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FAIT DU SOIR Le maire Olivier Fabregoul : « À Caissargues, la pression immobilière est terrible ! »

Olivier Fabregoul, nouveau maire de Caissargues et vice-président de Nîmes métropole en charge du Développement économique (Photo : Coralie Mollaret)

Réflexion autour des écoles, construction de logements, aménagement du Vistre… Le nouveau maire de Caissargues a lancé ses premiers projets. Également élu à Nîmes métropole, en charge du Développement économique, Olivier Fabregoul réalise un audit des services. 

Objectif Gard : Comment s’est passée votre prise de fonction ? 

Olivier Fabregoul : Très bien. On restructure certaines choses et nous mettons des projets en perspective. J'ai une équipe formidable avec moi. Si je ne réussis pas, c’est que je ne suis pas bon ! Nous avons un gros projet autour de nos deux écoles qui sont assez vétustes. Il fait froid l’hiver et chaud l’été… C’est très mal isolé ! Mandaté par la Ville, la SPL Agate réalise une étude pour savoir si c'est plus opportun de rénover les deux établissements ou de les rassembler sur un unique site. 

Pourquoi ce gros chantier n’a-t-il pas été lancé plus tôt ? 

Nous ne pouvions pas faire 36 choses à la fois. Nos ressources financières sont limitées : notre budget d’investissement s’élève à 1,6 M€ et 4 M€ en fonctionnement. Lors du précédent mandat, nous avons investi sur les zones d’activité économique et sur la maison en partage qui va sortir de terre en face des arènes, à la fin de l’année. Actuellement, nous poursuivons le projet de ZAC (Zone d'activité commerciale) Bellecoste destiné à accueillir près de 300 logements. Dans ce sens, nous avons déjà investi 90 000€ dans des études.

Pourquoi réaliser un tel projet ? 

À Caissargues, la pression immobilière est terrible. C’est la plus grosse pression que je subis. Depuis l’arrivée du Tram’Bus, notre immobilier a pris 20%. Les gens veulent venir à Caissargues. Je reçois des courriers tous les jours... Or, peu de logement se libèrent. Nous n'avons plus de foncier et nous manquons cruellement de logements sociaux. D'ailleurs, nous payons une amende de 40 000€ par an ! 

Que prévoyez-vous concrètement sur cette nouvelle ZAC Bellecoste ? 

La construction de 150 logements sociaux sur les 350 de la zone. Je souhaite faire de la mixité. Hors de question de faire des ghettos, j’ai une vie de village à préserver. Le projet devrait voir le jour dans cinq ans. Nous continuons à réaliser une batterie d’études demandées par les services de l’État.

Concernant vos ressources financières qui sont limitées que prévoyez-vous de faire ? Envisagez-vous d’augmenter les impôts durant le mandat ? 

Ce n’est pas dans notre ADN. Mais je ne m’interdit rien. La suppression de la taxe d’habitation a été remplacée par une compensation de l’État. Je trouve également que l’on a une dette importante… 

Avez-vous d’autres projets sur la commune ? 

La rénovation du château de Tzau, la création d’un conseil municipal des jeunes… Nous collaborons aussi sur le projet des méandres du Vistre, porté par l’EPTB Vistre. Ce projet consiste à recréer le lit du Vistre qui serpente à la place de la ligne droite actuelle. Ça permettra de casser le courant et de limiter les risques d’inondations. Les travaux devraient débuter en novembre pour se terminer en décembre 2021. L’année qui suivra, nous prévoyons de végétaliser les abords. Le montant des travaux est estimé à 3 M€. 

« La marque Openîmes n’est pas porteuse » 

Vous êtes également vice-président chargé du développement économique à Nîmes métropole. Comment s’est déroulé votre prise de fonction ? Il paraît que vous travaillez avec David Tebib, ex-candidat aux municipales nîmoises…

Tout se passe très bien avec David. Nous avons finit l’audit des services de Nîmes métropole et de ses satellites (l’Agence de développement économique Openîmes et Open tourisme lab). Notre constat est simple : nous avons besoin d'un recentrage sur les missions. À l’Agglo, nous allons avoir moins de moyens et nous souhaitons prioriser l’aide aux entreprises pour passer cette crise sanitaire. 

En quoi consiste cette aide ? 

Il y a eu déjà une baisse de la CFE estimée 600 000€. Nous participons aussi au fonds versé par le Conseil régional. Environ 1 200 entreprises sont concernées sur le territoire de Nîmes métropole. Le fonds représente 3 M€ dont 1,8 M€ financé par l'Agglo. Pour nous, c'est clair : priorité à l’aide aux entreprises.

Qu’en est-il de l’avenir de l’Agence de développement économique critiquée par plusieurs élus ? 

La marque Openîmes n’est pas porteuse. Je me suis rendu compte que les entreprises ne savaient pas ce que c’était… Les élus l’associent à quelque chose de négatif. La marque Openîmes n’appartient pas à l’Agglo et en plus, Openîmes est tout sauf « open » puisque les aides sont destinées aux entreprises évoluant dans la sécurité civile ou la santé. À l’intérieur de l’Agence, il y a des gens de valeur. Nous devons trouver des solutions pour optimiser le développement économique. 

Quelles solutions par exemple ? 

Comprendrez que je les réserve d’abord à mon président, Franck Proust. Mais brièvement, je pense qu’il faut élargir le champ d’action et peut-être changer de nom. Moi, je me pose en tant que chef d’entreprise. Si je suis entrepreneur et que je souhaite m’installer, j’ai besoin d’un accompagnement global. Nous pourrions travailler sur le parcours de l’entrepreneur à travers un vrai service dédié. 

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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