Faits Divers

AU PALAIS Il volait dans les boîtes aux lettres : « C’est de la faute des clés que j’ai trouvées ! »

Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ce jeudi, Alain, un nîmois de 59 ans, était jugé en comparution immédiate à Nîmes. Il lui est reproché une vingtaine de vols dans les boîtes aux lettres de Nîmois, essentiellement dans le quartier de la gare (relire ici).

« Si j’avais pas trouvé ce trousseau de clé, la spirale se serait arrêtée. C’est de la faute des clés », explique Alain à la présidente de l’audience, Marie-Lucie Godard. Ce quinquagénaire nîmois dit avoir trouvé une sorte de clé PTT, par hasard, sur un interphone. Des clés diaboliques qui ouvrent quasiment toutes les boîtes aux lettres, et qui semblent par ailleurs avoir envoûté le prévenu : « Ah ces clés ! », soupire-t-il plusieurs fois à l’audience sous-entendant que tous ses malheurs auraient commencé à leur découverte.

C’est pourtant bien Alain qui les inséraient dans des boîtes aux lettres choisies au hasard de ses pérégrinations dans le quartier de la gare à Nîmes. Il récupérait parfois du courrier, mais surtout des colis aux contenus divers et variés : vêtements, ordinateur portable, bijoux… Il revendait ensuite son butin à petits prix pour s’acheter du cannabis dont il est dépendant depuis 30 ans. Une consommation qui lui a valu quelques condamnations anciennes - 9 entre 1990 et 2008 - et sur laquelle il s’appuie pour expliquer sa façon d’agir.

« Il faudrait qu’il assume un peu sa responsabilité », coupe le procureur, Romain Domingues, avant d’ironiser : « C’est presque dommage que ces clés ne comparaissent pas devant vous aujourd’hui ». Il requiert (contre Alain) 18 mois de prison dont 12 avec sursis. Le tribunal est plus clément en le condamnant à 18 mois de prison intégralement assortis du sursis, avec une obligation de soin et le remboursement des nombreuses parties civiles. L’histoire ne dit pas quel sort a été réservé aux clés.

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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