Faits Divers

AU PALAIS En référence au « pari de Pascal », l’avocate plaide le « pari de Mustapha »

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Samedi dernier, vers 17h45, dans le quartier Pissevin à Nîmes, les policiers aperçoivent le conducteur d’une Citroën en train de griller un feu rouge. Le chauffard était aussi en train de se griller un joint…

Mustapha s’en veut. Sous contrôle judiciaire, ce jeune homme de 22 ans n’avait pas le droit de conduire le 23 janvier dernier quand les policiers nîmois l’ont interpellé. Il devait encore moins consommer des stupéfiants au volant. Et ce d’autant qu’il est en récidive après avoir été condamné pour des faits similaires en juin 2019.

Avec huit mentions sur son casier judiciaire, le prévenu se défend tant bien que mal : « Je n’étais pas dans mon état (sic) ces derniers temps. Je m’excuse. Je ne veux pas reculer. Je veux aller de l’avant ». Pas trop vite non plus pour ne plus griller les feux de circulation.

À en croire le procureur, Romain Domingues, Mustapha est un jeune homme « qui n’en a rien à faire de rien ». Il s’explique : « Il a actuellement deux contrôles judiciaires en cours dont une affaire dans laquelle il a prêté sa voiture à un ami qui a ensuite tué quelqu’un. Et il reproduit le même comportement », regrette-t-il avant de requérir 18 mois de prison dont 12 avec sursis.

Pour la défense de Mustapha, maître Hélène Mordacq lance un défi au tribunal : « Je vais vous proposer, à l’instar de Pascal (le philosophe, pas le grand frère, Ndlr), de faire un pari. Celui de Pascal était de croire en Dieu. Là, c’est de croire en Mustapha ». Si le tribunal ne peut pas promettre que le « pari de Mustapha » aura la même portée que celui de son illustre prédécesseur, il a toutefois décidé de lui donner une dernière chance en condamnant le jeune nîmois à un an de prison dont la moitié avec sursis et une amende de 300€. Quant à la partie ferme, elle se fera à domicile avec un bracelet électronique. Pari gagnant !

Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

1 commentaire sur “AU PALAIS En référence au « pari de Pascal », l’avocate plaide le « pari de Mustapha »”

  1. Ben voyons, encore une chance, une dernière chance, puis encore une dernière chance et encore et encore, jusqu’à ce qu’il tue quelqu’un. La justice par l’excuse n’a jamais marché. regardez tous ces multi récidivistes !!!!!

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