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RIVIÈRES/BARJAC Le plan de relance n’oublie pas la ruralité

Jean-Pierre De Faria, Marie-Françoise Lecaillon et Edouard Chaulet paraphent les contrats "Petites villes de demain" des communes de Barjac et de Saint-Ambroix. (Photo Corentin Migoule)

À Rivières puis à Barjac ce vendredi matin, la préfète du Gard Marie-Françoise Lecaillon a quadrillé le nord-est du département. Des déplacements opérés dans le cadre de l’agenda rural appliqué au territoire de la communauté de communes de Céze Cévennes.

Le dispositif de l’agenda rural est un plan d’action en faveur des territoires ruraux, permettant de faire de ces derniers les fers de lance de la transition écologique, de renforcer leur attractivité, et d’améliorer la vie quotidienne des habitants en appuyant les élus locaux dans leurs actions. Le plan de relance de 100 milliards d'euros, initié par l'État à l'automne dernier, est venu l'accentuer. C'est à ce titre que Marie-Françoise Lecaillon, préfète du Gard, s'est rendue à Barjac ce vendredi matin.

Reçue par le maire Édouard Chaulet dans le château qui abrite aussi la mairie communale, la représentante de l'État a pris la mesure des atouts de ce lieu atypique et de sa terrasse offrant un panorama à couper le souffle. Mais la préfète du Gard n'était pas venue faire du tourisme malgré la proximité appréciable avec la frontière ardéchoise. Depuis la salle du conseil, la dernière nommée a paraphé le tout premier contrat "Petite ville de demain" de la commune de Barjac, et en a fait de même avec celui de la commune de Saint-Ambroix, inscrite dans le même dispositif.

Maire de la commune saint-ambroisienne, Jean-Pierre De Faria y voit le moyen d'enclencher "des chantiers importants" grâce à l'expertise d'un chargé de mission embauché pour l'occasion : "Cet accompagnement est déterminant car on manquait d'ingénierie humaine et financière pour mener à bien nos projets." D'autant qu'à ses yeux, "il suffit qu'on développe les mobilités pour que demain ce territoire ait un avenir radieux". "Il fallait conforter le rôle de centralité de ces communes", justifie quant à elle la préfète du Gard, surtout à l'heure où "la crise sanitaire a révélé l'envie des concitoyens de se retrouver ailleurs que dans les grands pôles urbains".

Marie-Françoise Lecaillon auprès de Jean-Marie Itier et de ses adjoints. (Photo Corentin Migoule)

La petite délégation a ensuite pris la direction de La Poste communale qui a bénéficié d'une labellisation "France services", portée par la volonté locale de participer au maintien sur le territoire des services publics. En effet, la structure regroupera en un même lieu un guichet unique de services publics avec neuf partenaires dont Pôle emploi et la caisse d'allocations familiales. Enfin, l'école élémentaire barjacoise a été le théâtre du dévoilement du "wind wall" de France relance, "des flammes portées par le vent" qui valorisent les actions de l'État dans le département. "On y voit des représentations du dispositif sur les remparts d'Aigues-Mortes, les arènes de Nîmes, mais aussi des entreprises, des mairies, des écoles et des particuliers", apprécie le sous-préfet de l'arrondissement d'Alès, Jean Rampon, qui prévoit de réutiliser "de fort belle manière" cet outil de communication à l'occasion du passage du Tour de France dans le Gard.

Un peu plus tôt dans la matinée, les représentants de l'État avaient donné rendez-vous à la presse à une dizaine de kilomètres de là, devant la mairie de la petite commune de Rivières et ses 400 âmes. Parce qu'elle était "une vraie passoire", la porte d'entrée du bâtiment devait à tout prix être remplacée. Tout comme les radiateurs, devenus trop vétustes et gourmands en alimentation. Élu au printemps dernier, le maire Jean-Marie Itier a donc sollicité la générosité de l'État qui a répondu par la positive au regard d'une démarche intégrant des préoccupations écologiques.

La bibliothèque de Rivières bénéficiera de l'extension de la salle communale pour être installée au rez-de-chaussée. (Photo Corentin Migoule)

"C'est un moyen d'illustrer que même les plus petites communes sont servies par le plan de relance", fait savoir Jean Rampon. La commune rivièroise a en effet bénéficié pour l'occasion d'une dotation de soutien à l’investissement local (DSIL). Une aide presque insignifiante de 6 000 euros, mais qui veut dire beaucoup à l'échelle de Rivières.

Aussi, si son projet d'extension de la salle communale nécessitant l'abattage de deux platanes (notre photo) est contesté par quelques opposants locaux, Jean-Marie Itier s'est vu apporter une bonne nouvelle par les services de l'État, confirmant leur contribution financière à une hauteur qui reste à définir. "Sans l'aide de l'État, c'est un projet que nous n'aurions pas pu faire aboutir", savoure le maire, évoquant une somme globale de 365 000 euros, qui comprend l'aménagement au rez-de-chaussée d'une bibliothèque jusqu'alors inaccessible aux personnes en situation de handicap. Ce sont au total plus de 150 millions d'euros qui ont déjà été investis au titre du plan de relance dans le département. "Et le compteur continue de tourner", promet le sous-préfet d'Alès.

Corentin Migoule

 

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