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GARD Des vendanges précoces pour un millésime 2020 qui se présente bien

(Photo Anthony Maurin)

Il est bien évidemment encore trop tôt pour savoir si 2020 sera un grand millésime, mais une chose est sûre : les vignerons ne l’oublieront pas, cette année.

Entre la crise sanitaire, le confinement, la gelée tardive en mars, puis la sécheresse et la grêle localement, c’est peu dire que la profession n’aura pas été épargnée cette année. Une année atypique, aussi pour les vendanges, qui seront précoces, voire très précoces.

Une bonne dizaine de jours d’avance pour les vendanges

« Sur Durfort nous avons déjà commencé sur les chardonnay à base mousseux depuis huit jours », affirme Michel Souchon, le président de la cave de Durfort de l’appellation Duché d’Uzès, croisé vendredi lors de l’ouverture de la foire aux vins d’Uzès. Un début de vendanges au 6 août, « c’est un record, l’an dernier nous avions attaqué autour du 25 août », rajoute le vigneron, avant d’estimer attaquer « le gros des vendanges, le sauvignon et le chardonnay, la semaine prochaine. » Cette fois avec une bonne dizaine de jours d’avance.

Une avance qu’on retrouve un peu partout sur les vignobles gardois. Louis Lefebvre, du domaine Lefebvre d’Anselme, à Sabran, pense vendanger « autour du 10 septembre, alors que d’habitude c’est entre le 18 et le 20. » Le vigneron pronostique « une hétérogénéité en maturation sur la même souche », un phénomène dû à un débourrement de la vigne —son réveil après l’hiver en d’autres termes— plus précoce cette année, avant d’être ralenti par le gel de la fin mars. Pas suffisamment toutefois pour retarder les vendanges, le temps ayant été globalement clément depuis le printemps.

L’avance de dix jours se retrouve aussi chez les Vignerons du Castelas, à Rochefort-du-Gard, où les vendanges vont démarrer ce mercredi, et au domaine des Coteaux des Ânesses, à Saint-Hilaire-d’Ozilhan. « On va être en avance, estime Stéphane Pétris, qui gère le domaine en bio avec son associé Philippe Binetruy depuis 2011. Pour les blancs et les rosés on attend un matin de fraîcheur, et pour les rouges ça ne va pas tarder, nous avons bien dix jours d’avance. »

La qualité au rendez-vous

Voilà pour la précocité. Pour la quantité, globalement la récolte ne devrait pas crever des plafonds, la tendance étant à une récolte moindre qu’en 2019. Il faut dire que certains, notamment du côté des Vignerons du Castelas, n’ont pas été épargnés par la grêle. À part ça, les vignes se portent bien : « l’état sanitaire est parfait, il fallait être vigilant sur le mildiou, mais les vignerons ont travaillé comme il fallait », résume Michel Souchon. Stéphane Pétris abonde : « nous n’avons pas eu trop de mildiou cette année, alors que l’année dernière nous avions trinqué. »

Reste une question : la qualité. « C’est très bien, 2020 va être un millésime plus qu’intéressant, sur les rosés et les blancs il y aura de la fraîcheur, et sur les rouges un peu de concentration », pronostique Michel Souchon. « Le millésime s’annonce bien, il va être parfumé », avance quant à lui Stéphane Pétris. « Ça s’annonce bien, les raisins sont très sains, mais c’est maintenant que ça va se jouer, affirme pour sa part Louis Lefebvre. 2020 va peut-être mieux finir que ce qu’elle a commencé. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

La foire aux vins d’Uzès se poursuit jusqu’à ce dimanche 16 août au soir sur l’Esplanade.

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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