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DANS LE RÉTRO Le marché aux bestiaux de Nîmes… il y a 50 ans !

Très masculin, le marché aux bestiaux avait une réalité quotidienne pour l'alimentation des Nîmoises et Nîmois (Photo Hervé Collignon, archives municipales de Nîmes).

Chaque samedi de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous propose une plongée photographique 50 ans en arrière grâce aux précieuses archives d’Hervé Collignon (1927-1998). Ce photographe travaillait alors pour le compte du journal Le MéridionalAujourd'hui, revivez les grandes heures du marché aux bestiaux de Nîmes.

Le premier marché aux bestiaux, comme nous l'entendons depuis l'ère moderne, de la ville de Nîmes, est daté de 1843. Son emplacement ? Sur l'ancien jeu-du-mail et du vieux cimetière abandonné près de dix ans plus tôt. Un espace parfaitement rectiligne de près de deux hectares, non loin des abattoirs, alors situés avenue Pompidou (d'où la rue de l'abattoir).

(Photo Hervé Collignon, archives municipales de Nîmes).

Il faut dire que depuis la gare de Saint-Césaire, l'avenue Jean-Jaurès est droite et permet aux bestiaux d'être emmenés tranquillement au marché. De ces wagons sortait une trentaine de bêtes les mardis, mercredis et jeudis. Certains d'entre eux devaient dans la foulée repartir en train après un court séjour nîmois pour aller se faire voir à Arles !

Donc, entre les rues du Mail et du Cirque romain, les travaux de ce nouvel outil ont débuté en 1848 pour une ouverture deux ans plus tard, en mars 1850. Une entrée monumentale, deux hangars ouverts et quinze ans après, c'est un lavoir couvert qui est positionné au dos du marché. Pour la petite histoire était organisé, chaque année au marché, un concours des plus beaux animaux.... Pour envoyer à la boucherie ! Eh oui, à l'époque on n'avait pas peur de voir les bestiaux partir à l'abattoir pour être dégustés. Les temps changent.

(Photo Hervé Collignon, archives municipales de Nîmes).

En 1900, le hameau de Saint-Césaire constate une augmentation du trafic (on parle trois fois plus en quelques années), des allers-retours anarchiques et une détérioration des lieux. La compagnie agrandit la structure pour segmenter les arrivées de bestiaux.

L'année suivante, les bœufs sont convoyés jusqu'à leur marché à la manière des abrivados camarguaises mais il arrivait souvent qu'un petit joueur s'échappe du troupeau urbain et s'engouffre dans une ruelle ou même dans une voiture qui passe par là. Et, en 1927, c'est l'hygiène qui préoccupe les autorités. Il faut désormais assainir les eaux usées, désinfecter souvent, goudronner la cour... et adapter les abreuvoirs afin qu'il ne servent plus de foyer de contamination à la fièvre aphteuse comme c'était souvent le cas.

Le démontage du marché aux bestiaux qui devait laisser sa place au futur Centre sportif Pablo Neruda (Photo Hervé Collignon, archives municipales de Nîmes).

En 1956, Edgar Tailhades, maire de Nîmes, décide de mettre en lieu et place du marché aux bestiaux une infrastructure culturelle et sportive qui deviendra le centre Pablo Neruda (baptisé de ce nom en 1973) dont le chantier sera lancé en 1962 et inauguré sous Emile Jourdan en 1970... Il y a tout juste 50 ans !

La fin de cette histoire approche et 1959 annonce une nouvelle ère, celle de l'avènement du marché gare de Saint-Césaire et par conséquent la fin du marché aux bestiaux du centre-ville. En quelques années, ce nouvel espace devient le troisième le plus important de France après Paris et Lyon.

Aujourd'hui au même endroit ! (Photo Archives Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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