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LA PAUSE À Alès comme à Nîmes, les Gilets Jaunes font leur retour ce samedi

Dans le Gard, les Gilets Jaunes ont répondu à l'appel national destiné à réinvestir les rues ce samedi.

Une centaine des Gilets Jaunes au départ de la sous-préfecture à Alès, ce matin, peu après 10 heures. (Photo Corentin Migoule)

Suite à un appel national, une quarantaine de Gilets Jaunes a investi le rond-point du Kilomètre Delta à l’entrée du péage de l’autoroute Nîmes-Ouest ce samedi matin. La mobilisation était un peu plus importante à Alès, où un groupe d'une centaine d'individus s'est élancé de la sous-préfecture.

Ce matin, à la suite d'un appel national, les Gilets Jaunes ont repris leur action contestataire. À commencer par le nord du département, à Alès, où une centaine d'individus sans leader apparent s'était donnée rendez-vous devant la sous-préfecture.

« C’est ici la manifestation pour la liberté », s’égosillait une quadragénaire, qui regrettait par ailleurs le manque de mobilisation. Parmi les revendications du jour, l’obligation du port du masque revenait le plus souvent. Il est en effet obligatoire dans les rues du centre-ville d’Alès, de 10 heures à minuit, suite à un arrêté préfectoral datant du 16 août dernier. « On devrait être libre de le porter ou non. Et on ne doit en aucun cas obliger nos enfants à le porter à l’école », poursuivait cette même femme.

En tête du défilé entamé par la descente du boulevard Louis Blanc, trônaient des banderoles portant la mention « On est toujours là », ou encore « Bienvenue sur la planète taire. » Dans un calme relatif brisé par la chanson Égalité du rappeur engagé Vin’s qui pulsait dans les enceintes, le cortège a pris la direction du cœur de ville, occasionnant tout de même quelques ralentissements et les klaxons de certains automobilistes.

À Nîmes

Retour où tout a commencé pour les Gilets jaunes nîmois (Photo Corentin Corger)

À Nîmes, la quarantaine de Gilets jaunes présent près du rond-point Kilomètre Delta a aussi eu droit à quelques coups de klaxon des automobilistes. Retour là où tout a commencé le 17 novembre 2018 pour la poignée de militants encore debout. Ces derniers sont venus avec quelques pancartes : "Agir pour l'avenir", "La TV vous ment" ou encore "1789-2020 on attend toujours l'abolition des privilèges", pouvait-on lire dessus.

Des manifestants présents en toute légalité puisque aucun arrêté préfectoral n'avait été pris. Néanmoins, la police municipale patrouillait et les gendarmes étaient stationnés non loin de là à l'entrée du péage de l'autoroute A9. Le cortège a ensuite pris la direction de la préfecture pour un pique-nique en centre-ville. Des Gilets Jaunes nîmois qui ont déjà prévu de se mobiliser à nouveau le mardi 29 septembre à 8h30 devant le tribunal au moment du procès de Roland Veuillet, leur leader, incarcéré depuis quatre mois.

Corentin Migoule et Corentin Corger

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