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PONT-SAINT-ESPRIT Une simulation de centre de vaccination en attendant le feu vert de la préfecture

Un centre de vaccination test a été installé dans la salle des fêtes de la Cazerne ce lundi matin, pour se préparer à une véritable ouverture. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Il a fallu seulement trois heures ce lundi aux agents de la ville de Pont-Saint-Esprit pour monter un centre de vaccination covid test dans la salle des fêtes. Objectif de la démarche : anticiper et être bien préparé lorsque la préfecture et l'Agence régionale de santé (ARS) donneront leur feu vert pour ouvrir un centre. 

Après discussion en cellule de crise, la maire de Pont-Saint-Esprit, Claire Lapeyronie, a écrit au préfet et à l'Agence régionale de santé pour se porter volontaire pour établir un centre de vaccination contre la covid-19 : "Ensemble, nous avons les moyens et la volonté de monter ce centre." Quand elle dit ensemble, elle englobe les professionnels de santé de la ville qui se chargeront des consultations et de l'acte vaccinal, l'association PSE santé, la Ville et ses agents qui assument la logistique et la mise à disposition des locaux et du centre hospitalier spiripontain qui s'occupera du circuit de vaccination avec le CHU de Nîmes et la traçabilité.

Pour l'heure, la préfecture et l'ARS n'ont pas donné leur feu vert pour un centre qui couvrirait le canton de Pont-Saint-Esprit. Aujourd'hui, neuf centres sont ouverts sur le département qui reçoit environ 5 000 doses par semaine. Le but étant que si centre supplémentaire il y a, il puisse avoir assez de doses et pas d'en retirer à un autre centre. Pour l'instant, il n'y en a pas assez. Mais la situation peut vite évoluer, comme le souligne Émilie Marcé, coordinatrice pour PSE santé : "On vit au jour le jour avec une réactivité réadaptée en permanence".

Patrice Souche, responsable de service du bureau de la vie associative, du sport et de la gestion des bâtiments communaux, a expliqué l'organisation de ce centre test selon le principe de la "marche en avant" en suivant un protocole strict. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Le centre test a été aménagé suivant la "marche en avant" : à l'entrée principale, des agents regardent si les personnes ont bien rendez-vous. Elles pourront ensuite remplir un questionnaire pré-vaccinal et ensuite se faire vacciner dans un des quatre boxes. Elles doivent ensuite attendre 15 minutes sur place pour s'assurer qu'elles n'ont pas de réaction. Dans la salle des fêtes, une pièce serait aussi aménagée pour stocker les vaccins et une autre de détente pour les personnels mobilisés.

Du côté de la mairie et de PSE santé, on réfléchit également à des solutions pour éviter la saturation des lignes téléphoniques et du site Doctolib pour prendre rendez-vous. Un travail est mené sur la faisabilité de mettre en place au niveau communal un standard téléphonique tenu par des agents.

Des équipes volontaires suffisantes pour ouvrir un centre une demi-journée par jour

Pour l'heure, les 300 Spiripontains de plus de 75 ans et les autres personnes polypathologiques se rendent dans les centres les plus près à Bagnols/Cèze (qui prodigue 80 vaccins par jour) et à Bourg-Saint-Andéol. "L'intérêt d'ouvrir un centre à Pont, c'est aussi la proximité. On parle de personnes qui peuvent avoir des difficultés de mobilité", soulève la coordinatrice pour PSE santé.

Déjà, les professionnels de santé de la commune s'étaient mobilisés pendant la crise sanitaire pour organiser un drive-test ou encore lors de consultations. Selon Émilie Marcé, des équipes composés de médecins et d'infirmiers pourraient se relayer pour assurer au moins une demi-journée d'ouverture par jour et l'inoculation de 80 doses quotidiennes. "Nous, on a deux médecins volontaires pour renforcer l'équipe médicale de ville", rebondit Daniel Desbrun, directeur du centre hospitalier spiripontain.

Actuellement, le taux d'incidence du virus dans le Gard est en légère progression quoiqu'assez hétérogène. Sur toute la vallée du Rhône, jusqu'à Villeneuve-lez-Avignon, il excède les 210 contaminations en une semaine pour 100 000 habitants. Une donnée qui peut influer sur la répartition des doses de vaccin. Du côté des Ehpad dépendant du centre hospitalier spiripontain, 65% des résidents ont été vaccinés après avoir donné leur consentement. Dans le pourcentage restant, il reste les résidents qui ont contracté le virus il y a moins de trois mois et ceux qui refusent le vaccin.

Marie Meunier

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