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ALÈS Au LEP cévenol, le rap c’est aussi « pour les meufs »

Clara et Eva enregistrent leur couplet sous les yeux des encadrants. (Photo Corentin Migoule)
Clara et Eva enregistrent leur couplet sous les yeux des encadrants. (Photo Corentin Migoule)

Ce mardi après-midi, les élèves de la classe de seconde FMRC du lycée professionnel privé cévenol ont finalisé le projet "Le rap c'est pas pour les meufs ?" élaboré par l'association Da Storm en partenariat avec la SMAC Paloma.

Puisque le rap connaît aujourd’hui un boom sans précédent et est devenu le genre musical le plus écouté chez les jeunes, touchant par ailleurs toutes les tranches de la société, l'association Da Storm en a fait son outil de travail. Partie du constat qu'en dépit d'une représentation croissante des femmes dans "ce milieu hyper-masculinisé", elles demeurent encore largement sous-représentées, l'association a créé le projet "Le rap c'est pas pour les meufs ?" en 2019.

Le double objectif suivant est poursuivi : sensibiliser les jeunes à l’égalité entre les femmes et les hommes, et valoriser les femmes évoluant dans le milieu du rap, qu’elles soient artistes ou professionnelles de l’industrie du disque. À l'initiative de leur professeure Virginie Ruel, les élèves de seconde FMRC (Famille des métiers de la relation clients) du LEP cévenol ont pris part, pour la deuxième année consécutive, à ce projet soutenu par la SMAC Paloma.

Un projet transversal apprécié

Après avoir été sensibilisée à l'histoire du rap lors d'une première séance, la vingtaine d'élèves a visionné le film Brooklyn. Des mini-débats ainsi que des ateliers d'écriture ont ensuite été menés à plusieurs reprises, avec l'apport de plusieurs intervenants extérieurs dont Zoé, membre de l'association Da Storm, et "Ekloz", une rappeuse montpelliéraine.

"Heureuse" d'amener sa musique autrement et d'assurer "une transmission" à une période durant laquelle elle est privée de concerts, la dernière nommée a apprécié la participation de "tous les élèves, y compris celle des trois filles de la classe qui, si elles étaient un peu en retrait au début, ont pris confiance en elle et ont adoré l'exercice."

Clara et Eva, deux d'entre elles, ont d'ailleurs enregistré leur couplet respectif sous nos yeux et comme des pros ce mardi après-midi, dans une salle de classe aménagée en studio d'enregistrement. Tout au long de ce bloc de travail "hyper stimulant pour les élèves", Virginie Ruel s'est attachée à "intégrer le projet de manière transversale à plusieurs matières dont l'anglais, l'espagnol et les arts plastiques." La fameuse "pluridisciplinarité" si chère à nos enseignants qui a permis à Philippe Gutierrez, professeur de français de la classe concernée, "d'enrichir" son vocabulaire en apprenant "de nouveaux mots grâce aux élèves."

Prochaine étape pour Virginie Ruel et ses élèves - "si la pandémie le permet" -, la participation à un concert. Désormais enregistrés, les couplets des adolescents seront gravés sur CD à l'occasion d'un morceau commun qui n'a pas encore de nom mais qui pourrait aisément s'appeler "En bande organisée, même les meufs sont invitées."

Corentin Migoule

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