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NÎMES Les occupants de Paloma défilent en musique en centre-ville

Le cortège est parti du parvis de la Maison Carrée (Photo Corentin Corger)
Avant de partir, les intermittents ont déployé ce message du haut du Carré d'Art (Photo Corentin Corger)

Une cinquantaine de personnes a manifesté ce samedi matin en centre-ville de Nîmes. Il s'agit en grande majorité d'intermittents du spectacle qui occupent la salle de Paloma, ils ont défilé en musique jusqu'à la préfecture. 

Depuis le 13 mars 2021, une centaine de personnes issue du monde de la culture occupe la scène de musiques actuelles Paloma de Nîmes. Sous le nom du collectif "Cultures en Luttes", ils ont manifesté ce samedi matin suite à l'appel national lancé par tous ceux qui occupent des lieux culturels. À Nîmes, une cinquantaine de personnes s'est rassemblée dont Vincent Bouget, élu d'opposition à la ville de Nîmes et qui apparaît dans toutes les luttes actuellement.

Une mobilisation qui fait suite à la rencontre le 11 mai dernier entre le Conseil national des professions du spectacle (CNPS) et les ministres Élisabeth Borne, ministre du Travail et Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, qui ont présenté les mesures prévues en faveur des intermittents du spectacle à compter du 1er septembre 2021. "Les réponses sont loin d'être satisfaisantes. On souhaite le report de l'année blanche pour les intermittents c'est à dire de leurs indemnités chômage à partir de la reprise entière des activités culturelles. Quatre mois ce n'est pas suffisant", reproche Alexandre Cussey, porte-parole du collectif.

Un report a pour l'instant été annoncé jusqu'au 31 décembre 2021. L'autre revendication concerne les fonds annoncés par le gouvernement. En plus des 20 M€ annoncés en mars 2021 pour le soutien aux équipes artistiques les plus fragiles, aux résidences d’artistes et aux jeunes diplômés, trois dispositifs d’aide à l’emploi bénéficieront de moyens complémentaires à hauteur de 30 millions d’euros. "On est loin des 500 M€ qui nous paraissent nécessaires. Cela représente 400 € par intermittent, c'est trop faible", poursuit Alexandre. Enfin, les intermittents demandent clairement et simplement l'abandon totale de la réforme de l'assurance chômage prévue pour le 1er juillet.

Le collectif réclame aussi un véritable plan détaillé dans le cadre du soutien aux acteurs du monde de la culture. Des occupants qui continuent de se retrouver à Paloma malgré le déconfinement progressif. "On prend en compte la reprise de l'activité donc on ne veut pas interférer. Mais on y est, quand on peut. On se réunit au Patio pour des assemblées générales ou des temps de travail", conclut Alexandre. Parti depuis la Maison Carrée, le cortège a ensuite déambulé en centre-ville en passant notamment devant le théâtre avant de terminer son périple devant la préfecture. Certains intermittents y retourneront mardi pour déposer leurs doléances auprès du cabinet de la préfète.

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