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BAGNOLS/CÈZE Au centre hospitalier, on se prépare à un éventuel rebond de l’épidémie

Le directeur du centre hospitalier de Bagnols, Jean-Philippe Sajus (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Comme chaque semaine depuis le début de la seconde vague, le directeur du centre hospitalier, Jean-Philippe Sajus, fait un point covid sur son établissement. Si le taux d'incidence baisse dans le Gard rhodanien et de façon générale dans le Région Occitanie, ce n'est pas le cas à l'échelle du Gard où les chiffres repartent à la hausse.

En effet, dans le Gard rhodanien, le taux d'incidence est descendu de 91 à 88 en une semaine quand il est remonté de 111 à 120 dans le Gard. Le nombre de patients hospitalisés à Bagnols continue de diminuer. Ce mardi, 11 lits sur 29 étaient occupés. Plus aucun lit de réanimation ne l'était.

Mais Jean-Philippe Sajus l'affirme : "On est en train de préparer le prochain rebond. On en est convaincus." Il s'appuie aussi sur les tendances en Allemagne ou encore aux Pays-Bas où ils se reconfinent. Mais également sur la plus grande liberté de déplacements en France avec le déconfinement progressif. "On sera confronté à l'hypothèse de premières tensions dès la dernière semaine de décembre ou au plus tard mi-janvier", estime-t-il.

La réanimation fermée environ une semaine pendant les fêtes

La fin d'année le préoccupe à deux titres : l'augmentation de patients covid combinée à un afflux de personnes non-covid aux urgences liées à la fermeture des cabinets libéraux. "On est en ordre de marche, on fera le point ensemble avec les équipes pour évaluer nos capacités à répondre à la demande", poursuit-il. Une organisation qui doit prendre en compte les congés du personnel, essentiels pour qu'il récupère après de longs mois de crise sanitaire. Les 29 lits d'hospitalisation covid pourront être maintenus, en revanche, la réanimation devra être mise entre parenthèses entre 7 et 10 jours, manque d'effectifs suffisants. Les cas les plus graves seront donc conduits aux centres hospitaliers d'Alès ou de Nîmes.

Concernant le secteur médico-social, le niveau 3 du plan blanc est toujours activé. Néanmoins, les résidents de l'Ehpad des 7 sources seront autorisés exceptionnellement à passer quelques jours dans leur famille pour les fêtes. Une permission qui s'accompagne de contraintes drastiques pour leur réintégration en établissement. "Ils devront faire l'objet d'un test PCR et être placés à l'isolement pendant sept jours", atteste le directeur. Donc repas en chambre, pas d'activités de groupe... pendant sept jours. Le prix est cher à payer...

Les familles sont aussi invitées à réaliser un test PCR pour éviter d'éventuellement transmettre le virus. D'habitude, les 7 sources reçoivent relativement peu de demandes de sortie puisque les proches sont autorisés à manger sur place avec leur aïeul. Chose impossible avec le contexte sanitaire cette année, d'autant que près de 50% des résidents de l'Ehpad ont été contaminés par le covid lors de cette 2e vague. Aujourd'hui, la quasi-totalité des résidents sont négatifs et les visites ont pu reprendre depuis cette semaine après de longs jours de confinement. Elles seront bien sûr maintenues à Noël et durant toute la période des fêtes.

Marie Meunier

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