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NÎMES Un cabinet très curieux débarque en ville

(Photo Anthony Maurin).

Curiosia est un cabinet de curiosités situé à deux pas des arènes.

Le cabinet de curiosité de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Curiosia. Quel joli nom ! Devenus la mode, les cabinets de curiosités sont rares dans le coin. Grâce à Sandrine et son mari, Nîmois et touristes peuvent acheter des objects aussi bizarres que splendides, aussi spéciaux que farfelus.

La curiosité attire l'oeil. La curiosité éveille l'imaginaire. La curiosité allume la flamme de la passion et c'est bien cela qu'il faut posséder pour ouvrir une telle boutique. " Je suis une vraie passionnée ! Depuis 15 ans je chine et je fais de brocantes " affirme Sandrine qui a ouvert son cabinet de curiosité le 11 mai dernier à 50 mètres des arènes de Nîmes.

" L'idée a germé et c'est arrivé. Je m'éclate, la boutique plaît beaucoup et j'en profite pour assouvir un rêve. " poursuit Sandrine. Un double rêve. Celui de vivre sa passion tout en pouvant en vivre, et celui de créer. " Nous faisons beaucoup de brocantes mais nous créons également des globes. Je fais des univers sous cloche et mon mari y met plutôt des insectes. On adore en faire, ça fait partie du cabinet de curiosités par excellence et ça permet de mieux conserver les objets. On peut mettre plein de choses sous cloche ! "

Sandrine vous attend avec le sourire même si elle sera forcément masquée ! (Photo Anthony Maurin).

Si Sandrine achetait ce genre d'objets, elle ne pourrait même pas les revendre car elles sont devenues trop onéreuses avec le temps et les modes. Les créer, c'est aussi contrôler leur prix de vente et donc, conserver une certaine notion de l'accessibilité au grand public. " Nous sommes un peu hyperactifs alors nous avons une pièce dédiée à ces créations chez nous. " Maintenant, le péquin lambda peut même passer en boutique et commander un globe spécifique, composé selon les envies du clients.

Pourtant, rien de tout cela n'aurait été possible sans un coup du destin. Travaillant dans un tout autre domaine, au contact des enfants dans des écoles, Sandrine a connu quelques pépins de santé et a dû s'arrêter. La vie l'a guidée vers ce nouveau challenge, vers cette nouvelle aventure. " L'histoire est compliquée mais tout se finit bien. J'ai ma famille dans le coin mais mon mari n'est pas de la région. Il chinait beaucoup, il avait un gros stock dont nous nous sommes servis pour démarrer la boutique. "

On trouve de tout, vraiment de tout chez Curiosia (Photo Anthony Maurin).

Chez eux, nul ne pénètre dans leur cabinet de curiosité hormis leurs enfants. C'est ainsi. C'est un endroit secret qui ne saurait être épié. Mais pourquoi ouvrir une boutique à Nîmes en particulier ? " Au début avions pensé à Uzès mais ça ne s'est pas fait. Nous sommes ici dans le premier local que nous avons visité, ça nous a immédiatement plu et nous avons bondi sur l'affaire car il correspondait parfaitement à ce que l'on recherchait, quelque chose de petit, de charmant et autour duquel on pouvait avoir du flux. Du flux dans nos produits mais aussi du flux dans la rue ! "

Et pour cause, situé rue des Arènes, entre l'amphithéâtre et la Place du Marché, Curiosia est aisément identifiable. Le but de la chose n'est pas de faire des gros prix... Pour Sandrine, " Nous ne voulons pas faire du sérieux, ici, c'est décalé, c'est du jamais vu dans la région ! Nous voulons démocratiser la brocante avec des prix accessibles et des objets surprenants. " Leur époque de prédilection est celle qui part de Napoléon III et qui se poursuit jusqu'au XXè siècle.

Une création de Sandrine (Photo Anthony Maurin).

Nîmes est une ville certes touristique mais elle est aussi humble dans ses revenus même si ses habitants sont des plus curieux. " Il y avait une vraie demande ! Nous nous basons sur le prix du marché et nous adoptons la fourchette basse. Les gens aiment l'histoire dans l'histoire et connaître celle des objets. Nous pouvons bien souvent retracer leur vie jusqu'à notre boutique ! Nous transmettons tout cela et les objets touchent, émeuvent les gens. Nous échangeons beaucoup avec eux et parfois, nous apprenons des choses sympas qui nous permettent de parfaire notre savoir " brosse la commerçante passionnée qui est aussi amoureuses des belles choses et curieuse de tout.

Vous devez débarrasser votre maison ? Contactez Sandrine et vous ferez peut-être affaire avec elle car c'est aussi de cette manière qu'elle régénère son stock. L'objet le plus intriguant qu'elle a vendu à Curiosia ? " Les prothèses de jambes en bois et l'armature métallique comme celle qu'avait Forest Gump ! Ça dérange certains, ça intrigue d'autres, c'est exactement ce que nous recherchons car c'est le but d'un cabinet de curiosités. Les squelettes et les os de manière générale ont aussi leurs lots de commentaires... " conclut Sandrine qui se rend compte que les habitués sont de plus en plus nombreux.

L'extérieur de la boutique (Photo Anthony Maurin).

Habitués qui viennent trouver le luxe de se changer les idées et d'imaginer tout un tas de choses qui libèrent leur esprit encombré par la vie trop cartésienne et rationalisée d'aujourd'hui.

Dans cette boutique particulière, et qui vaut le coup d'oeil ainsi que le détour, plus de mille objets sont exposés et mis à la vente. Le roulement est tel qu'il faut saisir rapidement toute opportunité qui s'offre à votre coup de coeur. Dans ce genre d'échoppe, c'est l'instinct et non la raison qui prédomine sur les achats. Heureusement !

Pour suivre l'actualité du magasin situé rue des Arènes à Nîmes, c'est sur Facebook, ici. Très prochainement un site Internet va voir le jour.

(Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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