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ALÈS Une cérémonie pour honorer la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie

cérémonie 5 décembre Alès
Les conditions sanitaires actuelles n'ont pas permis une ouverture de la cérémonie au grand public. (Photo Corentin Migoule)

Instaurée depuis 2003 et établie au 5 décembre sans aucune connotation historique par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, la Journée nationale d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie a donné lieu à une cérémonie organisée ce samedi matin devant le monument aux Morts du square de Verdun, situé dans le jardin public du Bosquet à Alès.

« Aujourd’hui, en ce 5 décembre, nous rendons hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Cet hommage est différent de la commémoration du 19 mars 1962 », indique d’emblée le message de l’Union nationale des combattants lu par le président de la section alésienne.

En effet, en France, pour la première fois en 2013, le 19 mars, date de la signature des accords d’Évian, devenait une journée dédiée à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie. Mais cette date ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique et des associations de harkis qui considèrent notamment que « le cessez-le-feu n’a pas entraîné un cessez-le-sang. »

Ainsi, la mémoire des morts pour la France lors de la guerre d’Algérie a été honorée ce samedi matin à Alès, au cours d’une cérémonie rondement menée devant le monument aux Morts du square de Verdun, situé dans le jardin public du Bosquet.

En comité forcément restreint mais en présence des autorités civiles et militaires, dont celle du sous-préfet d’Alès, Jean Rampon, l’hommage s’est déroulé, comme d’ordinaire, en trois phases.

La lecture des messages a été suivie du dépôt de cinq gerbes, dont celle de l’association des anciens combattants Harkis de la ville d’Alès par sa présidente, Nadia El Okki, suivie de celle de la ville d’Alès par Pierre Martin, adjoint au maire délégué aux anciens combattants, et de la gerbe d’Alès Agglomération par son président, Christophe Rivenq, accompagné de Marc Fabre, directeur de la police municipale.

À l’heure où la Marseillaise était entonnée, le soleil faisait son apparition dans un ciel alésien jusque-là couvert.

Corentin Migoule

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