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LE 7H50 Michel De Nays Candau : « Renforcer la sécurité sur Port Camargue en saison »

Michel De Nays Candau, adjoint à la Sécurité du Grau-du-Roi. (Photo Boris Boutet)
Michel De Nays Candau, adjoint à la Sécurité du Grau-du-Roi. (Photo Boris Boutet)

À partir du 1er avril, une brigade nautique de la police municipale exercera sur Port Camargue. Des moyens supplémentaires sont mis à disposition par la ville du Grau-du-Roi pour assurer la sécurité sur la station balnéaire pendant la saison. Michel De Nays Candau revient pour Objectif Gard sur cette réorganisation complète de la police municipale. 

Objectif Gard : Pourquoi avez-vous souhaité créer une brigade nautique de la police municipale ? 

Michel De Nays Candau : Port Camargue est devenu très animé ces dernières années avec un nombre de plaisanciers en forte croissance. Nous avons le premier port de plaisance d'Europe avec 2 240 marinas et 5 113 anneaux. Les activités de plage explosent elles aussi et notamment sur le fameux banc de sable qui attire de nombreux plaisanciers. Cette augmentation globale du trafic entraîne parfois des comportement débridés et une hausse des incivilités dans le port et les marinas. Il faut savoir qu'il est de la responsabilité du maire d'assurer la sécurité en mer à moins de 300 mètres des rivages, et ce sur nos 19 kilomètres de côte. Il nous fallait aussi être plus attentifs à la surveillance du port la nuit. L'idée était d'installer une unité sur place pour éviter les déplacements continuels entre le poste central et Port Camargue afin de gagner en efficacité.

Quels moyens seront affectés à cette brigade ? 

Elle sera composée de cinq policiers municipaux et de quatre assistants temporaires de police municipale (ATPM), autrement dit des saisonniers recrutés et formés par nos services qui seront tous titulaires du permis bateau. L'effectif global de la police municipale passera de 22 à 25 agents pour un coût estimé à environ 200 000 € supplémentaires. La brigade nautique sera équipée de deux embarcations : une légère pour surveiller le port et les marinas et une pour assurer la sécurité sur la bande des 300 mètres, le Virdoule et l'étang du Ponant. Elle aura aussi à disposition deux scooters électriques et des VTT. Il y aura un responsable cette brigade, mais elle dépendra du poste central de police municipal.

Que deviendra cette brigade hors-saison ?

La brigade nautique sera lancée le 1er avril et en service au moins jusqu'à début octobre. Nous souhaitons faire une première expérience de six mois à l'issue desquels les agents retrouveront le poste central de la police municipale. Mais il est aussi possible que cette brigade ait, à terme, une activité à l'année.

La gendarmerie dispose elle aussi d'une brigade nautique au Grau-du-Roi. N'y a-t-il pas un risque de doublon ? 

La brigade nautique côtière de gendarmerie a un territoire très important à couvrir et n'a pas la possibilité d'assurer toutes les missions qui seront celles de la police municipale. D'autant qu'elle est en sursis et devrait bientôt quitter le Grau-du-Roi. Elle aurait d'ailleurs dû être supprimée dès cette année mais l'approche des Jeux Olympiques pour lesquels Port Camargue est base arrière a retardé son départ. D'une manière générale, je tiens à souligner que nous travaillons en excellente collaboration avec la gendarmerie.

Comment la police municipale s'organisera-t-elle pour la saison ? 

Nous avons recadré ses horaires afin d'améliorer la service de proximité. Les patrouilles de nuit étaient jusqu'alors jusqu'à 3 heures du matin. Or, la gendarmerie dispose d'effectifs importants la nuit. Dans le cadre d'une convention avec cette dernière, nous avons décidé de faire débuter l'équipe de nuit 1h30 plus tôt afin de renforcer notre présence en fin d'après-midi, sur un temps où l'activité est très forte. Cette nouvelle organisation supprime les heures creuses et permet d'assurer la sécurité 24 heures sur 24 au Grau-du-Roi.

Vous prévoyez également de renforcer le dispositif de vidéo-protection. 

Nous avons effectivement décidé d'augmenter le nombre de caméras. Depuis 2015, 70 ont été installées sur la commune. Une dizaine supplémentaires fonctionneront d'ici 2024. L'idée est de cibler les points chauds. Le centre de supervision urbain où travaillent dix opérateurs 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 aura prochainement ses propres locaux, plus spacieux, avec un nombre d'écrans en augmentation. Il était très important d'améliorer le confort des agents pour diminuer la pénibilité de leur travail. Cela aura aussi pour effet d'augmenter la surface disponible pour les équipes de la police municipale.

Propos recueillis par Boris Boutet

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