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AIGUES-MORTES Peña Lou Pélaou : « On se prépare à vivre une année blanche »

La Peña Lou Pélaou lors d'une représentation en 2018. (photo DR)

Chargée d'animer les fêtes votives, les peñas gardoises sont directement touchées par les nombreuses annulations liées à la situation sanitaire. Créée il y a plus de dix ans à Aigues-Mortes, Lou Pélaou n'échappe pas à la règle. 

Deux petits tours et puis s'en vont. Les musiciens de le peña Lou Pélaou n'ont pas eu beaucoup l'occasion de jouer en 2020. "Nous avons eu deux représentations au Grau-du-Roi, sur les ports, indique son président, Jean-Pierre Servel. Comme nous étions sur des bateaux, nous gardions naturellement nos distances avec le public. C'était des moments agréables pour nous retrouver. Mais nous ne nous faisons pas d'illusions : 2020 sera une année blanche." 

Pour cette petite association, seul compte le plaisir d'être ensemble pour jouer quelques morceaux. "Habituellement, nous avons une dizaine de contrats avec des fêtes votives et un ou deux mariages ou anniversaires, poursuit Jean-Pierre Servel. Les années d'élections municipales, on s'attend de toute façon à avoir moins de visibilité que d'habitude et à être contacté plus tardivement par les organisateurs des fêtes."

Se serrer la ceinture

Et cette année, en plus, la Covid est passée par là. "C'est bien simple, tout est annulé, regrette le président de cette peña composée d'une dizaine de musiciens amateurs expérimentés. Comme nous n'aurons aucun contrat cette année, il va falloir se serrer la ceinture. Nous ne pourrons pas investir dans de nouvelles tenues par exemple." 

Et même si la fête votive d'Aigues-Mortes, programmée à l'automne, n'est pas encore annulée, Jean-Pierre Servel a d'ores et déjà tiré un trait sur cette saison. "Je ne crois pas une seconde qu'elle puisse avoir lieu, nous on se prépare pour 2021, confirme-t-il. La Covid repart fort et nous ne pouvons de toute façon pas faire de déambulations comme les autres années. Nous serions obligés de changer de lieu après chaque morceau pour éviter les attroupements." Comme beaucoup peñas du département, Lou Pélaou espère désormais pouvoir fêter un retour à la normale dès le printemps prochain. En musique, bien sûr.

Boris Boutet

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