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VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON Bernard-Henri Martin veut réhabiliter l’histoire militaire estompée du camp des Oliviers

Bernard-Henri Martin devant l'écusson du 7e génie d'Avignon, qui surplombe le camp des Oliviers (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Pour qui n’a pas l’oeil aguerri, ou un passé sur ce terrain, rien ou presque ne permet de savoir que si le quartier du camp des Oliviers, à Villeneuve, s’appelle comme ça, c’est qu’il n’y a pas si longtemps que ça, il constituait un grand camp militaire. 

En ouvrant un peu mieux les yeux et en se laissant guider par Bernard-Henri Martin, on comprend que le portail à l’entrée du lotissement privé est en réalité ce qui reste des guérites de l’époque, et que sur la colline qui le surplombe et sur laquelle le lycée Jean-Vilar a depuis été bâti trône une table d’orientation et un grand écusson représentant un 7, une ancre et une roue.

Écusson du régiment du 7e régiment du génie d’Avignon, créé en 1894 et dissous en 1984, qui s’entraînait à Villeneuve. Cette histoire, Bernard-Henri Martin, Villeneuvois de naissance et résident du camp des Oliviers depuis 22 ans, entend la faire connaître. « J’y tiens, on ne peut pas l’ignorer », lance-t-il. 

Pourtant, cet ancien assureur n’a pas été militaire sur ledit camp. « Mais Villeneuve vivait avec les militaires. Je suis né ici, on les voyait en permanence et de nombreux appelés sont restés », avance-t-il. Une histoire désormais méconnue, le camp ayant été déserté en 1984 pour laisser la place à des maisons d’abord destinées à des militaires, certains y habitant encore, « puis elles ont été louées à des fonctionnaires de police, à des pompiers, à des agents municipaux », retrace Bernard-Henri Martin

Quarante-et-un copropriétaires  

En 2004, l’armée veut vendre à un bailleur social. « Les locataires ont constitué une association pour racheter, et désormais nous avons 41 propriétaires », s’enorgueillit le Villeneuvois, qui gère le syndic de copropriété du quartier, dont la population s’est diversifiée. Ce quartier, il veille à son entretien, à sa sécurité et donc à son histoire, même s’il comprend que « Villeneuve étant tellement gâtée en termes de monuments historiques que les quelques vestiges du camp des Oliviers n’ont pas une grande importance en comparaison. »

Le quartier du camp des Oliviers est au second plan, derrière le domaine de la Tour. Le tout représente une bonne partie de l'emprise de l'ancien camp militaire (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il n’empêche que Bernard-Henri Martin souhaite signaler le camp des Oliviers, ne serait-ce que parce que « nous avons beaucoup d’anciens militaires qui passent et cherchent l’ancien camp », explique-t-il. Aussi car il compte bien sur le fait que le quartier conserve son nom. Alors lors d’une réunion de quartiers avec la maire de Villeneuve, Pascale Bories, il a récemment proposé l’idée de mettre un panneau à l’entrée du quartier, pourquoi pas sur une des deux guérites. 

« Lors de la réunion de quartier, le maire a indiqué qu’elle trouvait l’idée très bien et que nous allions donner suite à cette demande, indique le cabinet de Pascale Bories. Les services techniques sont chargés de la mise en place de ce projet. » De quoi satisfaire Bernard-Henri Martin, qui aimerait maintenant restaurer l’écusson sur la colline, qui a subi les affres du temps et du vandalisme. Ce sera une autre histoire. 

Thierry ALLARD
thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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