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SÉCHERESSE La zone Vistrenque, Costières et Vistre placée en alerte de niveau 2

(Photo d'illustration : Thierry Allard / Objectif Gard)

La préfète du Gard, Marie-Françoise Lecaillon, a donc décidé de placer en alerte de niveau 2 la zone Vistrenque, Costières et Vistre et de maintenir la vigilance sur le reste du département.

Les épisodes pluvieux observés en fin de printemps et en ce début d'été ont permis de soutenir les débits des cours d'eau dans les secteurs des Cévennes et des piémonts. Cependant, la préfecture du Gard indique dans un communiqué que ces précipitations n'ont pas compensé les déficits pluviométriques relevés pendant la période de recharge hivernale, particulièrement marqués sur le sud du département. Sur plusieurs compartiments, la nappe de la Vistrenque et des Costières enregistre des niveaux bas historiques depuis la mise en place des suivis.

Et cela ne va pas s'améliorer car des températures élevées sont attendues pour les prochains jours et il n'est pas annoncé de précipitations significatives. Ainsi, la situation particulièrement tendue sur la nappe de la Vistrenque et des Costières pourrait se dégrader, et des tensions pourraient apparaître sur d'autres secteurs pourtant préservés pour le moment. La préfète du Gard a donc décidé de placer en alerte de niveau 2 la zone Vistrenque, Costières et Vistre et de maintenir la vigilance sur le reste du département.

Le secteur concerné par l'alerte de niveau 2 en orange.

Cela signifie que le remplissage complet des piscines privées est interdit ainsi que le fonctionnement des fontaines en circuit ouvert, l’arrosage des espaces sportifs, des pelouses et espaces verts privés et publics. L’irrigation agricole et l’arrosage des jardins potagers ne sont pas autorisés entre 8h et 20h (sauf pour les modes d’irrigation économe en eau), voire une nuit sur deux si l’eau est prélevée dans un cours d’eau ou dans sa nappe d’accompagnement.

Ces mesures de restrictions ne sont pas applicables aux usages dont l’eau provient de la nappe d’accompagnement du Rhône, du canal BRL alimenté par le Rhône, ainsi que de retenues dont l’eau a été stockée en période où la ressource était abondante. Des arrêtés de restriction d’usage de l’eau plus contraignants peuvent être pris par les maires concernés si la situation sur leur territoire le nécessite. En fonction de l’évolution de la situation, la préfète du Gard pourra être amenée à étendre les mesures de restriction et de limitation des usages de l’eau, en particulier sur le bassin versant du Vidourle.

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