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BAGNOLS/CÈZE Pass sanitaire : le cinéma Casino en danger

La salle 6 au cinéma Le Sémaphore à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Depuis le 21 juillet, le pass sanitaire est devenu obligatoire dans les lieux de culture et de loisirs accueillant plus de 50 personnes. Comme beaucoup de salles obscures françaises, le cinéma Casino de Bagnols-sur-Cèze a décidé d'abaisser sa jauge à 49 personnes pour se passer du fameux QR code ou du test PCR négatif de moins de 48h.

En effet, Mathieu Duffès, le responsable du cinéma, explique qu'il a abaissé les jauges de deux de ses trois salles. Histoire de ne pas décourager les spectateurs qui se font déjà de plus en plus rares. Seule la grande salle où est projeté le film "Kaamelott" est concernée par le pass. Le long-métrage d'Alexandre Astier était très attendu par les fans de la série et génère beaucoup d'entrées. En un jour, près de 424 000 spectateurs se sont rués dans les salles françaises.

En dehors de ce grand succès, les chiffres ne sont pas florissants au cinéma Casino. Le gérant déplore une baisse de fréquentation de 50 à 70% depuis l'entrée en vigueur du pass sanitaire. Est-ce que cela a refroidi le public qui ne comprend pas bien les mesures ? Est-ce qu'une partie du public n'est pas encore vacciné ? Est-ce que cela a ravivé la peur du virus avec la montée du variant Delta ? Difficile à dire pour le moment, mais cette désertion des salles laisse un goût amer à Mathieu Duffès qui a déjà traversé de longs mois de fermeture : "On doit être plus dangereux que les restaurants car nous, on doit contrôler l'identité..."

C'est vrai, en plus de scanner les QR codes, les équipes du cinéma bagnolais doivent en plus croiser avec la présentation d'un document d'identité pour chaque personne. De la logistique supplémentaire que les employés assurent eux-mêmes. Le gérant n'a pas les moyens d'embaucher une personne dédiée à cette nouvelle tâche assez pesante.

Cette baisse de fréquentation pourrait bien mettre en danger l'avenir du cinéma Casino. "Avec le risque de déprogrammation d'un certain nombre de films, on ne sait pas ce qu'il va se passer en septembre", s'inquiète Matthieu Duffès. En effet, qui dit désertion des cinémas, dit manque à gagner pour les salles mais aussi pour les producteurs qui pourraient bien décaler les sorties à un moment plus propice. À voir si les cinémas tiendront encore le coup...

Rémi Fagnon

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