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RÉGIONALES Les colistiers gardois de Carole Delga affûtent le programme économique

Jalil Benabdillah, Aurélie Genolher et Henry Brin ont rencontré des dirigeants d'entreprise (Photo Corentin Corger)
Jalil Benabdillah, Aurélie Genolher et Henry Brin ont rencontré des dirigeants d'entreprise (Photo Corentin Corger)

Ce jeudi, accompagnés de Nadia Pellefigue, vice-présidente à la Région en charge du Développement économique, Fabrice Verdier, Aurélie Genolher, Jalil Benabdillah, Henry Brin, présents sur la liste "L’Occitanie en commun" de Carole Delga pour les élections régionales des 20 et 27 juin, se sont entretenus avec des chefs d’entreprise pour connaître leurs attentes en matière d’économie.

À deux semaines du premier tour, la campagne bat son plein en vue des élections régionales. Pour peaufiner son programme économique "avec les citoyens", Carole Delga veut connaître les avis et attentes des principaux concernés : les entreprises. Ainsi, ce jeudi, une réunion d’échanges sur le projet économique régional s’est tenue en compagnie de personnalités gardoises représentatives du monde de l'entreprise (Leader Occitanie, Gard Entreprises), de l'artisanat, du commerce et des réseaux économiques.

Pour cette rencontre, Nadia Pellefigue, vice-présidente à la Région en charge du Développement économique, était présente en visioconférence tout comme Fabrice Verdier, conseiller régional sortant. Une réunion qui s’est déroulée au sein de l’entreprise alésienne DTech, expert des poudres fines, dont le directeur, Jalil Benabdillah, figure sur la liste de Carole Delga. Aurélie Génolher, conseillère régionale sortante, et Henry Brin, président de la chambre de métiers et de l’artisanat du Gard, tous deux également engagés aux côtés de la présidente sortante, s’étaient déplacés.

La question de la trésorerie et le remboursement du Prêt garanti par l’État sont au cœur des préoccupations. "C’est pour cela que l’on prévoit la création d’un fonds anti-faillite de 100 M€ avec la participation des assureurs pour protéger l’emploi et les PME de la dette liée au covid. Certains entrepreneurs nous disent clairement qu’ils n’ont pas l’argent pour rembourser le PGE !", détaille Nadia Pellefigue qui présente la mesure phare du programme économique de Carole Delga. Depuis l’entrée en vigueur de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République ), le soutien financier apporté aux entreprises fait partie des compétences exclusives des Régions.

Transition écologique : 10 écoles de formation dont une dans le Gard

Ce qui est également ressorti des échanges, c’est l'idée d’augmenter l’attractivité du territoire pour attirer de nouveaux travailleurs par la qualité des infrastructures, les lycéens pour la Région et lutter contre les déserts médicaux en créant davantage de maisons de santé. "On peut concilier économie et écologie. La crise sanitaire traduit des mutations profondes et la relance ne se fera pas sur le modèle d’avant. Le pacte vert (green new deal) est l’avenir de notre territoire avec un soutien à la filière industrielle. Dans le nucléaire et l’aéronautique on doit faire différemment, avec des formations adaptés", explique Nadia Pellefigue.

Ainsi, Carole Delga veut créer 10 écoles de formation aux métiers de la transition écologique dont une est prévue dans le Gard. Elle prévoit également 100 000 "emplois de demain" à pourvoir dans l’hydrogène vert, l’éolien, le bâtiment durable et les constructions de logements en matériaux végétaux. "Il faut que l’économie soit conditionnée par des impacts environnementaux et sociaux positifs", résume Nadia Pellefigue. Actuellement les entreprises du bâtiment sont concernées par une crise mondiale en termes d’approvisionnement avec une pénurie de matières premières, notamment sur le bois et l’acier. Et pour les quelques stocks disponibles, les prix flambent en raison aussi aussi d'une spéculation des États-Unis et de l’Asie.

Jalil Benabdillah s’est lui exprimé sur les enjeux concernant spécifiquement le Gard : "On a une problématique d’accès routier et de foncier disponible. On a un goulet d’étranglement à certains endroits." Pour notre département, la liste "L’Occitanie en commun" a d’autres projets comme "le développement en écomobilité avec des projets structurants pour désenclaver le bassin d’Alès et l’engagement de rouvrir deux lignes majeures : sur la rive droite du Rhône et Alès-Bessèges", complète Fabrice Verdier. Une équipe qui va multiplier les réunions de ce type sur d’autres départements pour poursuivre cette grande concertation populaire.

Corentin Corger

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