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JUSTICE Une marche blanche en mémoire de Laurie, tuée de plusieurs coups de couteau à Nîmes

Laurie, 29 ans, a été frappée et poignardée dans les rues de Nîmes par son compagnon avec qui elle était en instance de séparation. (Photo : DR)
Laurie, 29 ans, a été frappée et poignardée à Nîmes par son compagnon avec qui elle était en instance de séparation. (Photo : DR)

Accusé d'avoir tué Laurie en pleine rue à Nîmes dans la nuit du 17 au 18 janvier 2018, son ex-compagnon comparaîtra devant la cour d'assises du Gard à partir du jeudi 2 juillet 2020.

À partir du jeudi 2 juillet et pendant deux jours, la cour d’assises du Gard sera amenée à juger Gabriel (*), accusé d’avoir mortellement frappé et poignardé Laurie, son ex-compagne, rue Massillon à Nîmes dans la nuit du 17 au 18 janvier 2018. Il avait emmené aux urgences du CHU de Nîmes la victime âgée alors de 29 ans, maman de deux enfants, dont la plus jeune avait 4 ans au moment du drame, et son fils, issu d'une première union, qui avait 7 ans. Mais il était déjà trop tard, Laurie n'a pas survécu à ses blessures.

"Elle avait trouvé cette fois-ci la force de le quitter"

"C'est une relation émaillée de nombreuses ruptures en raison des infidélités de monsieur et de ses excès de violence. Les témoignages des amies de Laurie prouvent qu'elle avait trouvé cette fois-ci la force de le quitter", soulignait au mois de février maître Khadija Aoudia pour la famille de la victime (cliquez ici pour relire l'article du 28 février 2020). Le soir du drame, elle avait quitté Marseille pour aller chercher sa fille dans l'Aveyron où se trouvait sa belle-famille. Sur la route, Laurie fait un arrêt dans le centre-ville de Nîmes où travaillait le père de sa fille. Une altercation éclate, des riverains entendent les appels à l’aide et préviennent les forces de l’ordre.

Mais lorsque les policiers arrivent sur les lieux, rue Massillon, ils ne constatent rien de suspect. Ce n’est qu’au moment de l’arrivée de la victime à l’hôpital qu’un rapprochement est effectué entre les appels à l'aide dans la rue du centre-ville et la jeune femme admise aux urgences. L’autopsie prouvera que la victime a été rouée de coups et poignardée à six reprises dont une fois dans le coeur.

Une marche blanche avant l'ouverture du procès

En la mémoire de Laurie, sa famille, accompagnée des membres du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) du Gard organiseront une marche blanche le jeudi 2 juillet avant l’ouverture du procès. Le rendez-vous est donné à 7h45 sur la place des Arènes à Nîmes. Des tee-shirts floqués du portrait de la victime et du slogan "Justice pour Laurie" seront mis à la disposition des participants.

Le cortège se rendra au numéro 5 de la rue Massillon où sera déposée une gerbe et une minute de silence sera observée. La famille se dirigera ensuite vers la salle d'audience de la cour d'assises du Gard où débutera, dès 9h, le procès de Gabriel. Le verdict est attendu le 3 juillet 2020.

Stéphanie Marin

*  "Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées." Article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU.

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