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FAIT DU JOUR Votre ville a-t-elle gagné ou perdu des habitants ?

Les arènes, un écho antique au lourd passé de la pierre et de lhistoire de Nîmes (Photo Anthony Maurin).
Les arènes, un écho antique au lourd passé de la pierre et de lhistoire de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Comme chaque année à pareille époque, l’Insee publie les nouvelles populations officielles des communes.

Ces chiffres, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2021, sont ceux du recensement de 2018. Il s’agit donc de chiffres de la population officielle de 2021, mais d’une photographie de 2018. Ils permettent néanmoins de connaître l’évolution au niveau régional, départemental et communal.

Commençons par la Région : au 1er janvier 2021, l’Occitanie compte 5 885 496 habitants. C’est 40 000 de plus qu’il y a un an (5 845 102 habitants au 1er janvier 2020). Une croissance démographique conforme à sa moyenne depuis cinq ans, et toujours supérieure à la moyenne nationale (+0,7 % contre +0,4 % du niveau national).

Notre beau département du Gard gagne lui aussi des habitants cette année : au 1er janvier 2020, nous serons officiellement 745 458 gardois, contre 744 178 l’année dernière (+0,17 %). Une hausse qui reste toutefois mesurée, inférieure à celle de la Région sur la même période (qui est de +0,69 %).

Nîmes, Bagnols et Beaucaire perdent des habitants

Dans le détail, comment se porte la démographie de nos villes ? Bien dans l’ensemble, même si quelques unes reculent, à commencer par la première d’entre elles, Nîmes. Avec désormais 151 875 habitants, la cité des Antonin perd un millier d’âmes (152 952 habitants au 1er janvier 2020), soit 0,71 % de sa population. Et on commence à y voir une trajectoire, puisque sur les chiffres officiels de 2018 (relevés en 2015), Nîmes comptait 153 889 habitants.

Port de Beaucaire (Photo d'illustration / Objectif Gard)

Toujours au rayon des villes qui baissent, on retrouve Bagnols et Beaucaire, qui sont les seules villes de plus de 10 000 habitants, avec Nîmes, à reculer sur cette fournée. Bagnols perd près de 170 habitants pour passer de 18 600 à 18 428 âmes (-0,92 %), et reste globalement sur une tendance à la légère baisse (18 649 habitants au 1er janvier 2018). Beaucaire perd quant à elle 1,55 % de sa population, et passe sous la barre des 16 000 habitants (15 857 contre 16 107 habitants l’an passé). Là aussi, la tendance reste à la baisse, puisqu’au 1er janvier 2018 Beaucaire comptait 16 269 habitants.

Alès et Saint-Gilles s’en sortent bien

Elle en a perdu pendant longtemps, des habitants, mais plus maintenant : Alès signe une belle progression cette année, et passe de 40 870 à 41 412 habitants (+1,33 %). La tendance est clairement à la hausse dans la capitale cévenole, qui ne comptait « que » 40 733 habitants au 1er janvier 2018.

Alès (Photo d'archives : Élodie Boschet/Objectif Gard)

Alès partage la palme de la progression des villes de plus de 10 000 habitants avec Saint-Gilles, qui gagne elle aussi 1,33 % de population cette année (13 893 habitants contre 13 711 l’an passé). Pour Saint-Gilles aussi, la tendance est à la hausse, puisqu’au 1er janvier 2018, la commune comptait 13 609 habitants.

Les trois autres communes de plus de 10 000 habitants, Villeneuve, Vauvert et Pont-Saint-Esprit, progressent elles aussi, mais plus modestement. Après une phase de baisse, Villeneuve confirme son redressement et gagne 0,43 % de population (12 155 habitants), Vauvert est quasi-stable (11 753 habitants, +0,09 %) et Pont-Saint-Esprit gagne 70 habitants (10 588 habitants, +0,66 %).

