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GARD Déménagement de la Banque alimentaire : le dossier entre les mains de la préfète

Dans les locaux de la Banque alimentaire du Gard, au Marché gare de Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)
Dans les locaux de la Banque alimentaire du Gard, au Marché gare de Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Deux mois après la dernière visite du préfet Didier Lauga, sa successeure, Marie-Françoise Lecaillon a rencontré les équipes de la Banque alimentaire du Gard, dans leurs locaux installés au coeur du Marché gare à Nîmes.

Fraîchement débarquée dans le Gard - le 8 mars 2021- la préfète Marie-Françoise Lecaillon arpente le territoire à la rencontre des acteurs qui l'animent. Parmi eux, la Banque alimentaire du Gard. Son président, Joseph Pronesti, a ainsi saisi l'occasion de poser une nouvelle fois sur la table les dossiers qui occupent et inquiètent même ses équipes. Les locaux d'abord, que la préfète du Gard, accompagnée de Véronique Simonin, directrice départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS), a pu découvrir ce mercredi. Joseph Pronesti n'a pas caché sa joie d'avoir pu récupérer l'espace de 300m2 loué à Nîmes métropole et transformé pendant deux ans en garage clandestin.

"Il aura fallu deux ans de procédure, mais nous y sommes arrivés", a commenté le président de la Banque alimentaire. La réappropriation de cet espace accolé à un bâtiment de 660m2, propriété de l'association, était nécessaire pour stocker les palettes de denrées issues des aides européennes, de l'État, des ramasses et des dons. Près de 200 palettes sont entreposées dans l'ensemble des 960m2. Et la place manque encore puisque près de 300 autres attendent de pouvoir entrer. "Il y a bien un local vide que nous souhaiterions occuper pour offrir un meilleur service à nos 80 partenaires. Des négociations sont en cours avec Nîmes métropole", indique Joseph Pronesti.

La préfète du Gard, accompagnée de Véronique Simonin, directrice départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS), a visité les locaux de la Banque alimentaire du Gard ce mercredi. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Une solution provisoire, il le sait bien. Car l'agglo va réhabiliter la totalité du Marché gare. "À court terme, nous allons devoir partir. Je pense que nous avons encore trois ou quatre ans devant nous." Assez de temps donc pour trouver une solution même s'il ne faut pas traîner. Côté budget, les comptes sont faits. La Banque alimentaire prévoit l'achat d'un bâtiment de 1 500m2 pour un montant, selon les prix du marché, compris entre 1,5 et 2M€. Elle pourrait en financer une moitié, reste à trouver les aides pour la seconde. L'association qui aide près de 30 000 personnes par an, a déjà des vues sur un bien, la casse auto située à l'aérodrome de Courbessac à Nîmes. Les discussions sont en cours et Joseph Pronesti sollicite l'aide de l'État, de la Région, du Département, de la Ville de Nîmes et Nîmes métropole, pour avancer sur ce dossier. Le président et ses équipes n'excluent l'option de la construction, "pourquoi pas sur la zone de Grezan, mais dans ce cas-là, le projet devra être échelonné." Marie-Françoise Lecaillon et Véronique Simonin ont bien pris note de toutes ces bonnes volontés.

Joseph Pronesti, le président de la Banque alimentaire du Gard. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Autre inquiétude, la ramasse. "Au premier trimestre 2021, le nombre de produits frais collectés dans les supermarchés a baissé de 30%. Et si cela continue ainsi, cela fera 200 tonnes en moins sur les stocks." La cause : les opérations à prix soldés des produits dont la date de péremption est proche. Alors les équipes de la Banque alimentaire du Gard s'adaptent et trouvent des solutions pour s'approvisionner. Joseph Pronesti rencontrera prochainement le président des arboriculteurs d'Occitanie pour mettre en place une convention. Ce n'est pas sûr, au vu des conditions climatiques, qu'elle soit très fructueuse. En ce qui concerne, les laitages, la BA 30 s'appuie sur l'antenne toulousaine et va même jusqu'à acheter des produits pour pallier au manque. "Pour la viande, c'est beaucoup plus compliqué. Mais on va y arriver, on trouvera des solutions", a assuré le président. L'an dernier, la BA 30 avait bénéficié d'une aide exceptionnelle de 140 000€ de la part de l'État. "Une aide similaire cette année pourrait nous permettre de vivre sereinement". Le message est passé.

Stéphanie Marin

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