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COUPE DE FRANCE Jordan Aidoud, milieu défensif de l’OAC : « On joue un peu notre peau »

Jordan Aidoud (1m85) fêtera ses 28 ans en novembre prochain. (Photo Corentin Migoule)
Jordan Aidoud (1m85) fêtera ses 28 ans en novembre prochain. (Photo Corentin Migoule)

Le joueur formé à l’Olympique Lyonnais, arrivé en provenance de Jura Sud (N2) au printemps dernier, espère retrouver l’échelon supérieur avec l’Olympique d’Alès en Cévennes. Milieu récupérateur, pas maladroit quand il s’agit de distribuer les caviars, celui qui adule le joueur qu’était Thiago Motta évoque les ambitions du club, l’impact de la pandémie et la beauté de la Coupe de France, à la veille d’un déplacement couperet sur la pelouse de Panazol (R2) dans le cadre du 7e tour de cette compétition à élimination directe.

Objectif Gard : Les supporters alésiens ont peu eu l’occasion de vous voir jouer cette saison (seulement 2 matches disputés à domicile). Quel type de milieu de terrain êtes-vous ?

Jordan Aidoud : J’ai une bonne qualité de passe, une belle vision du jeu. Je suis un joueur assez simple, je ne vais pas faire soixante touches de balle, ce n’est pas mon jeu. Mon rôle c’est d’orienter le jeu, de l’organiser dans la partie basse du terrain. Je travaille pour apporter plus offensivement, là où je pèche un peu.

Vous avez connu l’échelon supérieur (N2) avec Jura Sud. Le groupe actuel a-t-il la qualité pour jouer à ce niveau ?

Oui il a largement la qualité. On a un très bon effectif avec des individualités vraiment intéressantes. Humainement il y a aussi beaucoup de bonnes personnes, c’est hyper important dans un projet comme celui-ci. Il y a eu beaucoup de recrues cet été et il faut être un peu patient, il faut que la mayonnaise prenne. Ça prend du temps. Il manque peut-être un peu d’expérience car c’est vrai qu’on a beaucoup de jeunes joueurs.

Comment jugez-vous ce début de saison de l’équipe dans ce championnat très serré au sein duquel on a la sensation que tout le monde peut battre tout le monde ?

Ça a été assez fou comme début de saison. Il n’y a pas un écart énorme entre les équipes qui occupent les premières places et celles du bas de tableau. On a dominé pratiquement toutes nos rencontres mais on a eu quelques trous énormes de 5-10 minutes qui ont fait très mal. On travaille depuis plusieurs mois là-dessus pour que ça n’arrive plus.

Sur le plan mental, comment avez-vous vécu cette période de trois mois avec des entraînements mais sans compétition le week-end ?

Il faut réaliser que c’était une chance pour nous de pouvoir nous entraîner. On a été confinés seulement deux semaines et puis le club a fait le nécessaire pour qu’on puisse reprendre. Rien que le fait de renouer avec les liens sociaux, retrouver les partenaires et toucher le ballon pendant que les gens étaient confinés c’est un bonheur. Sur le plan mental c’était compliqué de ne pas avoir la carotte au bout de la semaine de travail mais on a bien bossé, on a été patients, ça a repris et il ne faut pas que ça s’arrête maintenant.

Vous avez d’ailleurs fait preuve de caractère dimanche dernier pour ne pas sortir de la compétition en renversant un match mal embarqué… (L’OAC était mené 2-1 avant de s’imposer 2-3 à Narbonne. NDLR)

On l’avait déjà démontré à domicile contre Toulouse en championnat. À Narbonne il y avait une équipe très solide en face et énormément de vent, c’était compliqué de jouer. Il fallait aussi reprendre le rythme de la compétition car les entraînements ne remplaceront jamais les matches, mais on a su faire preuve de force de caractère. Ça prouve aussi qu’on a une grosse force offensive qui peut faire la différence à n’importe quel moment du match.

Vous jouez ce dimanche à 14 heures à Panazol (Haute-Vienne) et plutôt que de vous imposer un long trajet le jour du match, les dirigeants ont fait le choix d’une mise au vert avec un départ la veille et une nuit à l’hôtel. C’est aussi comme ça qu’est incarnée la volonté du club de se professionnaliser ?

Je me souviens d’un match à Grasse avec Jura Sud où nous étions partis le jour-même. On avait passé l’après-midi dans un parc à attendre l’heure du match et au final on en avait pris deux et on était rentrés le soir-même. À partir de ce jour-là, tous les déplacements que nous faisions occasionnaient systématiquement un départ la veille avec une nuit à l’hôtel. C’est très important, ça nous permet de faire la sieste avant le match et ça fait une très grande différence au moment du match. Ça ne veut pas dire que ça nous assure de le gagner mais ça nous donne plus de chances.

La reprise du championnat de N3 n’a pas encore été actée. Imaginez-vous que ce match à élimination directe puisse être le dernier de la saison ?

On joue un petit peu notre peau avec cette Coupe de France car une défaite et nous serions éliminés. D’habitude il y a le championnat derrière pour rebondir mais là il n’y a rien donc on joue pour gagner et pouvoir rejouer un autre match le week-end d’après. Ça donne une motivation supplémentaire. Tout joueur qui joue la Coupe de France a envie de faire un beau parcours. J'ai vécu ça quand j'avais 17 ans, on avait joué contre Monaco devant 7 000 spectateurs, c'était vraiment magnifique !

Un mot pour vos supporters privés de stade depuis des mois…

On a joué onze matches dont neuf à l’extérieur donc je n'ai pas eu la chance de les voir beaucoup mais leurs encouragements nous manquent. Je les vois sur les réseaux sociaux et je sais qu’ils nous suivent. Qu’ils prennent soin d’eux et qu’on puisse les revoir très vite !

Propos recueillis par Corentin Migoule

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