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MADAME/MONSIEUR Pierre Lapeyronie : « Je vois vraiment Claire s’épanouir en politique »

Pierre et Claire Lapeyronie vont bientôt célébrer leurs 25 ans de mariage. (DR)

Tout l’été, Objectif Gard vous propose une galerie de portraits non pas des femmes et hommes politiques de notre département, mais de leurs conjoints. Un pas de côté qui permet de mieux comprendre les coulisses de l’engagement politique. Aujourd’hui, rendez-vous avec Pierre Lapeyronie, époux de Claire Lapeyronie, maire de Pont-Saint-Esprit et depuis peu conseillère régionale.

C'est le 8 mai 1988 que Pierre Lapeyronie voit pour la première fois celle qui deviendra sa femme, Claire Lapeyronie. Il s'en souvient bien car c'était au siège du Parti socialiste le soir de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles. "Notre rencontre était déjà un peu sous le signe de la politique", dit-il en riant.

Ils ont la vingtaine et ont quitté respectivement leur Corrèze et leur Limousin d'origine pour étudier à Paris. Elle en hypokhâgne, lui en IUT. Ils finissent par se marier et célèbreront bientôt leurs 25 ans d'union. Ils ont également deux garçons : Julien, 21 ans, et Matthieu, 19 ans. Jamais les deux frères ne se sont plaints du rythme assez effréné de leur mère, à la fois professeure d'anglais au collège George-Ville et élue. "On a bien essayé de les tarabuster pourtant. Mais non... Je pense qu'ils pouvaient être davantage perturbés d'avoir leur mère comme prof", plaisante Pierre Lapeyronie.

C'est un peu grâce à lui que la famille a pris ancrage dans la région. En 1993, il a décroché son premier poste d'ingénieur dans le Gard, sur le site de Melox. Après plusieurs mois d'allers-retours entre le Midi et la Capitale, Claire demande sa mutation. Elle sera d'abord affectée au collège de Ventadour à Bagnols avant de rejoindre celui de Pont. Encore bercée par la vie parisienne, elle se demande "comment travailler dans cette ambiance-là, avec le chant des cigales et cette atmosphère de vacances." Elle s'y est bien habituée.

"Partout où je peux lui libérer du temps, je le fais"

Aujourd'hui, à 52 ans, Claire Lapeyronie cumule les casquettes : professeure d'anglais, maire de Pont-Saint-Esprit, 1re vice-présidente à l'agglomération du Gard rhodanien et depuis peu conseillère régionale. "Elle a une grande facilité de travail, elle peut prendre à bras-le-corps des sujets nouveaux. Je la vois vraiment s'épanouir en politique", décrit son mari, fier de son parcours.

Parcours qui a débuté en 2008 dans l'équipe de Roger Castillon mais qui s'est soldé par une défaite face à Gilbert Baumet que l'on pensait indéboulonnable à l'époque. C'était sans compter sur la démission surprise de l'ancien ministre, empêtré dans des affaires judiciaires. En 2011, Roger Castillon l'emporte haut la main aux élections partielles. Claire Lapeyronie devient adjointe à la Culture, puis 1re adjointe, puis maire en 2018.

Une belle ascension pour celle qui est animée par le "bien public". En coulisses, son "premier supporter" fait tout pour que Claire Lapeyronie s'investisse au maximum dans son mandat. Même si les journées finissent souvent tard, ça en vaut la peine : "Je me débrouillais pour m'occuper des enfants quand ils étaient encore à la maison, des activités sportives du week-end, pour faire les courses, la cuisine... Partout où je peux lui libérer du temps, je le fais." Mais il arrive souvent de le croiser dans le public du conseil municipal ou dans la foule lors d'une inauguration.

2020, une victoire pas comme une autre

Quelques fois à la maison, ça parle sujets politiques, sans pour autant que Pierre Lapeyronie intervienne trop. Sa femme sait où elle va. "On parle de quelques aspects pour que je sois un peu au courant de ce qu'il se passe. Je lui confie parfois mon point de vue, sans connaître forcément tous les tenants et les aboutissants. Mais je ne suis pas au courant des secrets, je suis un administré comme un autre."

En revanche, il aime bien la conseiller sur les discours qu'elle écrit. Toujours avec une certaine plume rappelant son côté littéraire. Maintenant, il la regarde travailler sur des sujets régionaux. "Très organisée", il sait qu'elle a les épaules et surtout l'envie. Même si cela implique des déplacements supplémentaires à Montpellier.

Cette ténacité, elle l'a aussi montrée en 2020, lors de la campagne des dernières élections municipales: "Les municipales ont été extrêmement longues. La covid a complexifié les choses. Il y avait énormément de tensions sur les réseaux sociaux. Cette campagne a été assez dure, mais il faut prendre du recul face à une minorité de personnes. J'étais content que ça finisse." Alors quand il a appris la victoire de sa femme en juin 2020, c'était la délivrance : "J'étais super heureux. On est allés dans le local de campagne après, j'ai pris des photos. C'était sa victoire, avec son équipe." C'est peut-être celle qui restera le plus gravée dans sa mémoire... jusqu'à une prochaine peut-être ?

Marie Meunier

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