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BAGNOLS/CÈZE Covid-19 : un léger rebond au centre hospitalier ce week-end mais aussi l’espoir du vaccin

Le directeur du Centre hospitalier de Bagnols Jean-Philippe Sajus (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le directeur du Centre hospitalier de Bagnols Jean-Philippe Sajus (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

"On est convaincus qu'entre les 28-29 décembre et jusqu'à la dernière semaine de janvier, on va remplir des lits". Depuis quelques semaines, Jean-Philippe Sajus, le directeur du centre hospitalier de Bagnols/Cèze, disait être persuadé de l'arrivée d'une troisième vague. Les indicateurs de cette semaine iraient plutôt dans son sens. 

Avant ce vendredi, seuls trois lits covid étaient occupés au CH de Bagnols. Or, de nombreuses entrées de patients ont été enregistrées pendant le week-end faisant grimpant le taux d'occupation à 18 lits sur 29 ce mardi soir. Un rebond qui demeure moindre qu'au plus fort de la 2e vague mi-novembre où les 39 lits des secteurs haute et basse densités virales "s'étaient quasiment remplis en 48h", rappelle Jean-Philippe Sajus. Mais parmi les patients covid qui été actuellement hospitalisés, figurait une personne âgée de 47 ans qui a fait une décompensation très importante et est partie en réanimation dans un autre établissement.

En effet, le centre hospitalier de Bagnols/Cèze a décidé de suspendre son secteur réanimation jusqu'au 4 janvier. La direction a tenu à ce que les personnels puissent prendre au maximum de congés pendant les fêtes. Les patients qui doivent intégrer la réanimation seront redirigés vers le CHU de Nîmes ou vers le CH d'Alès, suivant le principe de solidarité territoriale. L'établissement bagnolais bénéficie également du soutien des centres hospitaliers de Pont-Saint-Esprit et d'Uzès pour la prise en charge des patients non-covid.

"En Occitanie, dans les départements du Gard et des Hautes-Pyrénées, on a encore une grosse circulation du virus", affirme Jean-Philippe Sajus, qui constate aussi que cette 2e vague "a fait moins de décès". Toutefois, il mise beaucoup d'espoir sur la mise en circuit du vaccin. Les premières doses devraient arriver dès ce dimanche dans les établissements médico-sociaux parisiens. Mais le Gard ne devrait pas être très loin puisque le directeur a entendu que le département serait "privilégié sur la première vague vaccinale".

Une dizaine de résidents des 7 sources autorisée à passer Noël en famille mais sous conditions...

Le "super congélo" capable de stocker les doses devrait arriver au CHU nîmois dans la semaine. À échelle du centre hospitalier bagnolais, les premières injections du vaccin Pfizer seraient à destination des résidents de l'Ehpad et du long séjour des 7 sources ainsi que des professionnels de santé de plus de 65 ans et/ou polypathologiques. Reste le grand travail pour recueillir le consentement des résidents ou de leur famille  Le vaccin doit être administré en deux fois à J-0 et à J-21. Au total, ce serait 27 millions de Français que le Gouvernement projette de vacciner d'ici juin 2021.

En attendant, le centre hospitalier bagnolais est en train de résorber ses clusters au sein de ses personnels : "En imagerie, c'est fini, la médecine c'est clôturée aussi et encore un peu aux urgences", liste le directeur. Les patients aussi sont soumis à des règles strictes pour endiguer la propagation du virus : chaque personne hospitalisée est isolée 5 jours en chambre individuelle, au cas où elle serait contagieuse et pour pallier au phénomène de "faux positifs". Avec interdiction d'être visité par ses proches, mesure en vigueur jusqu'à nouvel ordre. Un test est refait après ce délai de 5 à 7 jours et le résultat va déterminer si la personne peut sortir ou pas.

"S'il y a un afflux aux urgences, on se retrouve vite saturés qu'avec des chambres individuelles, vous comprenez bien qu'on peut vite être pris à la gorge", explique Jean-Philippe Sajus. Il est tout de même rassuré par le fait que bon nombre de cabinets médicaux restent ouverts pendant la période des fêtes et que le centre de dépistage bagnolais est encore en fonctionnement ce mercredi. Quant aux résidents de l'Ehpad des 7 sources, une dizaine a été autorisée à passer Noël avec leur famille. Une sortie exceptionnelle qui se soldera par un isolement de 7 à 8 jours en chambre, sauf si le résident en question a été contaminé par le virus il y a peu et serait protégé a priori par des anticorps. Au pic de la 2e vague, près de la moitié des résidents des 7 sources étaient positifs au covid-19.

Marie Meunier

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