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NÎMES L’Itinéraire pour retrouver les Arènes et leurs sensations

(Photo Anthony Maurin)
La devanture de la boutique située au 5 rue des Arènes à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Les boutiques à l'accent taurin sont rares, très rares. Rue des Arènes, il y en a une et pas la moindre, la meilleure ! Comme la temporada sera quoiqu'il arrive limitée, autant se lancer à la recherche d'autres émotions...

Voilà une idée qui est à creuser. Non loin de l'amphithéâtre dans lequel ont encore lieu des corridas, la rue des Arènes abrite un petit bijou de boutique, L'Itinéraire.

L'intérieur du magasin (Photo Anthony Maurin)

Ici, on trouve des références historiques, des sculptures, des peintures, des dessins, de la littérature, de la photographies... Tout l'univers taurin dans sa pluralité semble être représenté. Les artistes sont nombreux et on peut dire qu'il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Pour Chantal, la propriétaire des lieux : "Il y a une ambiance générale, les gens ne savent pas forcément si c'est une galerie car nous avons beaucoup de choses aux murs. Je fais un tri car les aficionados changent, les jeunes d'aujourd'hui préfèrent les revues, les magazines et les photos alors on s'adapte ! C'est d'abord le visuel qui attire l'attention et pour tout vous dire j'ai même vendu des choses à des anti-taurins..."

Le côté "littérature" (Photo Anthony Maurin)

Mais pourquoi avoir choisi ce nom, l'Itinéraire ? Par le passé la boutique s'appelait L'été dangereux en référence à Hemingway. "Quand je suis arrivée il y a 22 ans dans la rue, il n'y avait pas grand chose mais nous sommes à côté des arènes et sur une rue passante sans le problème des voitures. L'itinéraire vient du fait que je suis passée du n°5 de la rue des Arènes à l'autre n°5 de la rue des Arènes ! Je suis dans le même bâtiment mais j'ai changé de local. L'itinéraire n'est pas un mot espagnol et ça m'amusait !", assure la passionnée qui ne trouve pas si évident le fait que son magasin soit situé rue des Arènes.

(Photo Anthony Maurin)

Il faut dire que la richesse du magasin c'est surtout la diversité de son offre. "Il y a plus que Picasso qui a traité le sujet de la tauromachie et c'est très intéressant car j'arrive encore à trouver des choses méconnues ou oubliées", poursuit Chantal.

(Photo Anthony Maurin)

Pour les photos, c'est surtout à Michel Pradel que l'on doit les clichés mis à la vente et exposés dans de bien jolis encadrements. "Parfois j'ai quelques autres artistes mais c'est ponctuel. Depuis que Michel Pradel a fermé son magasin à Nîmes, je vends ses photos. C'est le dernier photographe à travailler en argentique, c'est 50 ans d'histoire taurine et je dois même agrandir mon mur pour en exposer un peu plus ! Celles qui fonctionnent le plus sont Nimeño II, forcément, Jose Tomas, Ojeda, le Cordobes, Morante et des photos très visuelles comme une portagayola de Ferrera..."

(Photo Anthony Maurin)

Mais c'est aussi la frustration qui fait l'aficion. "C'est bien que les gens ne puissent pas avoir tout ce qu'ils veulent quand ils le veulent. Des fois, il est bon de savoir attendre et l'aficionado sait très bien être patient, il attend toujours quelque chose !"

La photo de Manzanares, à gauche (Photo Anthony Maurin).

Parlons coups de cœur de Chantal, plusieurs options. "Ma tête d'Hemingway, mais elle n'est pas à vendre ! Il a été important et c'était un vrai aventurier. Pour la photo, j'adore une Véronique de Manzanares père, de dos, je la mets souvent au mur et je la trouve magique. Pour l'aspect littéraire, j'aime Hommes et taureaux, un hommage au grand Belmonte avec Odette Denis à la gravure. J'en ai fait ma carte de visite."

L'affiche de Barcelo (Photo Anthony Maurin)

Les affiches des ferias sont éminemment bien représentées mais celle qui la touche le plus est celle de Miquel Barcelo pour la dernière corrida dans les arènes de Barcelone, Chantal y était. Un dessin parlant, sombre et annonciateur de ce qu'allait devenir la corrida en Catalogne. Le dessin original ? Celui de Vazquez Diaz : "Une des choses les plus belles et rares que j'ai dans le magasin."

L'oeuvre gravée par Odette Denis (Photo Anthony Maurin)

La chose la plus émouvante que Chantal a eu dans son échoppe ? "Il y en a deux que j'ai eu du mal à vendre et pour lesquelles j'ai cédé parce que les acheteurs ont compris le sens de ces œuvres. Une photo dédicacée de Belmonte et un livre peint, unique, qui avait été offert à El Gallo par ses admirateurs après une corrida madrilène où il avait été grandiose. C'était un objet magique qui me touchait et qui a touché aux larmes l'acheteur. C'est aussi ça, on transmet des chose et de toute façon, la tauromachie nous rend fou !", conclut Chantal.

Anthony Maurin

L'original de Vazquez Diaz (Photo Anthony Maurin)

L'Itinéraire, 5 rue des arènes, 30000 Nîmes. Tel : 06.12.90.46.41.

La tête d'Hemingway (Photo Anthony Maurin)

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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