Faits Divers

GARD 11 kilomètres de course-poursuite avec les gendarmes pour voir sa grand-mère !

(Photo d'illustration)
(Photo d'illustration)

Impossible de le faire stopper au volant de son bolide. Feux rouges grillés, ronds points à contresens, 150 km/h au lieu de 80. Le jeune conducteur était déjà connu pour des conduites sous l'emprise de stupéfiants.

"Les gendarmes ne savent pas à qui ils ont à faire... Un braqueur, un voyou, un homme recherché et dangereux ? Il faut se mettre à la place des forces de l'ordre à ce moment-là. La situation dans ce genre d'évènement peu rapidement produire un drame avec un accident par exemple à cause de la conduite trop rapide", essaie de convaincre le vice-procureur Antoine Wolff à l'adresse d'un jeune chauffard poursuivi pour "refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter exposant directement autrui à un risque de mort ou d'infirmité".

À la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, un conducteur âgé de 21 ans. Ce dernier affirme : "J'allais simplement voir ma grand-mère et je n'avais pas mon attestation sur moi."

"Tout ça pour une attestation manquante liée aux règles sanitaires et le risque pour vous de prendre 135 euros d'amende", résume le vice-procureur sans trop y croire. Mais peut-être que ce soir-là du 20 mars dernier, le conducteur était sous l'emprise de drogue ou alcoolisé au volant ? "Non, non pas du tout", réplique le mis en cause.

Les gendarmes eux ont été obligés d'arrêter la course-poursuite pour ne pas mettre en péril la vie des autres automobilistes. Ils étaient parvenus à lire la plaque d'immatriculation et trouver ensuite le conducteur a été un jeu d'enfant d'autant que le véhicule du suspect n'était pas déclaré volé. Le jeune conducteur identifié et interpellé, il avait à répondre mercredi dernier de ses actes devant la justice pénale.

Le représentant du parquet a constaté que le permis du chauffard n'avait pas été suspendu par l'autorité administrative et il a demandé que lui soit infligé une peine de 4 mois avec sursis et 9 mois de suspension de permis. Le tribunal est allé en-deçà des réquisitions en punissant le prévenu de 4 mois avec sursis, 500 euros d'amende et une suspension de permis de 2 mois.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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