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FERIA D’ARLES Les jeunes tapent à la porte mais n’entrent pas encore

Adam Samira aura montré les gestes les plus aboutis (Photo Anthony Maurin).

Pour cette novillada 100 % arlésienne, pas de triomphe complet. Les novillos et becerros de Yonnet, Fernay et Jalabert n'ont pas déçu et les novilleros Adam Samira (oreille et salut), Tristan (salut et salut) ainsi que le novillero sans picador Fabien Castellani (oreille et salut) n'ont pas triomphé.

Elle était bien pensée cette petite course matinale et dominicale. Elle aurait pu amener bien plus de gens dans les gradins mais allez savoir pourquoi, ils ne sont pas venus en très grand nombre même si l'entrée demeure tout à fait correcte.

Premier exemplaire de Fernay (Photo Anthony Maurin).

Adam Samira qui avait fait ses débuts dans la catégorie l'an passé ici même et toréait ce matin sa deuxième novillada. Tristan Espigue, qui vit à Tarascon mais qui fait ses études à Arles, faisait quant à lui sa présentation et débutait en novillada formelle. Enfin, Fabien Castellani, de l'école taurine d'Arles mais vivant à Fourques, se présentait dans ses arènes. Les deux premiers se partageaient quatre pupilles de Yonnet et Fernay quand le dernier touchait deux Jalabert.

Premier Yonnet pour Samira (Photo Anthony Maurin).

Adam Samira, premier en piste, a mûri. Face à un Yonnet complexe et retors qu'il brinde à Jean-Baptiste Jalabert (directeur des arènes), le novillero fait le job même si ses recours techniques l'empêchent encore d'aller plus loin dans l'exercice, surtout quand le novillo se resserre sur lui. L'Arlésien parvient à lier quelques passes puis quelques séries de belle facture. Il fait montre d'un courage certain et d'un calme olympien quand il maîtrise la charge du novillo des héritiers d'Hubert Yonnet. Une mort très engagée, rageuse et fulgurante. Une vraie oreille de vérité et des applaudissements pour le Yonnet.

Novillo de Fernay pour Adam Samira (Photo Anthony Maurin).

Sur son second, un Fernay mieux fait qu'une peinture, Adam sera pris de court au capote mais restera élégant. Tristan prend le quite en chicuelinas puis termine les genoux en terre. Voilà, c'était un des seuls moments novillerils de la matinée... Adam Samira entame sa faena au centre du ruedo puis prend une belle rouste, heureusement sans gravité, avant de péguer une très belle série droitière. Le Fernay a du mal à avancer mais Samira le déverrouille de temps à autres et écoute la musique s'élever des gradins. Attention, à chaque hésitation du piéton, le cornu lui rappelle sa présence. Un pinchazo, une entière, deux descabellos... Salut pour Samira et applaudissements pour le Fernay.

Premier Yonnet pour Tristan (Photo Anthony Maurin).

Très bon capeador Tristan attaque avec une douce énergie. De bien belles piques et le salut des banderilleros. Encore un novillo exigeant mais brave des héritiers d'Hubert Yonnet devant lequel Tristan fait fait ses débuts dans la catégorie avec les honneurs. Le jeune a montré quelques limites mais a tout l'avenir devant lui pour les repousser et aller au-delà. Deux pinchazos, une entière, un descabello et un salut un peu forcé. Applaudissements pour le novillo.

Tristan les genoux à terre accueille son Fernay (Photo Anthony Maurin).

Idem pour le second duel de Tristan. Face à une beauté froide de chez Fernay, un novillo encasté, le piéton montre de vrais talents au capote. Douceur et savoir-faire sont au rendez-vous. Plutôt à son aise en début de faena, Tristan ne parvient cependant pas à garder le rythme et, malgré son trapio, le novillo non plus. La dernière pique a éteint le bicho. Bien plus facile à toréer à droite qu'à gauche, Tristan l'embarque dans des terrains plus ou moins bien choisis. Un pinchazo, une entière, un second salut forcé puis une vuelta entamée avant que le public ne réagisse mal et fasse comprendre au jeune qu'il doit en rester là et retourner derrière la barrière. Applaudissements pour le novillo.

Castellani bien au capote (Photo Anthony Maurin).

Le jeune Fabien Castellani n'aura pas démérité. Plutôt bien au capote devant son premier Jalabert noble mais juste de force, Fabien s'arrime. La musique est lancée puis s'arrête rapidement car le novillero se fait désarmer. Il a tendance, certainement pour compenser sa grande taille, à baisser la main. Un peu trop. Longiligne, quand il tombe sur un noble comme c'est le cas ce matin, il lui en demande peut-être un peu trop. Il parvient toutefois à lier trois belles séries sans anicroches et termine par quelques manoletinas rafraîchissantes. Une entière d'un bel effet, l'oreille de bienvenue et d'encouragement pas déméritée et le becerro applaudi.

Porta gayola pour le dernier de la course avec Fabien Castellani aux commandes (Photo Anthony Maurin).

Fabien Castellani accueille le dernier de la course sous le soleil qui cogne par une audacieuse mais fort logique porta gayola. Voilà ce que veulent aussi voir les tendidos ! Assez autoritaire au capote une fois debout, il poursuit son oeuvre avec le Jalabert et le brinde au nouveau maire d'Arles, Patrick de Carolis, qui reçoit sa montera la main sur le coeur. Une faena hachée, un jeune souvent désarmé mais jamais résigné. Encore un peu vert, Castellani va vite se faire à ce genre de défi et avec des becerros plus volumineux il parviendra à devenir ce qu'il veut être. Une entière des plus efficaces après un avis, salut et applaudissements pour le becerro.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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