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TOROS Le Trophée Castella est allé à Christian Parejo

(Photo Anthony Maurin).

Christian Parejo, Tristan Espigue et Fabien Castellani faisaient face à trois becerros d'Alain Tardieu et trois autres de La Paluna.

Le paseo et la minute de silence (Photo Anthony Maurin).

Hier samedi, les arènes de Bellegarde accueillaient le quatrième Trophée Sébastien Castella remporté par Christian Parejo. L'organisation de la fête fut à la hauteur du rendez-vous et tout s'est passé pour le mieux malgré quelques inquiétudes anti-taurines .

Il est difficile, actuellement avec la crise sanitaire, d'organiser correctement quelque chose. Surtout si c'est du spectacle vivant comme une novillada sans picador par exemple. Ajoutez-y une planante mais réelle menace anti-corrida et vous avez droit à un cahier des charges dur à remplir...

Pourtant, les organisateurs du Trophée Castella ont réussi leur pari et les prises électriques saccagées (par on ne sait qui évidemment) n'ont pas empêché la bonne tenue de la course ! Bref. Les arènes, aussi pleines que possible d'aficionados en manque de toros, restent un lieu d'échange et de partage, même en ces temps de virus, olé.

À l'issue du paseo, une minute de silence a été observé en hommage à Josie (billetterie d'Arles). Pour le reste, il l'avait raté de peu l'an dernier au profit de Solalito, cette année il ne lui a pas échappé et Christian Parejo a remporté ce quatrième Trophée Sébastien Castella en coupant les deux seules oreilles de la tarde sur son second exemplaire (de La Paluna primé d'une vuelta al ruedo à titre posthume).

Christian Parejo sur son premier d'Alain Tardieu (Photo Anthony Maurin)

Covid-19 oblige, pas de photographe dans le callejon alors les clichés seront quelque peu écrasés... Le premier becerro d'Alain Tardieu est dehors. Difficile à fixer, un peu faiblard et manso, il ne lance pas la course comme il le faudrait. Christian Parejo, élégant comme à son habitude se fait bousculer par ce bicho pourtant sans vice. La musique intervient pour sauver la mise, quelques séries droitières sans épée font leur effet mais trois pinchazos et un avis interdisent la moindre récompense.

Parejo avec son second, excellent, de La Paluna (Photo Anthony Maurin)

Sur son second, la mayonnaise prendra immédiatement grâce à un fringant exemplaire de Vincent Fare. Bien au capote l'Espagnol de l'école taurine de Béziers se fait une nouvelle fois désarmer par excès d'assurance. Après un brindis à l'éleveur Pascal Mailhan, un début de faena hachuré, le jeune au visage de poupon contraste ses errances techniques par des effets visuels intéressants et des coups d'éclats qui marquent les gradins. Le garçon est un roublard comme on les aime, il connaît les zones grises qui permettent certaines choses qui ne passeraient pas dans la lumière. Les séries sont de plus en plus liées et sont en accord aussi bien avec le becerro qu'avec les souhaits du public. Une belle épée, un avis, deux mouchoirs blancs et un bleu tombent du palco.

Tristan Espigue et son Tardieu (Photo Anthony Maurin)

Deuxième à s'élancer en piste, Tristan Espigue de l'école taurine d'Arles. Il va passer dans la catégorie supérieure dans quelques jours lors de la feria du Riz à Arles et semble prêt. Sauf peut-être avec les aciers qui, hélas, lui ont fait tout perdre en ce samedi après-midi à Bellegarde. Son premier de Tardieu est plus intéressant que le premier de la course. Plus mobile en étant plus noble, Tristan le banderille avec plus ou moins d'efficacité mais les tendidos aiment ce geste novilleril. Certainement en hommage à Castella, il entame sa faena par une série dans le dos, démontre une certaine qualité technique trastos dans les deux mains et offre une faena inspirée, réfléchie est adaptée. Deux pinchazos, une entière et trois coups de descabellos avec un avis en prime concluent la lutte.

Tristan Espigue et son exemplaire de La Paluna (Photo Anthony Maurin)

Avec son deuxième de La Paluna, un becerro des plus jolis, Tristan réalise une bien jolie entame, les genoux plantés en piste, énergique mais léchée. Un brindis à l'organisateur Raphaël Coulomb, quelques doblónes de bon aloi et les zapatillas en moins au bout de quelques secondes après avoir pris la muleta. Le jeune enchaîne, trouve les bons terrains, semble à son aise et fait voir les qualités de son adversaire. La musique s'élève quand il s'abandonne à la simplicité et à la beauté esthétique des courbe qu'ill trace sur le sable. Six pinchazos, un tiers de lame et un avis... Dommage.

Farol de rodilla pour Fabien Castellani devant un La Paluna (Photo Anthony Maurin)

Fabien Castellani, le véritable novillero sans picador de la tarde, entre en piste devant le premier exemplaire de La Paluna qu'il accueille avec fougue et un joli farol agenouillé dans le sable. Capeador intéressant pour son âge, il propose une première série à la muleta et dans la longueur de l'arène. Bien. Il donne toute la distance qu'il faut à ce becerro, écoute la musique de l'orchestre Chicuelo II jouer, et exécute une faena aussi bien droitière que gauchère tout à fait plaisante. Un bajonazo, quatre descabellos ainsi qu'un avis ne lui permettent qu'un salut en fin de session.

Fabien Castellani sur son dernier de Tardieu (Photo Anthony Maurin)

Dernier exemplaire, un de chez Tardieu si vous avez bien compté. Un peu éloigné au capote, Fabien Castellani cherche la clé pendant que le banderillero Marc Antoine Romero salue après son joli boulot en piste lors d'un tercio approprié de banderilles. Le début de la faena de l'Arlésien est décousu et sans trop de relief mais le becerro exige des connaissances qu'il ne va pas tarder à acquérir. Exigeant, il faut sortir tous les recours techniques adéquats pour s'en tirer avec les honneurs. Castellani en trouvera quelques uns, la musique retentira une ultime fois à force d'efforts et de pugnacité. Le petit a du moral et ça fait chaud au coeur car le métier en nécessite une sacrée dose ! Encore un peu vert, il bafouille à la mort avec cinq pinchazos et une entière. Deux avis passés et la course s'achève.

Le trophée a été remis à Christian Parejo sur la place du village, en centre-ville, assez loin des arènes pour éviter toute confrontation avec... des anti-corrida pas là. À suivre la galerie photos dans l'ordre de la course...

(Photo Anthony Maurin).
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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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