L'abbatiale de Saint-Gilles (Photo Anthony Maurin)

Uzès perd un peu

Dans les villes de moins de 10 000 habitants, qui représentent l’écrasante majorité des 351 communes gardoises, on retrouve aussi des hausses et des baisses. Les baisses tout d’abord, plus rares et moins fortes que les hausses, avec par exemple Uzès (-0,56 %), qui avec 8 764 habitants, en perd une petite cinquantaine cette année, suffisant pour se faire doubler par Marguerittes. Le Grau-du-Roi recule aussi (-0,76 %, 8 530 habitants), comme Les Angles (-0,46 %, 8 512 habitants) ou Bouillargues (-0,29 %, 6 440 habitants).

La Tour Fenestrelle d'Uzès (Photo d'archives : Anthony Maurin).

Du côté des Cévennes, citons également la Grand’Combe (-0,39 %, 5 118 habitants) et le Vigan, la sous-préfecture perdant cette année encore une quarantaine d’habitants (-1,04 %, 3 903 habitants). Ces baisses sont à lire différemment : là où le Grau-du-Roi compte aujourd’hui plus d’habitants qu’au 1er janvier 2018 et Bouillargues le même chiffre à 4 habitants près, à Uzès, aux Angles, la Grand’Combe et le Vigan la tendance est clairement à la baisse.

Les petites communes dynamiques

La plupart des communes comprises entre 5 000 et 10 000 habitants sont toutefois à la hausse, et certaines fortement. La palme de la hausse revient à Bellegarde, qui gagne cette année près de 150 habitants (7 357 habitants, + 2,04 %). La tendance à la hausse est très nette à Bellegarde, puisque la commune a gagné un peu plus de 400 habitants entre le 1er janvier 2018 et le 1er janvier 2021.

Aigues-Mortes s’en sort très bien également, avec une hausse d’1,6 %, pour passer à 8 535 habitants. Là, en revanche, la tendance n’a pas toujours été à la hausse au cours des dernières années, mais la commune a bien redressé la situation. Calvisson tire également son épingle du jeu, avec un joli +1,51 % (5 930 habitants) et fait montre d’une trajectoire « à la Bellegarde », avec près de 400 habitants supplémentaires entre le 1er janvier 2018 et le 1er janvier 2020.

Les remparts d'Aigues-Mortes (Photo: Linda Mansouri)

La performance de Milhaud, avec +1,40 % cette année (5 851 habitants, soit 80 de plus que l’an passé), mérite aussi d’être soulignée. Enfin, citons deux nouvelles entrantes dans le club des 5 000 habitants et plus à la faveur de deux belles hausses : Sommières (5 034 habitants, +1,10 %) et Garons (5000 habitants tout rond, +1,13 %).

D’autres communes augmentent moins nettement, mais tout de même. Citons Marguerittes (8 797 habitants, +0,61 %), Rochefort-du-Gard (7 756 habitants, +0,61 %), Saint-Christol-lès-Alès (7 226 habitants, +0,10 %), Manduel (6 967 habitants, +0,84 %), Laudun-l’Ardoise (6 433 habitants, +0,37 %), Aimargues (5 734 habitants, +0,60 %), Roquemaure (5 585 habitants, +0,70 %), Vergèze (5 318 habitants, +0,97 %) ou Saint-Privat-des-Vieux (5 344 habitants, +0,66 %).

Chez les communes de moins de 5 000 habitants, citons Beauvoisin, qui voit sa population augmenter de 2,56 % (4 958 habitants) ou Aubais, qui gagne 2,91 % de population à 2 902 habitants.

Qui sera la commune la moins peuplée ?

Le plus gros pourcentage de hausse est à chercher chez une bien plus petite commune, Campestre-et-Luc, qui passe de 100 à 113 habitants, soit 11,5 % de hausse. Puechredon en gagne 10 % (de 40 à 44 habitants) et Vissec (et son château) 4,9 % (de 61 à 64 habitants).

