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FAIT DU SOIR Covid-19 : quatorze fermetures de classes à ce jour dans le département

À l'école élémentaire Armand-Peyrot à Montfrin, un enseignant a été testé positif au covid-19. Il a été décidé de remplacer l'ensemble de l'équipe enseignante considérée comme cas contact, soit sept instituteurs. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Une semaine après la rentrée scolaire, plusieurs élèves ont été testés positifs au covid-19 dans le département. À ce jour, le cabinet du directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) du Gard recense 14 fermetures de classes. Il n'y a en revanche pas de fermeture totale d'établissements.

Du côté du cabinet du Dasen, pas d'inquiétude outre mesure face à ce chiffre mis en contexte avec les 450 écoles que comptent environ le Gard. À sa connaissance, aucune forme grave du virus n'aurait été décelée chez les élèves contaminés. La plupart des cas positifs sont enregistrés dans les écoles maternelles et élémentaires.

Il y en a dans les communes d'Uchaud, Saint-Julien-les-Rosiers, Saint-Paul-les-Fonts, Alès, Vauvert, Nîmes (maternelle Yvette-Panafieu et élémentaire Paul-Marcelin), Bellegarde, Cabrières et Saint-Christol-lès-Alès. Un peu moins de 40 personnels travaillant dans les écoles serait comptabilisé comme cas contact dans le département.

Les sept enseignants mis en quatorzaine devront passer des tests pour savoir s'ils sont positifs cette semaine et la semaine prochaine. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Un cas positif a aussi été signalé ce samedi après-midi à l'école élémentaire de Montfrin parmi l'équipe enseignante. En accord avec l'inspectrice de l'Éducation nationale de la circonscription, l'établissement a décidé de renouveler l'ensemble de l'équipe enseignante dès ce lundi 7 septembre. Une solution préférable "plutôt que fermer l'école", assure le premier adjoint de la commune, Philippe Marchesi. Ce qui représente tout de même sept instituteurs pour un total de 180 élèves.

L'équipe remplaçante devrait rester en place pendant au moins quatorze jours. La classe de l'enseignant concerné n'a pas été placée en isolement. "Tout s'est mis en place de manière très efficace. Deux conseillers pédagogiques étaient présents ce lundi matin pour rassurer les parents et pour accueillir les remplaçants. 90% des enfants sont rentrés en classe ce matin", détaille le premier adjoint. 70 remplaçants seraient formés aujourd'hui dans le département en prévision de situations semblables, selon les propos de l'inspectrice de l'Éducation nationale rapportés à la municipalité.

Deux élèves testés positifs au collège Henri-Pitot à Aramon, une classe de 6e fermée

Deux élèves ont aussi été déclarés positifs ce jeudi au collège Henri-Pitot à Aramon. "Il s'agit de deux élèves de Comps", précise le maire de la commune, Jean-Marie Rosier. Suite à cela, une classe de 6e a été fermée et les élèves la composant devront rester chez eux pendant deux semaines car considérés comme cas contact. "C'est une mise en sécurité qu'on peut appeler principe de précaution. Ils sont sous surveillance", assure la principale du collège, Véronique Villatte, qui ajoute : "La continuité pédagogique sera assurée en passant par notre logiciel interne." Tous les parents ont été informés suivant l'application du protocole.

Au collège Henri-Pitot, deux élèves ont été testés positifs au covid ce qui a entraîné la fermeture d'une classe de 6e. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Aucune mesure supplémentaire ne sera prise dans le collège qui met en place déjà tout un dispositif : port du masque obligatoire pour tous même pendant la récréation, surveillance d'une éventuelle apparition de fièvre par les parents, élèves en possession de un ou deux masques de rechange, lavage de mains obligatoire à l'entrée du collège, aération des salles, sens de circulation...

D'autant que la contamination des élèves serait survenue hors temps scolaire, plusieurs jours avant la rentrée. À noter que la durée d'incubation du virus peut aller jusqu'à 14 jours en amont de l'apparition des symptômes.

"On est inquiets comme partout mais on est bien obligé de continuer à vivre"

Côté parents et collégiens, pas de grand étonnement suite à la contamination de deux élèves. "On est inquiets comme partout mais on est bien obligé de continuer à vivre", rapporte Éric, papa de trois garçons dont un scolarisé en 5e au collège. Il s'interroge tout de même sur la possibilité de mettre en place des semaines alternées maison-école pour éviter les contacts et la propagation du virus. Quant à Fabio, en 4e, il fait bien attention à respecter tous les gestes barrières dans l'enceinte du collège : "On n'a pas trop entendu parler de ces deux cas, juste quelques profs l'ont évoqué".

À la connaissance du maire d'Aramon, quatre cas de covid-19 ont été reconnus à Aramon dont une personne encore hospitalisée dans un état grave. Un décès est aussi survenu en mars à cause du virus. La mairie a d'ailleurs annulé sa fête votive et a très tôt imposé le port du masque sur le marché. Quant aux écoles, "toutes les dispositions nécessaires sont prises. Tout est désinfecté tous les jours par le personnel. Tout est mis en oeuvre pour éviter la propagation", conclut le maire.

Marie Meunier

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