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NÎMES OLYMPIQUE Des Crocodiles à l’accent paraguayen

Lors de sa longue histoire, Nîmes Olympique a accueilli plusieurs joueurs originaires de ce pays Sud-Américain.

Le 27 février 1966, José Parodi marque le but de la victoire nîmoise sur Sochaux 1-0 (fonds Collignon - Archives municipales de Nîmes)

Avec l’arrivée d’Andrès Cubas (qui a la double nationalité argentine et paraguayenne) les plus anciens fans des Crocodiles se souviennent peut-être d’anciens joueurs venus ce pays calé entre l’Argentine et le Brésil. Retour sur presque 70 ans d'histoire entre les Paraguayens et Nîmes Olympique.

Andrés Cubas a eu pas mal de prédécesseurs au Nîmes Olympique. S’ils ont souvent très bien débuté, les Paraguayens, tous des joueurs offensifs, ont rarement réussi chez les Crocodiles. Revue d'effectif des six compatriotes d’Andrés Cubas qui ont déjà porté le maillot nîmois.

En 1952, Manuel Andrada fut le premier paraguayen à jouer en D1 française (Fonds Collignon - Archives Municipales de Nîmes)

Manuel Andrada (1952-57)

C’est surtout sa moustache que les Nîmois retiendront de celui que l’on surnommait « Le Baron », un athlète d'1,85 m pour 75 kilos, car ses performances ne sont pas restées dans les mémoires. Premier joueur paraguayen a évoluer en première division française, ce fils de général n’est jamais parvenu à s’imposer à Nîmes. Il signe au NO le 26 décembre 1952 mais ne débute que le 1e mars 1953 avec un doublé lors d’une retentissante victoire des Crocodiles à Reims 5-1, en Coupe Drago qu'il remportera avec Nîmes trois ans plus tard. La suite sera moins flamboyante. Décrit comme bon technicien, mais au jeu en peu lent, il est transféré à Roubaix en 1957 puis au Red Star en 1958, sans plus de succès.

Les Crocodiles Gonzalez, Ziack, Dufès et Guibaud en 1953 (Fonds Collignon - Archives Municipales de Nîmes)

Innocencio Gonzalez (1953-54)

Le 23 août 1953, Nîmes Olympique triomphe à Marseille 4-0 pour l’ouverture du championnat de première division. Ce sont les débuts prometteurs d’Innocencio Gonzalez, un avant-centre de 25 ans, qui marque un but au Vélodrome. Mais malgré ces six buts réussis en 11 matches, l’international paraguayen quitte le Gard après une saison et rejoint Grenoble où passaient à l’époque beaucoup de Nîmois. Quelques semaines avant son arrivé dans le Gard, il avait remporté le championnat d'Amérique du Sud des Nations en battant le Brésil 3-2 en finale.

José Parodi est incontestablement le meilleur paraguayen a avoir joué à Nîmes (Fonds Collignon - Archives Municipales de Nîmes)

José Parodi (1961-67)

C’est certainement le plus célèbre paraguayen du Nîmes Olympique. Avant de débarquer au stade Jean-Bouin, Parodi est déjà passé par l'Italie (Padoue et Génoa) et l'Espagne (Las Palmas). Arrivé en 1961 pour pallier le départ d’Hassan Akesbi, l’élégant attaquant reste au club pendant six saisons. Sa détente et son excellent jeu de tête lui valurent le surnom de « Tête d’or ». Malheureusement sa présence au NO correspond aux années de vaches maigres du club. Cela ne l’empêchera pas d’être très apprécié des supporters nîmois. Il a porté plus de 200 fois le maillot rouge et il a marqué 53 buts. José Parodi était aussi international (15 sélections et 5 buts), et il a participé à la Coupe du monde 1958 en Suède, compétition lors de laquelle la France écrasa le Paraguay 7-3. Après Nîmes, il évolua à Mulhouse puis comme entraîneur-joueur à Digne et Gap. Il est décédé en 2006 à l'âge de 73 ans.

Silvio Parodi (1962-63)

Du Paraguay au Brésil en passant par l'Italie (Fiorentina) et l'Espagne (Santander), Silvio Parodi était un grand voyageur. Arrivé un an après son frère (José) il ne connaîtra pas le même succès. Buteur pour son premier match (Nîmes – Marseille 3-0, le 28 octobre 1962), le milieu offensif ne confirmera pas ses bons débuts. Une seule apparition et puis il quitte le club alors qu’il est barré par le quota d’étrangers (Bessonart, J. Parodi, Van Rhyn et Constantino). International (21 sélections et 5 buts), il devient sélectionneur de La Albirroja en 1987.

Sébastian Fleitas n'est resté que quelques mois à Nîmes (photo diffusée dans Football Magazine de mars 1973)

Sébastian Fleitas (1972-73)

C’est ni plus ni moins qu’un attaquant du Real Madrid qui signe pour trois saisons à Nîmes le 28 décembre 1972. Celui qui vient d’être sacré champion d’Espagne est porteur de beaucoup d’espoirs chez les supporters nîmois. Mais l’expérience gardoise du paraguayen ne durera que 17 matches et quatre buts. Le milieu offensif de 26 ans retourne de l’autre côté des Pyrénées à l’été 1973 pour rejoindre le FC Séville. Il a porté à trois reprises la maillot de l'équipe nationale du Paraguay et marqué un but. Il décède en 2000 à l'âge de 53 ans.

Cristian Ferreira est au troisième rang, le troisième en partant de la gauche (photo Nîmes Olympique)

Christian Ferreira (2004-06)

Arrivé sous l’ère Didier Ollé-Nicolle, le souriant attaquant en provenance de l’Olimpia Asuncion, ne trouvera jamais sa place dans l’équipe nîmoise qui se morfond en National. Après deux apparitions en Coupe de France contre Pézenas et Aubenas la première année, il ne gagne pas la confiance de son coach. La saison suivante, avec Régis Brouard, il fait ses débuts en championnat un soir de victoire aux Costières contre Romorantin 3-0. À l’été 2006, il quitte Nîmes pour Uzès-Pont-du-Gard et il joue ensuite à Fabrègues et Alès.

Andrés Cubas sera donc le septième paraguayen à jouer au Nîmes Olympique. À lui maintenant d’écrire son histoire avec les Crocodiles.

Norman Jardin.

Réalisé avec l'aimable collaboration de Michel Piq et Pierre Lafranchi.

 

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