Le bourg de Revens (Par Père Igor — Travail personnel, CC BY-SA 4.0)

Enfin, le suspense est total concernant la commune la moins peuplée du département : chaque année, Causse-Bégon et Revens, aux confins du Gard et de l'Aveyron, se font la course, et en 2020 c’est Causse-Bégon qui l’avait emporté, avec 20 habitants contre 21 à Revens. En 2021, c’est Revens qui prend la couronne de commune la moins peuplée du Gard, avec 21 habitants, alors que Causse-Bégon en compte désormais 22 (+10 % d’augmentation).

351e commune du Gard en termes de population, Revens compte 151 854 habitants de moins que la première d’entre elles, Nîmes.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Le top 10 des communes les plus peuplées du Gard :

1- Nîmes (151 875 habitants, -0,71 %)

2- Alès (41 412 habitants, +1,33 %)

3- Bagnols (18 428 habitants, -0,92 %)

4- Beaucaire (15 857 habitants, -1,55 %)

5- Saint-Gilles (13 893 habitants, +1,33 %)

6- Villeneuve-lès-Avignon (12 155 habitants, +0,43 %)

7- Vauvert (11 753 habitants, +0,09 %)

8- Pont-Saint-Esprit (10 588 habitants, +0,66 %)

9- Marguerittes (8 797 habitants, +0,61 %)

10- Uzès (8 764 habitants, -0,56 %)

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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Un commentaire

  1. Nîmes perd des habitant?????
    depuis les années 1950 rappelons que Nîmes ne cesse de décroitre. même si sa population a augmenté et qu’elle a tendance à stagner, si on se compare aux villes de même taille et nos voisine, on constate que la décroissance est lente et continue.
    en 1950 Nîmes était la plus grande ville du Languedoc Roussillon, mais c’est sans compter sur le dynamisme économique montpellierain qui supplente Nîmes depuis bien longtemps. on sait même aujour’hui que perpignan est bien plus dynamique. Nîmes est donc passé entre 1950 et 2020 de 1ère ville du LR à 3ème et pour l’occitanie nous ne sommes plus que la 4ème aire urbaine alors en 1950 nous étions la 2nd derrière Toulouse.
    Si on compare les chiffres avec les villes du pourtour méditerranéenne Nîmes est l’une des rare ville a décliner inexorablement alors que l’on sait que le sud est de la France est plutôt dynamique et attractif. Pourquoi Nîmes ne l’est-elle pas?
    Malheureusement si Nîmes conserve quelques bons points elle présente un bilan plus que négatif sur bien des sujets : Sécurité, chomage, Pauvreté, création d’entreprise, fermeture d’entreprise, attractivité, fréquentation touristique ridicule au regard de son patrimoine et son histoire, longueur incroyable pour faire sortir les projets de terre (exmples : 20 ans pour le triangle de la gare pas encore fini et pour 4 malheureux immeubles, Hoche sernam qui rame, mas Lombard qui a 15 ans de retard, Zone d’activité en deséhance comme marché gare, ou Grézan qui peine à touver des entreprises, et parc Georges besse toujours pas fini 30 ans après, difficulté à créer 2 petits malheureuse ligne de trambus, prix de l’immobilier le plus bas du pourtour mediterrannéen (c’est tant mieux pour nos portes monnaies mais pas très revélateur d’un dynamisme) etc…..; à cela si on rajoute une légère baisse de la population qui en regard des autres villes voisines semble pliutot etre catastrophique……
    Le dynamisme économique de la cité des antonins est à l’arrêt et en déclin depuis 1950 sans qu’ aucun politique à ce jour n’a su inverser la tendance.
    Quand allons nous nous reveiller ?
    Quand un vrai sujet avec des chiffres compararés, des bilans secteur par secteur, des dossiers, des interview sur ce phénomène de déclin de notre cité ? peut-être cela aidera nos politiques à se réveiller.

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