A la uneActualitésBeaucaire

FAIT DU JOUR L’atelier du traiteur Gus détruit par un incendie : « J’ai perdu la moitié de ma vie »

Le 30 mai dernier, un incendie s'est déclaré dans l'atelier de Franck Justamond alias Gus, à Beaucaire. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Le 30 mai dernier, un incendie s’est déclaré à l’intérieur du bâtiment où Franck Justamond surnommé Gus, avait installé son atelier de traiteur. Depuis, le quinquagénaire est sans activité et en attente de l’expertise pour évaluer le montant des dégâts.

Près d’un mois après le sinistre, l’odeur de suie est encore bien présente dans le bâtiment vide, plongé dans la pénombre. L’atmosphère y est lourde. Quelques étagères en plastique, en partie déformées par la chaleur, ont été entreposées à l’entrée en attendant d’être chargées dans la benne à ordures.

Tout le reste, le matériel de cuisine, de pâtisserie, les appareils électriques et numériques, etc., est stocké dans la cour en attendant la visite des experts. Une épaisse couche de particules noires recouvre chacun de ces objets qui se trouvaient à l’intérieur de la bâtisse au moment où l’incendie s’est déclaré.

Le 30 mai dernier, un incendie s’est déclaré dans l’atelier de Franck Justamond alias Gus, à Beaucaire. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

C’était le 30 mai dernier, Gus, 53 ans, s’en souvient, « c’était le jour de la Fête des mères« . Le traiteur venait d’honorer la commande d’un client, une fideuà qui a quitté son atelier situé le long du quai de la paix à Beaucaire, un peu avant 14h. « J’ai fermé le portail puis j’ai fait deux paniers de vaisselle à la main« , se remémore-t-il. Pour rejoindre son domicile, Gus n’a qu’une porte à franchir.

« Une épaisse fumée noire s’est engouffrée dans la maison »

« J’ai rejoint ma compagne. Nous nous sommes installés devant la télévision. Au bout de quelques minutes, ça a disjoncté. J’ai d’abord cru à un problème électrique, sans plus. Ma compagne a contrôlé le compteur, mais rien n’avait bougé. » Le quinquagénaire s’est alors dirigé vers son atelier. « J’ai d’abord senti une odeur de fumée. Puis en ouvrant la porte, ça a fait un appel d’air et une épaisse fumée noire s’est engouffrée dans la maison. »

Tout le matériel du traiteur a été détruit. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

L’intervention rapide des sapeurs pompiers a permis d’éviter la propagation du sinistre à l’habitation attenante à l’atelier du traiteur. L’incendie serait due à une défaillance électrique. « Il n’y a pas eu de flamme, juste de la fumée qui n’a pas pu s’échapper. En 15 minutes, j’ai perdu la moitié de ma vie. » Gus exerce le métier de traiteur depuis 25 ans. En 2010, il installe son laboratoire dans ce bâtiment de 300 m2 qui longe le quai de la paix, qu’il rénove avec l’aide de son père décédé en novembre 2020.

« On y a passé des heures et des heures, souffle-t-il. Et il va falloir tout recommencer« . Mais avant de pouvoir toucher à quoi que ce soit, Gus doit attendre que les procédures administratives suivent leur cours. L’expertise devrait avoir lieu ce lundi 28 juin, le quinquagénaire table sur plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« Tout est difficile en ce moment, moralement c’est compliqué d’autant plus après la période que nous avons vécue avec la crise sanitaire. Mon activité est à l’arrêt, je me retrouve aujourd’hui sans ressources. Je suis hébergé chez des proches car je ne peux pas rester chez moi. Et la paperasse, les assurances, c’est très long, trop long« , s’agace Gus. Le Beaucairois espère pouvoir reconstruire son laboratoire et ainsi relancer son activité d’ici 2022. Il sait que ses clients l’attendent, il en a la preuve tous les jours.

Stéphanie Marin

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité