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FOOTBALL Les vieilles gloires du FC Valdegour rechaussent les crampons

L'équipe du FC Valdegour en 1990 avec en haut : Richard Perez, surnommé à l'époque "Le roi des poubelles" et Jean Bousquet, maire de Nîmes (Photo collection privée de Patrick Manco)

Le dimanche 5 juillet un match de gala va se dérouler au stade Bernard-Auzon-Cape de Nîmes. Une rencontre où vont s'affronter l'équipe de 1990 du FC Valdegour et les joueurs des années 2000. L'occasion de se retrouver 30 ans après et d'inaugurer une nouvelle pelouse.

"Ça me trottait dans la tête depuis des années et j'ai réussi à contacter tout le monde. Après cette période difficile, je voulais une journée festive", se réjouit Patrick Manco, ancien joueur et entraîneur au FC Valdegour à l'initiative de ce match des retrouvailles 30 ans après. Le dimanche 5 juillet (coup d'envoi à 16h) les joueurs emblématiques de ce club de quartier situé à l'ouest de Nîmes vont rechausser les crampons. L'équipe qui évoluait lors de la saison 1990 va affronter une formation composée de joueurs des années 2000.

Cet amoureux de Valdegour et de sport a voulu recréer un moment avec ceux qui ont marqué sa jeunesse. "Ce sont les gloires du club. En 1990, l'équipe jouait en division régionale mais avait un niveau de CFA. C'était l'attraction du dimanche, entre 100 et 200 personnes venaient les voir jouer. Cette équipe a fait rêver pas mal de gamins", commente nostalgique Patrick Manco, qui travaille au centre social de Valdegour. Pour cet événement c'est une cinquantaine de joueurs qui vont se retrouver pour disputer trois ou quatre périodes de trente minutes.

Forcément le poids des années se ressent et ces "légendes" ont désormais la cinquantaine voire la soixantaine. "Je pense qu'il y aura des changements toutes les dix minutes. Certains auront des kilos en trop et d'autres ne peuvent plus courir. Ce qui est beau c'est qu'il y en a qui se sont pas vus depuis dix ans", plaisante et s'impatiente l'organisateur également important collectionneur de maillots de football. Parmi les joueurs attendus, Salim Fiorentino, éducateur au Nîmes Olympique, Stéphane Dartayet et peut-être Alain Librato surnommé "Toto l'Italien".

Du stabilisé au synthétique

Si ce sera la génération de 1990 sur le terrain, le stade lui a bien changé. Le stabilisé du stade des Amandiers a laissé place au synthétique du stade Bernard-Auzon-Cape, renommé pour rendre hommage au fondateur du club crée en 1971. Un stade rénové par la ville de Nîmes à hauteur de 700 000€ et dont l'inauguration a été organisée une dizaine de jours avant le début du confinement. "La moitié d'entre eux n'ont pas vu le nouveau stade. Ce sera aussi le moyen de le découvrir", ajoute Patrick Manco. Une enceinte qui accueille aujourd'hui les rencontres de l'Athletic Club Pissevin Valdegour, pensionnaire de D1.

Une belle journée de fête en perspective où une exposition photo sera également installée avec des clichés de l'époque, comme celui ci-dessus, où on l'aperçoit le maire de Nîmes de l'époque Jean Bousquet aux côtés de cette fameuse génération. L'occasion d'également de remettre des trophées et d'avoir une pensée pour ceux partis trop tôt. Afin de vivre à fond ce moment, Patrick sait déjà qu'il ne va pas se ménager : "Je vais tourner comme joueur, arbitre et entraîneur !" Et comme serveur après le match pour l'indispensable troisième mi-temps.

Corentin Corger

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