, chaque jour.

Corentin Corger

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