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À TABLE ! Unique dans le Gard, El Mariachi vous transporte au Mexique

Le bar d'El Mariachi (Photo Anthony Maurin).

Chaque vendredi de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous propose de découvrir ou redécouvrir les bonnes tables du département où l’addition ne dépasse pas les 15 euros pour un repas complet, sourire compris. Cette semaine, on ne vous emmène pas au Mexique mais à deux pas des arènes de Nîmes chez El Mariachi.

Dès l'entrée, le décor est planté par une grande fresque murale de Pyrate (Photo Anthony Maurin).

Nous sommes ici dans le seul véritable restaurant mexicain de la cité des Antonin ! C'est d'ailleurs plus une taqueria qu'un restaurant pur et dur. Situé entre les arènes et la Mairie, le resto est tenu par Mathieu qui est un habitué des affaires aux ambiances sud-américaines car c'est lui qui a monté le Barrio latino rue Saint-Antoine à Nîmes.

La terrasse avec une précision qui est de taille, le patron vient d'enlever son masque parce que les dames ne l'entendaient pas... Il l'a remis immédiatement. Au Mariachi, on ne rigole pas avec l'hygiène et les contraintes sanitaires (Photo Anthony Maurin).

Sa nouvelle offre (le restaurant a ouvert en 2020) reste dans le thème et vous embarque au Mexique sur des airs entraînants et des mets délicats cuisinés par Karellen, sa mexicaine de compagne. Duo de choc pour repas unique. Le fils de Mathieu, Milan, est en apprentissage au service après une belle expérience au Petit Bec. Une affaire de famille.

Le cocktail de crevettes (Photo Anthony Maurin).

Dès l'entrée, le décor pose les jalons de l'expérience à venir. Un Mariachi peint par Pyrate, une Frida Kahlo multipliée, un portrait du dernier torero romantique El Pana, des masques de lucha libre, des sombreros, des gants de boxe, de la musique traditionnelle, des têtes de mort... La petite salle voûtée et la terrasse qui n'est pas très grande non plus vous contraindront à un peu de rigueur au niveau de la réservation si vous voulez tester la véritable nourriture mexicaine. Très honnêtement, ça vaut largement le détour !

Un burrito (Photo Anthony Maurin).

Fait maison

Les tortillas et les chips sont faits à base de farine 100 % maïs. Bientôt, mais c'est déjà plus ou moins le cas actuellement, Karellen fera des tortillas aux farines de maïs bleu - "elle a encore plus goût au maïs" selon elle -, et de maïs rouge. Oubliez les tacos comme vous les connaissez, finis le guacamole fadasse ou les burritos américanisés ! Une rareté qu'il est bon de souligner car c'est réellement ce qui contribue à faire la différence. La cuisine est très fraîche, un bonheur en été qui le sera tout autant en hiver !

La préparation des tortillas au maïs bleu (Photo Anthony Maurin).

Au Mariachi, les tacos sont forcément traditionnels (même si deux d'entre eux s'adressent à une clientèle européenne, les tacos de Tinga et tacos de pollo). Pour les plats, les tequilas ou les bières on fait dans le typique. Rien n'est surjoué, tout est maîtrisé. Vous découvrirez par ailleurs de nombreux autres mets pour lesquels Mathieu vous donnera des explications et vous aiguillera avec le sourire et la gouaille qui le caractérise.

Les tortillas en cuisson (Photo Anthony Maurin).

Une cuisine de gourmands, de gourmets mais qui plaît aussi aux enfants. Vous ne mangerez jamais avec des fourchettes... Avec les doigts c'est tellement meilleur ! Pour 13 euros, la formule du midi guacamolito, quesadillas de pollo et boisson s'offre à vous. Pour deux euros de plus, c'est un tacos mix, une glace Pistolero et le choix entre une bière et un verre de vin qui vous fera décoller. Allez, on prend le menu à 13 euros avec guacamole, carnitas et glace.

La carte sera bientôt changée (Photo Anthony Maurin).

On passe à table...

Arrivent sur la table avant le reste, les sauces. Une faite maison, à base de tomate verte ou rouge, une autre un peu plus forte, la Valentina, et une dernière pour les courageux, El Yucateco. Le guacamole maison et les chips de tortillas qui vont avec sont un délice made in Karellen. Un régal difficile à manger lentement et qui met en bouche pour la suite.

Le guacamole (Photo Anthony Maurin).

