A la uneActualitésSociété

FAIT DU SOIR Un stage enrichissant en préfecture pour les collégiennes de Romain-Rolland

Ici, les stagiaire au centre opérationnel départemental avec Iulia Suc, à gauche, directrice du cabinet de la préfète, Marie-Françoise Lecaillon (Photo Anthony Maurin).

Iulia Suc, sous-préfète et directrice de cabinet de la préfète du Gard, présidait la cérémonie d’hommage pour la Journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. L'occasion pour des stagiaires d'un collège nîmois de faire un passage par la préfecture.
Elles s'appellent Mallak, Kamelya, Shérazade, Mariam et Imène. Elles sont en 3e au collège Romain-Rolland au Chemin-Bas-d'Avignon. Avec leur principale, Nacera Belkaid, et un prof d'histoire-géo, Nicolas Hymonnet, les cinq jeunes filles ont pu découvrir les arcanes de cette institution.
En stage d'observation une semaine durant et dispatchées à travers différents services préfectoraux, les collégiennes ont pu allègrement profiter de leur cadre temporaire de travail. Dernier après-midi de stage, dernier moment d'émotion avec cette fameuse cérémonie solennelle. Un travail mémoriel pour tisser le fil conducteur de l'histoire avec une volonté de réconciliation et de paix.
Les élèves ont pris part à la cérémonie, ont discuté avec élus et les personnalités invitées avant de descendre dans la crypte pour voir de plus près les noms tombés au champ d'honneur et s'imprégner de cette histore qui est aussi une composante de leur passé.

Dans la cour de la préfecture, les cinq stagiaires : Kamelya, Shérazade, Mariam, Imène et Mallak (Photo Anthony Maurin).

Arrivé en préfecture, l'histoire du bâtiment de l'avenue Feuchères, dont l'architecte était Léon Feuchère (sans le s, eh oui il y a un piège !) a été raconté par Ronald Passet, responsable de la communication départementale interministérielle. L'histoire de la maison, de l'institution, de l'architecture du bâtiment, des arrondissements... Tout y est passé et autant dire que les jeunes ont dû apprendre des choses !
Pour Shérazade, " cette semaine a été très bien ! Je n'avais pas l'habitude. J'ai été très impressionnée mais aussi très fière de vivre cette expérience. Mes parents eux aussi sont fiers ! J'ai découvert des choses, visité l'intérieur de la préfecture. Maintenant qu'il y a la première femme préfète du Gard on a vu que les femmes peuvent faire des choses aussi importantes que les hommes ! "

Pendant le discours de Iulia Suc lors de la cérémonie au monument aux morts, les stagiaires attentives (Photo Anthony Maurin).

Imène, élue représentante des élèves du collège, était en stage avec Yasmine Fontaine, la déléguée de la préfète au Chemin-bas-d'Avignon. " On a vu énormément de choses. On a assisté à des réunions, à des débats et on a rencontré de nombreuses personnes différentes. C'était très enrichissant et tout le monde a été gentil avec nous. J'ai appris pas mal de vocabulaire, je me suis sentie vraiment bien ! "
" Tout s'est bien passé, c'était assez impressionnant, même la cérémonie, raconte Mallak. Mon tuteur, monsieur Étienne, a été merveilleux. Il m'a tout fait visiter dans la Préfecture ! " De son côté, Kamelya avoue que " Ronald et Émeline, du service communication, sont très sympas et ils rigolent tout le temps ! Ça a été vraiment super d'être avec eux. J'ai beaucoup travaillé. J'ai trié des dossiers, fait la revue de presse pour la préfète, préparé la venue de la ministre Moreno... J'ai passé un stage très instructif. "

Une belle discussion entre les stagiaires et les notables du Gard (Photo Anthony Maurin).

Mariam a elle aussi passé de bons moment. " J'ai vu des gens très intéressants et très drôles. Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Ici, on gère énormément de choses. Je ne le savais pas et je prends conscience que la préfecture aide beaucoup de monde et réalise de nombreuses choses pour les Gardois. On a tout fait, je suis trop contente d'avoir pu faire mon stage ici. J'ai pris des notes et des photos ! "
En fin de journée, le passage obligé par le Centre opérationnel départemental a pu montrer aux filles une autre partie des enjeux de la préfecture. " C'est ici qu'en période de crise tout le monde se réunit. " De retour, Iulia Suc discute avec les collégiennes. Elle explique son métier, parle avec des mots choisis et fouille dans son smartphone pour illustrer ses propos. " Vous m'avez vue en uniforme pendant la cérémonie. Vous savez ce que veulent dire les feuilles d'olivier et de chêne que j'avais sur le costume ? Et les symboles de la République, vous connaissez ? "

Au coeur de la crypte, en compagnie de Philippe Maheu, le Dasen du Gard (à gauche) (Photo Anthony Maurin).

Ne connaissant pas son métier quand elle avait l'âge que des jeunes filles, Iulia Suc, 28 ans, ne s'inquiète pas pour elles. Aujourd'hui, deux d'entre elles aimeraient travailler dans la médecine et les autres se cherchent encore. " N'ayez pas peur, osez et ayez confiance en vous ! Soyez curieuses et ouvertes d'esprit " souligne la directrice de cabinet de la préfète avant de leur expliquer son métier, les études qu'elle a dû faire pour en arriver là...
" Après ma terminale, je voulais faire médecine, comme vous, mais je suis entrée à Science Po puis à l'Ena après un an aux USA. Je suis fonctionnaire pendant au moins dix ans. C'est le temps qu'on doit à l'État. Je m'occupe de la sécurité et de la sécurité sanitaire. Je suis tous les jours en relations avec la police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers. Si tout le monde porte le masque dans le département, c'est un peu à cause de la proposition que j'ai soumise au préfet de l'époque. "
S'adressant aux stagiaires, Nicolas Hymonnet, le professeur d'histoire-géographie s'est dit " fier de vous ! Vous êtes toutes capables de faire des choses incroyables ! Merci d'avoir donné une si belle image de l'éducation de vos parents et de notre collège. " La principale, Nacera Balkaid est quant à elle " persuadée que vous allez y arriver car vous êtes cinq filles exceptionnelles! Ça fait peu de temps que je suis à Romain-Rolland mais j'y vois des élèves polis et agréables, loin des clichés des médias. J'ai grand plaisir à venir y travailler. Il y a dans ce quartier des gens intéressés et intéressants. "

Devant de tels interlocuteurs, les stagiaires ont échangé librement, une rareté ! (Photo Anthony Maurin).

Yasmine Fontaine est elle aussi emballée par ce stage et par les stagiaires. " Vous m'avez beaucoup apportée et j'ai été ravie d'être avec vous, des jeunes filles en devenir. Merci pour votre agréable présence et votre entier investissement. On a aimé votre intelligence, vos idées. Vous êtes l'espoir ! "
Il faut dire que pour la première fois la préfecture recevait cinq stagiaires de manière simultanée. Une sacrée expérience partagée mais à renouveler rapidement. L'État a lancé le plan "10 000 jeunes". Dans le Gard, près de 100 jeunes pourront ainsi être accueillis dans le cadre de ce dispositif. Les personnes intéressées peuvent d'ores et déjà envoyer leur demande par mail (plan10000@gard.gouv.fr) en notifiant leurs centres d'intérêt (et si possible avec un CV et une lettre de motivation). Une quarantaine de candidatures ont déjà été reçues mais n'hésitez pas à tenter votre chance, ça vaut le coup !

(Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité