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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

 

En politique, la famille c'est sacré. Que l'on soit en phase ou pas avec les prises de position de son parti, le plus important c'est l'étiquette. Mais dans le Gard, on a déjà eu quelques exemples d'écarts plus ou moins assumés avec cette ancienne pratique. Par opportunité, souvent, quelques élus s'amusent à passer d'un camp à l'autre. Et puis quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient, ils n'hésitent pas à faire le chemin inverse. Et puis vous avez ceux qui ne se sentent plus en phase avec leur mouvement. Les convictions trop en décalage. Et qui, à ce moment là, prennent leur courage à deux mains pour envoyer à la figure la corbeille de la mariée. Mais il y a aussi ceux qui se sentent rejetés par leur propre mouvement. Qui ont le sentiment que tout est fait pour les faire sortir de la matrice. Impossible d'évoluer, de faire rayonner leurs propres idées. Ils s'accrochent, espérant un jour que les anciens avec leurs vieilles idées finiront par quitter la vie politique par force. Et puis il y a le Parti socialiste. Dans le Gard, on peut même dire que l'histoire du mouvement co-fondé par Jean Jaurès n'a jamais été un long fleuve tranquille. Ce dernier disait d'ailleurs "Le socialisme est l'affirmation suprême du droit individuel. Rien n'est au-dessus de l'individu." Denis Bouad, le sénateur du Gard et ex-président du Département semble avoir pris cette déclaration de l'intellectuel français au premier degré. Il n'a jamais voulu participer à quoi que ce soit dans son parti quand il n'était pas d'accord. Même aux élections internes pour le Sénat, il a passé son tour. Et à la fin, c'est quand même lui qui a été soutenu par Paris. En 2017, il a fait mieux. Aux Législatives, il a carrément soutenu ses amis, Françoise Dumas et Olivier Gaillard, ex-socialistes passés chez Macron. Et il a assumé. L'amitié avant le parti. Personne n'a moufté. En 2020, c'est Jérôme Puech qui a fait rire tout le monde. S'associant avec le rocambolesque Daniel Richard au lieu de faire un ticket avec le communiste Vincent Bouget, devenu depuis le principal opposant du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Les socialistes n'ont eu que les yeux pour pleurer. Ils ne représentent plus rien au conseil municipal de la première ville du Gard. Et en 2021, le meilleur semble à venir. Le PS a fait le choix de ne pas soutenir la présidente sortante, Françoise Laurent-Perrigot sur son canton de Quissac. Pourquoi ? Car elle-même se moque bien de son parti en décidant de s'associer avec le "traître" Olivier Gaillard. Sage ou calculatrice, elle a même décidé de sortir de l'accord d'union historique pour les Départementales. Oui, vous avez bien lu, elle préfère ne pas être au centre de l'accord entre tous les mouvements de Gauche y compris les insoumis qui boudaient jusque-là tout compromis. Donc à Quissac, ce sera sans étiquette. Mais par contre, si la Gauche gagne en juin prochain, et bien, les socialistes n'hésiteront pas à soutenir Françoise Laurent-Perrigot pour lui permettre de retrouver le perchoir. Vous avez le sentiment qu'on se moque du monde ? Complètement ! Mais après tout, on a les politiques qu'on mérite ! Finissons ce dimanche par cette déclaration de Jean Jaurès, qui en 1914, après le succès aux élections législatives de la SFIO déclarait que cette victoire était le fruit de la netteté de son attitude, de la précision de son programme et de l’unité de sa pensée. Quelques-uns devraient franchement s'en inspirer...

La colère de Chapon ! Il ne se met pas en colère tous les jours le maire d'Uzès mais cette semaine, son sang n'a fait qu'un tour quand il a appris que son adjointe Muriel Bonneau, en charge des Affaires sociales avait été rétrogradée sur la liste des Régionales 2021 dans le Gard. Prévue en 4e position, Christophe Rivenq, en charge de la constitution pour le département avec Aurélien Pradié, la tête de liste Les Républicains, n'a pu faire autrement que de lui proposer la 10e place pour respecter à la fois la présence historique du Gard Rhodanien et la place dédiée au partenaire UDI. Refus catégorique de Chapon et de Muriel Bonneau. Sans retour en arrière, il y a de grandes chances que dans l'Uzège, Carole Delga fasse un gros score. En même temps ce n'est pas Fabrice Verdier, président de la communauté de communes du Pays d'Uzès, qui va s'en plaindre. Lui qui sera en haut de la liste des Régionales de la présidente sortante.

