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GARD La situation jugée « critique » par les acteurs de la filière viticulture

(Photo d'illustration : Anthony Maurin).

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, les Jeunes agriculteurs du Gard, les Vignerons indépendants et les Vignerons coopérateurs Occitanie alertent les responsables politiques sur la situation du secteur de la viticulture.

"La viticulture est la victime collatérale de la situation liée au covid 19", affirment conjointement les quatre organisations professionnelles dans un communiqué de presse.  Elles rappellent que le secteur du vin est le deuxième contributeur à la balance commerciale pour 12 milliards d’euros, "juste derrière Airbus. Également, comme les autres agriculteurs, un vigneron ne peut pas stopper le travail journalier dans son vignoble. Pendant le premier confinement la filière a continué a payé pour 4 milliards de salaires alors que la plupart des autres secteurs d’activité touchées par le confinement étaient en chômage partiel."

En plus d'être fortement impacté par la "taxe Trump" dont la deuxième mouture est entrée en vigueur hier, mardi 12 janvier, l’élargissement de la liste des produits visés par l’administration américaine, le secteur viticole est touché de plein fouet par la crise. Il subit les conséquences de la fermeture des bars, des restaurants et boîtes de nuits, l'interdiction des fêtes familiales ou religieuses, l'annulation des concerts, etc. "Marqué par une récolte 2020 de qualité, les stocks augmentent mais les prix d’achats sont à la baisse pour toutes les appellations. Les viticulteurs ne voient pas le bout du tunnel", s'insurgent les quatre organisations professionnelles.

Des aides économiques en urgence

Et de poursuivre : "Les mesures prises en 2020 ne vont pas suffire : distillation de 2,6 millions d’hectolitres, aide au stockage privé - pour « laisser passer » la crise - et quelques mesures de prises en charge de cotisations ne changeront rien." En ce début d'année 2021, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs aux côtés des Vignerons coopérateurs et des Vignerons indépendants demandent "la mise en place en urgence d’aides économiques notamment pour la relance, dès que cela sera possible, de l’exportation. Les Français ont joué le jeu du local et la filière remercie énormément cet état d’esprit de soutien à une filière lié au patrimoine français. Nous devons reconquérir désormais les parts de marchés à l’international en faisant une grande campagne de promotion dans les pays tiers."

Elles réclament également la prise en charge des cotisations salariales et patronales pour l’ensemble de la filière pour aider la trésorerie des exploitations. Mais soulignent aussi que "la viticulture est la plus touchée par les taxes internationales de toutes sortes. Il est nécessaire de trouver des compensations financières. Le secteur est aussi celui qui est en pointe pour la mise en place de la "haute valeur environnementale" et d’autres cahiers des charges liés à la production et à la protection de l’environnement. Ces efforts doivent être valorisés. Le secteur doit donc être prioritaire pour toute nouvelle batterie de mesures économiques. Question de survie."

Stéphanie Marin

À lire : LE 7H50 de Philippe Pellaton, président d’Inter Rhône : « Les vins français sont otages d’un conflit qui nous dépasse »

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