Faits Divers

AU PALAIS Violences : son ex ment et la police raconte n’importe quoi

Le palais de justice de Nîmes. (Photo illustration  / Objectif Gard).

La police intervient le 23 mai 2019 en centre-ville de Nîmes pour une femme qui a appelé à l'aide depuis le balcon de son logement.

Les forces de l'ordre arrivent sur place et découvrent un homme, la main en sang. Il est très excité et explique qu'en voulant récupérer le téléphone de sa femme, celui-ci est tombé et que sa main a été blessée en essayant de rattraper le portable avec le choc sur le sol. Marié depuis un mois à peine, le ménage a rapidement pris du plomb dans l'aile et depuis la situation est devenue totalement ingérable malgré l'arrivée prochaine d'un enfant dans le couple.

Ce 23 mai, madame explique à la barre du tribunal que son mari était furieux car elle venait de discuter sur son portable des infidélités de son mari. "Des femmes m'appelaient pour me raconter, il m'a pris le téléphone en me disant : "comme ça tu n'écouteras plus les conneries". Il ne voulait plus que j'ai de téléphone, de contacts avec l'extérieur", affirme la jeune femme alors enceinte. Elle a fini à terre, sur le sol de son appartement, et elle est partie chercher du secours en appelant à l'aide depuis son balcon.

"Mais pas du tout, répond le mari qui va fournir une explication alambiquée. Le téléphone de ma femme est tombée. J'ai voulu le rattraper et je me suis fait mal à la main" "Elle est difficile à croire votre histoire" répond le président du tribunal correctionnel. "Et pourtant elle est vraie, elle ment sur cette histoire de femmes et d'infidélités", tacle le mari. Le couple est aujourd'hui en instance de séparation.

" Après il a mis ma photo partout sur les réseaux sociaux en disant que j'étais une sorcière, et que je n'étais pas une fille bien. Je suis partie souffler un peu après ça. Je suis partie en vacances et à mon retour, la serrure de l'appartement avait été changée, le bail résilié et mes affaires dehors", accable un peu plus la jeune mère de famille qui fait un signe non de la tête à chaque réponse de son ancien compagnon.

"Pour revenir sur les faits ce jour-là, lorsque les policiers arrivent ils constatent que vous êtes très énervé, impossible à calmer. Vous allez refuser le menottage", lit dans la procédure le magistrat. Le prévenu irrité le coupe": "Mais c'est totalement faux, elle ment, et les flics racontent n'importe quoi".

Le mari a été condamné à 12 mois de prison dont 6 mois avec un sursis probatoire de deux ans qui lui interdit formellement de rencontrer la mère de son enfant.

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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