Les murs ont tremblé à la mairie de Nîmes. Un autre premier édile était en colère en début de semaine, c'est Jean-Paul Fournier. À 75 ans, le maire de Nîmes doit absolument se ménager et ne pas se contrarier. Il y a peut-être un remède : ne pas recevoir Laurent Burgoa dès le début de semaine ! Le sénateur Les Républicains est venu annoncer la bonne nouvelle à l'édile. Sur les affiches de campagne pour les Départementales, il a prévu de coller tous les logos des partis unis. LR bien sûr mais aussi UDI. Enfin, pas sur le canton 1 puisque Julien Plantier fera face au président des centristes dans le Gard, Thierry Procida. Refus absolu de Jean-Paul Fournier qui a même mis la pression à Laurent Burgoa. Sauf que ce dernier ne fait qu'appliquer une consigne nationale. Et sur les dispositifs de propagande, il faudra bien évidemment mettre en perspective l'union de la Droite et du Centre. Que nenni pour le locataire de la rue Dorée. Ce sera majorité municipale un point c'est tout. On est à deux doigts de penser que Jean-Paul Fournier serait bien mieux chez les socialistes (voir plus haut). Et puis Jean Jaurès et Karl Marx, c'est plutôt raccord !

Laisse faire ! Le futur stade des Costières de notre très cher Rani Assaf n'a pas fini de faire couler de l'encre ou de prendre de la bande-passante, c'est selon. Après avoir alerté la Ville, la préfecture et qui pouvait lui rendre service à Nîmes, Rani Assaf s'est même tourné vers Franck Proust, le président de Nîmes métropole qui a apporté sa contribution en facilitant un rendez-vous entre le président du Nîmes Olympique et le conseiller "sport" d'Emmanuel Macron. Ce qui d'ailleurs a passablement agacé Jean-Paul Fournier qui l'a fait savoir à l'intéressé. Comme expliqué la semaine dernière, l'enjeu porte surtout autour de la menace de la Ligue nationale de football (LNF) d'une rétrogradation administrative si l'actuel stade des Costières n'était pas mis en conformité d'ici le 30 juin prochain. Mais les doutes sont permis sur cette inquiétante nouvelle. Et pourrait se retourner contre le club aimé de tous les Nîmois. D'abord parce qu'à la Ligue, on n'a pas hésité à appeler un certain David Tebib, président de l'Association nationale des ligues sportives professionnelles, qui inclut donc la LFP, pour lui donner la réalité de la situation du stade actuel qui n'est pas si catastrophique a priori. Ensuite, parce qu'à la préfecture du Gard, la pression politique semble avoir contrarié la nouvelle préfète qui pourrait décider de refiler le bébé à la préfecture de région. Mais celui qui pourrait mettre tout le monde d'accord, c'est le premier adjoint au maire de Nîmes, Julien Plantier. Il participera jeudi prochain à une visioconférence avec la Ligue de football pour en savoir plus. En attendant, l'instruction du dossier du stade provisoire et du futur stade se poursuit... À son rythme.

Le flop du PRG ! Les négociations entre les neuf partenaires de Gauche, pour aboutir à un accord aux élections Départementales, ont été longues. Très longues. Au cours de l'ultime réunion mercredi soir, le Parti radical de Gauche (PRG) a bien tenté de sauver l’investiture, qui lui été promise, sur le canton de Redessan. En vain… Le candidat que le parti avait retenu a préféré jeter l’éponge. La raison ? L’absence de binôme femme. Certains partis politiques ayant lâché le terrain, difficile de s’improviser candidat à la dernière minute. D’autant que la maire de Redessan, sur qui misait une partie de la Gauche, a choisi une autre option (lire ci-dessous). Tentant le tout pour le tour, Monique Novarreti est tombée bien bas, en publiant un étrange statut Facebook : « Je recherche des personnes résidant sur le canton de Redessan ». À moins que la conseillère régionale aient l'idée de monter un club de foot ?

Un prof de l’ENA à Redessan. L’École nationale d’administration étant condamnée à la fermeture, certains professeurs vont avoir du temps libre. C’est peut-être le cas d'Aurélien Colson. Adjoint de Redessan, le quinquagénaire est aussi coordinateur des enseignements de négociation à l’ENA. Ce dernier vient d'accepter d’être suppléant du candidat centriste Gérard Blanc sur le canton de Redessan pour les Départementales. Une manière pour la maire de la commune, Fabienne Richard, d’adouber le tandem de Droite. Malin, quand on veut bien s'entendre avec son président d'Agglo et secrétaire départemental Les Républicains du Gard..

Christophe Serre, nouvelle diva de la Gauche ? On connaît les caprices de star du sénateur PS Denis Bouad. On découvre aujourd'hui les désirs désinvoltes du conseiller départemental de Pont-Saint-Esprit. Lors des négociations de la Gauche aux départementales, les partenaires se sont divisés sur les suppléants du binôme Serre/Bergeri. Il s’agit de l’adjointe à Pont-Saint-Esprit, Christine Clerc, et de Benoît Trichot, maire de Montclus. « Ce sont tous les copains de Jean-Christian Rey, président La République en marche de l’Agglo du Gard rhodanien ! », a pesté le PRG. Par texto, Christophe Serre a expliqué que si ses suppléants ne convenaient pas, il pouvait - comme le canton de Quissac - sortir de l’accord ! Mais n’est pas Françoise Laurent-Perrigot qui veut… Finalement, ses suppléants ont été validés avec l’espoir qu’un membre du PRG ne décide pas, au dernier moment, d’entrer sur scène.