Ah... la suite ! Les tacos carnitas. C'est du porc mais en trois morceaux. Des noix ou joues de cochon, des travers et de l'épaule... Tout ça mariné dans des épices, de l'orange, saisi puis réservé avant d'être cuit pendant quatre heures dans un bouillon aromatique avec oignons, ail, cumin et laurier. la viande s'éffiloche toute seule et oignon, coriandre ainsi qu'un quart de citron vert accompagneront tous les tacos que vous mangerez.

Les margaritas (Photo Anthony Maurin).

Pour les tacos al pastor, c'est Karellen qui détermine la galette qu'elle veut mettre en guise de réceptacle à la bonne pitance. Maïs bleu, jaune ou rouge, acceptez la sentence, c'est pour votre bien ! En tout cas, vous mangerez du cochon mariné 12 heures dans une pâte de piment doux (achiote ou roucou pour les franchouillards) aux agrumes et épices. La viande est saisie avec des oignons et déposée délicatement sur quatre belles galettes que vous pouvez arroser d'une sauce maison.

Les sauces, celle de gauche est "maison"(Photo Anthony Maurin).

Une régalade

Le problème, c'est que c'est tellement bon qu'on se prend vite au jeu de saucer avec le petit bout de tortilla qui nous reste entre les doigts. Tant pis, on y va même avec le doigts quand il n'y a plus de maïs et que personne ne nous regarde ! Autres choix à la carte, le cocktel de camarones (cocktail de crevettes), les quesadillas, les enchiladas, les jalapeños frais, le burrito...

La préparation des tacos (Photo Anthony Maurin).

"Le guacamole est excellent et c'est très rare d'en trouver un vrai !", lance une héraultaise, mexicaine de naissance, qui est en train de manger à la table d'à côté. "Les carnitas aussi, je mange naturellement souvent mexicain dans tout le sud de la France et je dis qu'El Mariachi est dans mon top trois de Marseille à Montpellier " poursuit-elle. On acquiesce la bouche encore pleine et les babines dégoulinantes. En cuisine comme en salle, c'est rassurant de voir et d'entendre les accents hispaniques se répondre.

Les futurs tacos al pastor (Photo Anthony Maurin).

Quatre bières mexicaines sont référencées, actuellement, au Mariachi. Tecate, El Indio, Corona et Bohemia. Pour l'histoire, El Indio, est confectionnée non loin de là où habitent les parents de Karellen dans le centre du Mexique. Mais une fois les barrières sanitaires levées pour de bon, elles seront plus nombreuses. Côté boisson toujours, tentez l'aventure margaritas... nature, à la mangue, à l'hibiscus. Le trio gagnant est envoûtant, vous ne serez pas déçu et le sel qui cercle le bord du verre éveillera vos papilles. Le mojito ne doit pas être mal non plus !

De la gourmandise...

Arrive maintenant une proposition que l'on ne peut pas refuser... Une téquila gourmande. En compagnie de la glace El Pistolero à la coco débarque un shooter de téquila au café XO Patrón. Autres possibilités, la glace au citron vert et une téquila Reposado de chez Jose Cuervo, ou une glace à la pastèque et une téquila de Jose Cuervo en version tradicional.

Un mix ? (Photo Anthony Maurin).

Au final et pour un rapport qualité/prix imbattable quand on sait le travail qu'il faut pour en arriver là, on peut dire haut et clair que n'importe quel choix sera délicieux, d'une subtilité bien équilibrée, avec un goût marqué et un savoir-faire bien rodé.

La cuissons des tortillas de maïs bleu (Photo Anthony Maurin).

Une fois la crise sanitaire stoppée, des soirées latinas et concerts seront organisées au Mariachi. Idem pour les soirées Terre d'agave, afin de découvrir les nouvelles téquilas et les nouveaux tacos. Les dimanches soirs auront lieu des soirées foot-belote-tacos.

Les tacos de carnitas (Photo Anthony Maurin).

El Mariachi sur les réseaux sociaux. 14 rue des Fournisseurs, 30 000 Nîmes. Pour réserver c'est au 06 23 84 64 08. Fermé le samedi midi, dimanche et lundi. Réservation fortement conseillée car il y a environ 18 places à l'intérieur et près de 30 en terrasse. Pour la feria, le service devrait être non stop de 11h30 à 23h les vendredi, samedi et dimanche. Attention, pas de carte bancaire.

Glace coco et téquila café (Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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