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LE 19H VIDÉO Le vice-président de Samsung, Luc Julia, vient à Alès démythifier l’intelligence artificielle

Le vice-président de Samsung Luc Julia était à l'IMT Mines Alès ce mercredi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« L’intelligence artificielle, ce n’est pas ce que vous croyez, ce n’est pas Terminator » : on peut dire que le vice-président de Samsung, Luc Julia, qui a par ailleurs co-créé l’assistant vocal Siri, a le sens de la formule.

C’est un ponte de l’informatique, et en particulier de l’intelligence artificielle, qui a donné une conférence ce mercredi à l’IMT Mines Alès à l’invitation de Leader Occitanie. Ingénieur de renommée mondiale, Luc Julia n’en est pas moins pédagogue pour expliquer ce qu’est l’intelligence artificielle, à savoir un système qui fonctionne avec des bases de données gigantesques.

L’idée pour lui était de démythifier l’IA, car selon Luc Julia l’heure est grave : « J’ai peur que nous rentrions dans un nouvel hiver de l’IA à force de raconter n’importe quoi et de faire peur. » Pas question de faire dans l’angélisme pour autant, Luc Julia ne se privant pas de passer en revue des échecs de l’IA, comme le « chatbot » de Microsoft, un robot sur Twitter capable de renseigner les internautes, devenu raciste et sexiste en un temps record car son algorithme et sa base de données étaient défectueux.

Le vice-président de Samsung, Luc Julia, était à l'IMT Mines Alès ce mercredi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Pour autant, les innovations qui seront permises par l’intelligence artificielle « peuvent être extraordinaires », martèle le chercheur, qui pense notamment que les voitures autonomes - « qui ne seront jamais complètement autonomes », affirme-t-il - pourront sauver des milliers de vies par an. « Mais il y aura toujours un cas qui n’aura pas été prévu », prévient-il, le caractère faillible de l’IA, création humaine, restant toujours d’actualité.

Et Siri, l’assistant vocal d’Apple, qu’il a co-créé il y a plus de vingt ans ? Son succès serait dû, selon son co-créateur, non pas à l’intelligence artificielle, bien qu’il en soit une démonstration, mais « à l’ajout de stupidité artificielle. Il nous manquait des mots, alors nous avons programmé que parfois Siri réponde quelque chose de bizarre, de rigolo. Nous avons humanisé le machin. »

Le reportage vidéo :

Thierry Allard (avec Abdel Samari)

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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