Régionales : le docteur Bons raccroche. Numéro deux de la liste des Régionales 2015 conduite par Damien Alary, Françoise Bons était l’incarnation de la société civile. Encartée dans aucun parti, la cheffe du service radiothérapie de l’hôpital de Nîmes a choisi d’obéir au serment d’Hippocrate plutôt que s'inféoder aux doctrines politiques. Une attitude très tendance depuis la Présidentielle 2017… Un communiqué devrait être publié cette semaine, dans la foulée de la présentation de la liste gardoise de la présidente socialiste Carole Delga, pour les Régionales des 20 et 27 juin.  

Vincent Terrail-Novès dans le Gard. Le maire de Balma (Haute-Garonne), conseiller régional et vice-président de Toulouse Métropole est le candidat pour La République en marche, le MoDem, Agir, pour les Régionales. Il sera de nouveau dans le département le 4 mai prochain pour officialiser la tête de liste dans le Gard, Jérôme Talon. Reste à savoir où le candidat se déplacera. Après Bagnols/Cèze, il y a de grandes chances qu'il vienne à Nîmes. L'occasion de rencontrer les forces militantes et mettre un visage sur un nom inconnu jusque-là dans le Gard.

Le RN sur tous les fronts. Dans le Gard, le Rassemblement national veut sortir l’artillerie lourde pour les Départementales de juin prochain. Il faut dire que dans le département, le RN fait depuis longtemps des scores élevés. Cette semaine, les équipes de campagne se sont déplacées dans presque tous les cantons pour présenter leur candidat. Une opération flash dans l’espoir de ne pas faire pschitt comme en 2015 où au second tour, le RN s’était fracassé contre le mur du front républicain. Pour les Régionales, c’est pareil, la tête de liste Jean-Paul Garraud a l’intention aussi de passer en revue le Gard pour aller chercher les électeurs avec les dents. À quelques mois de la Présidentielle, tout ce qui aura été pris ne sera plus à prendre. D’ailleurs, cette élection suprême semble être l’objectif central des équipes Le Pen. Qui profitent de la moindre occasion et du moindre drame en France pour prendre la parole quand on veut bien la leur donner. Nouvelle illustration à 13 heures ce dimanche où le maire de Beaucaire et porte-parole national du parti d’extrême-droite, Julien Sanchez, sera interrogé par les équipes de TF1. Non pas pour parler de la 4e commune du Gard, pensez-vous ! mais pour s’en prendre à bras raccourcis à Emmanuel Macron responsable de tout et de n’importe quoi. L’opération de dédiabolisation de l’ex-Front national est en marche. Celle de l’humilité et de la responsabilité est encore loin...

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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3 commentaires

  1. Madame le Maire de Redessan adouberait donc Messieurs BLANC et COLSON dans leur candidature aux départementales, alors que :
    – Monsieur BLANC était son opposant lors des précédentes élections départementales
    – le colistier de Madame RICHARD était Monsieur PEDRO, considéré par Wikipedia comme socialiste
    – Monsieur BLANC revendique plutôt une étiquette UDI, et que sa colistière en 2015 était Madame DHERBECOURT était elle-même ouvertement plus proche des LR
    – Monsieur COLSON était conseiller au cabinet du Premier Ministre entre 1999 et 2002, lorsque le Premier Ministre était…. Lionel JOSPIN,

    Le grand gagnant serait-il Monsieur MACRON, qui voulait nous débarrasser de toutes ces étiquettes inutiles ?

  2. Concernant le canton de Quissac, sorti de l’accord des partis de gauche : si j’ai bien compris le binôme sortant se présentera sans étiquette, donc il n’est pas soutenu par les partis de gauche mais ces derniers ne présenterons personne pour représenter la gauche…. salades de politicards… vous nous prenez pour des abrutis et peut être con va jouer aux abrutis…

  3. Nous savons que lorsque le R.N est aux manettes, les habitants sont en grande majorité satisfait. Julien Sanchez, maire de Beaucaire, cité dans l’article en est l’exemple. Dans le Gard le R.N présente des candidats dans les 23 cantons, l’occasion pour les électeurs de se mobiliser pour battre la gauche, ses extrêmes et les écolos qui dérivent dangereusement dans ce que l’on appelle : l’islamogauchisme, avec les conséquences que l’on sait de Strasbourg à Poitiers en passant par Lyon.
    Dans le Gard, l’extrême gauche dirige le conseil départemental par le choix des élites L.R qui se sont couchées devant Bouad puis Laurent Perrigot alors que nous pouvions la virer.
    Les 20 et 27 Juin les électeurs auront l’occasion de dire leur ras le bol de ces « combinaziones » politiciennes en votant massivement pour les candidats du Rassemblement National.

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