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NÎMES OLYMPIQUE Le match vu de Nice : la décote d’Azur

L'absence longue durée de son capitaine Dante est préjudiciable à l'OGC Nice qui a perdu en solidité. (Photo Anthony Maurin - Saison 2019-2020)

Ce mercredi à 19 heures, les Crocos reçoivent les Aiglons dans le cadre de la 15e journée de Ligue 1 pour un match ô combien important pour les deux équipes. À la veille de cette réception capitale, Objectif Gard présente les forces en présence au sein du club azuréen, lui aussi décimé par les blessures.

Tandis que du côté nîmois, Jérôme Arpinon s’évertue à rappeler qu’il n’y a « pas à s’affoler », et qu’il a peut-être raison, sur le plan comptable tout au moins, puisque la saison dernière le Nîmes Olympique est parti fêter Noël avec un petit point de plus qu’il n’en a aujourd’hui mais quatre matches de plus disputés, la presse azuréenne ne se prive pas pour tirer à boulets rouges sur des Aiglons qui n’ont pas encore fait décoller leur saison. « Nice coule en silence », titrait ainsi Vincent Menichini dans les colonnes de Nice Matin hier, au lendemain d’une nouvelle défaite du "Gym" à domicile face à Rennes (0-1).

Car si le NO, 18e et barragiste, inquiétant dans le jeu, n’est finalement pas très loin de là où il devrait être en tant que candidat autoproclamé au maintien, l’OGC Nice, 5e inespéré du dernier championnat et porté par l’ambitieux projet Ineos, ne peut pas se contenter de son actuelle 12e place. C’est d’ailleurs pour cette raison que ses dirigeants ont invité le coach Patrick Vieira à prendre la porte en début de mois, optant pour la solution interne en intronisant Adrian Ursea au poste d’entraîneur. Pour l’instant, l’arrivée du technicien roumain n’a pas provoqué le déclic escompté. « Pire encore, les Niçois n’ont inscrit aucun but en trois matches depuis qu’il est là », indique Antoine Maumon de Longevialle, correspondant sportif du "Gym" pour le quotidien L’Équipe.

7 revers en 8 matches

Comme les Crocos qui glissent doucement mais sûrement vers le précipice, les Rouge et Noir n’avancent plus. Leur dernier succès remonte au 1er novembre, une victoire 3-0 sur la pelouse d’Angers. Entre-temps, les Aiglons ont perdu sept fois en huit sorties toutes compétitions confondues, achevant leur aventure européenne (C3) à la dernière place d’un groupe pourtant très abordable.

Cette élimination express en Europa League, synonyme de fin des semaines à trois rencontres, est un motif d’espoir pour le "Gym" selon Laurent Prieto, fidèle suiveur du club et animateur au café des Aiglons avant chaque rencontre à une époque où le coronavirus n’existait pas. « La Coupe d’Europe a été une déception car elle n’a pas été à la hauteur des ambitions du club mais on n’a pas l’habitude de jouer tous les trois jours pendant un mois et demi comme on l’a fait. Logiquement, je pense qu’on va pouvoir retrouver un rythme normal et peut-être finir dans les places européennes. Regardez ce qu'arrive à faire l'OL cette saison en ne jouant qu'un match par semaine... »

Comme Jérôme Arpinon contraint de composer encore sans Briançon, Meling, Deaux, Martinez et Benrahou notamment, Adrian Ursea, qui « applique des idées un peu différentes de celles de Vieira avec un style plus offensif », selon Laurent Prieto, doit composer avec une ribambelle de blessés. Entré en jeu dimanche face à Rennes, le buteur danois Kasper Dolberg, doublement touché par le coronavirus depuis le début de la saison, a été fantomatique. Comme lui, le virevoltant Rony Lopes, en manque de temps de jeu depuis son départ de l’AS Monaco vers Séville en 2019 avant de revenir sur la Côte l’été dernier, est loin de ses standards habituels et c'est tout naturellement qu'il passe plus de temps sur le banc que sur le pré.

