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ALÈS Action « revendicative et festive » menée par les occupants du Cratère au McDo

"On veut du bio pas du McDo" pouvait-on lire sur l'une des pancartes des militants qui ont fait de l'organisation de "flash-mob" une pratique récurrente. (Photo Corentin Migoule)
"On veut du bio pas du McDo", pouvait-on lire sur l'une des pancartes des militants qui ont fait de l'organisation de "flash-mob" une pratique récurrente. (Photo Corentin Migoule)

Ce mercredi, à 12 heures tapantes, le collectif d'intermittents de l'emploi qui occupe la scène nationale alésienne depuis le 16 mars dernier a dénoncé "l'évasion fiscale" et le management "sexiste et raciste" prétendument exercés par un géant de la restauration rapide.

Demain, les intermittents de l'emploi qui ont investi l'enceinte du Cratère d'Alès le 16 mars dernier célébreront leur premier mois d'occupation. Depuis qu'un troisième confinement est en vigueur, ces derniers n'organisent plus leur agora journalière sur le parvis de la scène nationale, mais poursuivent malgré tout leurs multiples combats.

On commençait à avoir l'habitude des "vendredis de la colère" matérialisés par plusieurs opérations "coup de poing", d'abord par une intrusion à l'agence Pôle emploi Alès-Gardon, puis dans deux supermarchés de la capitale cévenole. Cette semaine, le collectif a innové avec une mobilisation "revendicative et festive" menée ce mercredi par une trentaine de membres chez un géant de la restauration rapide dont l'établissement est situé sur le quai du Mas d'Hours, au rond point dit "de la 2x2 voies".

Il était 12 heures tapantes lorsque les intermittents de l'emploi, déguisés pour la plupart, masqués pour certains, et munis de pancartes pour d'autres, ont investi la file d'attente du drive pour tenter d'interpeller une dizaine d'automobilistes interloqués. "L'annulation de la réforme de l'assurance chômage reste notre priorité mais il y a d'autres combats à mener car à l'issue de cette crise sanitaire, ce sont les plus petits qui vont payer pour les gros", a notamment expliqué Victoire, figure emblématique du mouvement.

S'il a pu ralentir pendant un petit quart d'heure l'avancée des clients et la prise des commandes, le collectif n'était "pas là pour empêcher les gens de consommer" mais pour "les sensibiliser pendant qu'ils patientaient avec la distribution d'une soupe gratuite." Un tract dénonçant "l'évasion fiscale" et "le management sexiste et raciste" supposément exercés par le géant américain qui "ne paie pas d'impôts en France" et "se gave pendant que les restaurants sont fermés" leur a également été distribué.

Corentin Migoule

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