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GARD L’emploi des jeunes au coeur du territoire avec le Sped

Florence Barral-Boutet de la Direccte, Didier Lauga, préfet du Gard, et Philippe Maheu, Dasen du Gard (Photo Anthony Maurin).

Le Service public de l’emploi départemental (SPED) sera plus d'actualité que jamais. Le préfet du Gard, Didier Lauga, s'est une nouvelle fois entretenu avec les services de l’unité départementale de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) et les partenaires de l’emploi.

" Ce matin nous avons trouvé des axes de travail à développer les semaines qui viennent dans tous ces secteurs pour que ce plan puisse bénéficier aux jeunes Gardois. Dans le Gard, 19 000 jeunes entre 16 et 25 ans ne sont ni en emploi, ni en scolarité, ni en formation... ", rappelle Florence Barral-Boutet, responsable de l'unité départementale de la Direccte.

La lutte contre le chômage est une des politiques publiques les plus importantes et qui fonde la notion de service public de l’emploi. Ça, c'est pour le national mais au niveau départemental, le Sped met en œuvre la stratégie régionale de concertation des acteurs sur le territoire local. Et visiblement le préfet  y croit plus que jamais.

" Ce plan a été annoncé en juillet dernier et son montant financier est important. Maintenant, nous traçons des pistes pour le Gard et cela demande une vraie concertation. On va travailler plus et mieux ensemble. La situation est grave car un jeune Gardois sur quatre est concerné. Il y a les moyens et la volonté. L'enjeu ne peut pas nous laisser dans l'indifférence. Nous connaissions ces problèmes depuis longtemps mais ce qui est nouveau, c'est les moyens qui sont donnés ! De notre côté, tout le monde est fortement mobilisé et si nous nous sommes tous engagés pour être au service des autres ce n'est pas pour rien. Je suis heureux de voir une telle motivation. "

La réunion avec tous les partenaires pour ce nouvel élan pour l'emploi des jeunes dans le Gard (Photo Anthony Maurin).

Pour Florence Barral-Boutet, " ce plan essaie de répondre à un contexte particulier et s'adresse surtout en faveur de l'emploi ou de la formation professionnelle auprès des jeunes. Nous devons coordonner nos actions pour être le plus efficient possible afin que ce plan trouve sa place auprès des jeunes. "

Un jeune, une solution pour les 16-25 ans

Un plan est défini par trois grands axes. Première partie : faciliter l'entrée dans la vie professionnelle. Deuxième partie : orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d'avenir. Enfin troisième et dernière partie : accompagner des jeunes éloignés de l'emploi en construisant 300 000 parcours d'insertion sur mesure.

Pour la première partie, 4 000 euros seront donnés en compensation de charges pour tout jeune recruté jusqu'en janvier 2021. Une aide comprise entre 5 000 et 8000 euros pour recruter un alternant de plus ou de moins de 18 ans. Pour la partie deux, des nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l'enseignement.

Des formations dans le secteur du soin et des formations numériques seront elles aussi largement proposées. Enfin, en troisième partie on rajoute des dispositifs d'insertion dans l'emploi avec des parcours Emploi compétences et des contrats Initiative rmploi. Les métiers du sport et de l'animation ne seront pas oubliés !

En lieu et place du préfet, au micro, Philippe Blachère de Pôle emploi (Photo Anthony Maurin).

L'Éducation nationale a aussi sa part de travail à prendre dans cette vision de l'avenir. Aucun jeune ne doit être empêché dans son parcours vers l'emploi, y compris pour des raisons financières ou des choix scolaires aléatoires.

Pour le directeur des services départementaux de l'éducation nationale (Dasen) dans le Gard, Philippe Maheu, " les chiffres gardois sont marquants... Le constat n'est pas nouveau mais il faut une vraie réflexion sur la question. La réforme " choisir son avenir professionnel " doit être activée car nous avions trop souvent l'habitude de privilégier des études longues et intellectuelles dans notre pays. C'est une vraie rupture. Nous sommes un peu dans un état d'urgence car ce qui ne sera pas fait correctement aura des répercussions dans l'avenir. " Pour affirmer sa participation, Pôle emploi, en la personne de Philippe Blachère, le directeur territorial Gard-Lozère de la structure, expose que " nous allons organiser trente animations dans nos agences gardoises d'ici la fin de l'année. "

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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