Pas de patron sans El CommanDante

C’est pourtant en défense que le chantier niçois semble le plus conséquent et il est impossible d’évoquer la descente aux enfers du "Gym" sans parler de la blessure de son capitaine, El CommanDante, sans qui il n’a plus jamais regagné.

Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche le 1er novembre dernier, Dante ne masque plus la fébrilité d’une défense bien tendre : « Je pense qu'il apportait beaucoup en termes d’expérience, de qualité de relance. Nous, supporters, sommes tous favorables à ce que le club recrute un défenseur avec un peu le même profil que lui, car c’est quand même très jeune derrière. Daniliuc a 19 ans. Bambu qui est Brésilien, ça se passait bien pour lui avec Dante et depuis qu’il n’est plus là il a l’air un peu orphelin de son grand frère. Nsoki est en deçà de ce qu’il faisait avec le PSG quand on l’a recruté. Pour moi, il ne donne pas encore sa pleine mesure », détaille l’animateur du café des Aiglons.

Si l’on y ajoute l’absence du génial Youcef Atal, blessé à la cuisse, et le récent claquage de Danilo Barbosa qui a dû céder sa place à l’heure de jeu dimanche face à Rennes, on se dit qu’il y a assurément un coup à jouer pour les attaquants nîmois. Puis on se souvient que les Crocos n’ont plus marqué dans le jeu depuis cinq matches, c'était face à Angers le 8 novembre dernier, et ça avait compté pour du beurre puisque les hommes d’Arpinon avaient sombré (1-5). Si un match nul demain n’arrangerait assurément personne, le potentiel vainqueur de ce "match de malades" établirait un point de compression salutaire sur une hémorragie qui devient de plus en plus inquiétante.

Corentin Migoule

Patrick Burner vu de Nice

Formé à Nice, Burner a disputé 56 matches de Ligue 1 avec les Aiglons depuis 2016, sous les ordres de Lucien Favre puis de Patrick Vieira, avant de s’engager pour quatre ans avec le NO en septembre dernier contre un peu plus d’un million d’euros. « Il a laissé un bon souvenir aux supporters. C’est un joueur très sympathique qui a des qualités. Il défend bien, il apporte aussi offensivement. C’est un bon joueur de Ligue 1 et on n’a pas trop compris son départ. Peut-être qu’il ne jouait pas suffisamment à cause de la forte concurrence et il a voulu avoir un peu plus de temps de jeu », théorise Laurent Prieto.

Le chiffre

6. comme le nombre de cartons rouges distribués lors des quatre dernières confrontations entre l’OGC Nice et le Nîmes Olympique depuis la remontée des Gardois en Ligue 1. Trois de ces quatre matchs ont tourné à l’avantage des Azuréens mais le dernier d’entre eux a été remporté par les Crocos avec la manière (1-3).

Le joueur à suivre : Reine-Adelaïde

Après avoir tardé à s’imposer dans le onze niçois, Jeff Reine-Adélaïde, arrivé en provenance de Lyon, monte en puissance malgré les prestations poussives de son équipe. Il a d’ailleurs obtenu la meilleure note (6) de la part de nos confrères de Nice Matin au lendemain de la défaite à domicile face à Rennes. « Il a distribué les cadeaux à Claude-Maurice. Et dans la conservation, il reste le meilleur », dixit William Humberset. Auteur d’un début de saison canon, Amine Gouiri, à l’image de ses partenaires, marque un peu le pas depuis quelques matches. L’ancien lyonnais a malgré tout déjà marqué à 8 reprises et délivré 3 passes décisives en 18 rencontres toutes compétitions confondues depuis son arrivée, et restera à coup sûr une menace.

Le 11 probable (en 3-4-3)

Benitez – Nsoki, Bambu, Daniliuc – Kamara, Boudaoui, Schneiderlin, Lotomba – Gouiri, Dolberg, Reine-Adelaïde

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