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NÎMES Sans solution de logement, Mohamed va se retrouver à la rue

Mohamed, 44 ans, pourrait se retrouver à la rue à compter du 24 décembre. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Mohamed, 44 ans, doit quitter l'appartement qu'il loue rue Nicot à Nîmes dès le 24 décembre. Mais il n'a pour l'heure aucune solution de relogement.

Son logement actuel, il n'est pas mécontent de le quitter. L'appartement qu'il loue depuis trois ans à un propriétaire privé, rue Nicot à Nîmes, est dans un tel état de délabrement qu'il est dangereux d'y vivre. Des fuites d'eau dans la salle de bain située à l'étage provoquent l'effondrement du plafond au rez-de-chaussée. Plusieurs autres défectuosités ont également été constatées - documents à l'appui en date du 16 septembre 2019 et du 18 juin 2020 - par le service Prévention des risques de la Ville de Nîmes et l'opérateur privé Urbanis, dans le logement mais aussi dans la résidence dont le seul appartement occupé est celui de Mohamed. Officiellement en tout cas, car "des squatteurs viennent régulièrement", explique l'homme âgé de 44 ans. Malgré les démarches engagées et les alertes lancées au propriétaire des lieux, l'appartement est resté en l'état.

Le logement actuel de Mohamed, rue Nicot à Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Partir est alors la seule solution. Il quittera ce logement insalubre ce jeudi 24 décembre. C'est ce qui a été convenu avec le propriétaire. Mais pour aller où ? Les demandes de logement social du quadragénaire n'ont pour l'heure trouvé aucune réponse. Le faible taux de rotation rallonge le temps d'attente pour l'attribution d'un logement social. Dans tout le Gard, 18 000 demandes sont en attente, a-t-on appris auprès du service communication de l'organisme Habitat du Gard. Certains secteurs sont plus prisés que d'autres, alors pour optimiser ses chances, Mohamed a choisi de modifier ses souhaits. "Quitter Nîmes ne me dérange pas du tout. Ce que je veux, c'est vivre dans un logement en toute sécurité", lâche-t-il ému.

Le quadragénaire s'est également penché sur les petites annonces en ligne et a contacté plusieurs bailleurs privés. "On me demande trois fois le montant du loyer, c'est impossible pour moi." Reconnu travailleur handicapé - suite à un grave accident survenu il y a une vingtaine d'années - par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), Mohamed touche une pension d'invalidité de 900 euros. Face à l'urgence de la situation, Leila, une de ses amies, a contacté la presse. "Il peut payer son loyer. Quelqu'un doit lui faire confiance. Faire connaître son histoire, c'est peut-être sa dernière chance", conclut-elle.

Stéphanie Marin 

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