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FAIT DU JOUR Une exposition dédiée au culte impérial, une première en France

Le musée de la Romanité (Photo d'illustration : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Et c'est au musée de la Romanité à Nîmes, que cette exposition exceptionnelle réalisée en collaboration avec le musée du Louvre et intégralement consacrée au culte impérial, est présentée jusqu'au 19 septembre.

Un partenariat de longue haleine s'est établi entre le musée de la Romanité et le musée du Louvre, surtout sur le plan scientifique et l'échange des connaissances. Des liens entre les équipes scientifiques qui se sont concrétisés par la signature d'une convention il y a plus de deux ans entre les deux entités, pour le prêt d'une première oeuvre dans les collections permanentes, un togatus.  "La première pierre de cette exposition temporaire sur le culte impérial, jamais traité en France", se satisfait Fabrice Cavillon, directeur du musée de la Romanité.

Jean-Luc Martinez, le directeur du musée du Louvre, a participé à l'inauguration de l'exposition "L'Empereur romain, un mortel parmi les dieux" au musée de la Romanité à Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Car en plus de célébrer la réouverture des lieux culturels mercredi dernier, soit le 19 mai, le mastodonte nîmois a enfin pu lever le rideau sur l'exposition temporaire "L'Empereur romain, un mortel parmi les dieux", initialement prévue l'an dernier. 150 oeuvres ont ainsi été rassemblées et retracent les origines du culte impérial, pratique instaurée par le premier empereur de Rome, Auguste, au Ier siècle avant Jésus-Christ. Parmi ces oeuvres, une soixantaine appartient aux collections de Nîmes, dont plus de la moitié n'a encore jamais été présentée au public, trente ont été prêtées par le musée du Louvre.

"Rendons à Cesar, ce qui est à Cesar"

Son directeur, Jean-Luc Martinez, était présent à Nîmes, jeudi dernier, lors de l'inauguration de cette exposition. "Vous y verrez des choses très variées dont ce qui est le plus étonnant, le plus spectaculaire : les grands reliefs historiques romains qui n'ont pas été vus, même à Paris, depuis les années 70. Ils ont en grande partie été restaurés pour les prochaines présentations au musée du Louvre." D'autres musées français et italiens ont également apporté leur pierre à l'édifice dont le musée Saint-Raymond de Toulouse ou encore et entre autres, le musée NarboVia de Narbonne.

"Mais rendons à Cesar, ce qui est à Cesar. Le travail scientifique ainsi que le travail de production d'exposition ont été réalisés par l'équipe de Nîmes. Nous avons aidé à l'accouchement mais nous ne sommes pas la mère", a tenu à souligner Jean-Luc Martinez. Et de poursuivre : "Ici, ce projet d'exposition était très pertinent parce que Nîmes, avec la Maison Carrée ou le Temple de Diane... Les gens ne savent pas quelle était leur fonction dans l'Antiquité. Pour autant les spécialistes eux savent que cela est lié au culte impérial. Le sujet ne pouvait être fait qu'à Nîmes."

Ce fragment de relief appartenait au décor d'un important édifice public de Rome. Fortement restauré, il évoque simultanément, deux étapes successives du sacrifice public. Cette oeuvre est prêtée par le musée du Louvre. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Le directeur du musée du Louvre ne s'est pas rendu seul à la cité des Antonins. Il était accompagné de ses équipes, celles-là même qui travaillent sur la transformation des salles du département des antiquités grecques et romaines du Louvre. "On vient apprendre notre métier en voyant ce qui a été fait à Nîmes. C'est un des musées les plus modernes en matière de présentation et de scénographie des collections d'antiquités romaines et notamment des fragments d'architecture et des inscriptions. La muséographie change. C'est aussi cela le partenariat, ça va dans les deux sens", a commenté Jean-Luc Martinez.

Deux reliefs prêtés par le musée du Louvre ouvrent l'exposition dédiée au culte impérial présentée par le musée de la Romanité jusqu'au 19 septembre. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

L'exposition "L'Empereur romain, un mortel parmi les dieux" est à découvrir jusqu'au 19 septembre 2021 au musée de la Romanité. Pour en savoir plus sur la programmation culturelle liée à cet événement, cliquez ici.

Stéphanie Marin

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