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FAIT DU JOUR Au Chemin-Bas de Nîmes, les contours de la rénovation urbaine se dévoilent

Au centre André Malraux (Photo : Coralie Mollaret)
Au centre André-Malraux (Photo : Coralie Mollaret)

L’équipe municipale a inauguré une maison de projet au centre André-Malraux. Un lieu où les habitants pourront venir s’informer et apporter leur pierre à l’édifice de la rénovation urbaine.

À l’est de la ville de Nîmes, le quartier du Chemin-Bas fait régulièrement la Une de l’actualité. Théâtre de trafics de drogue, ses habitants ont pleuré la mort de plusieurs jeunes. Ce lundi, la ville de Nîmes a inauguré une maison de projet au centre André-Malraux. « L’idée est d’apporter plus de mixité sociale », déclare Olivier Bonné, adjoint délégué à la Rénovation urbaine. La mixité sociale et surtout, l’égalité entre tous les quartiers est l’objectif vers lequel tendent les programmes de rénovation urbaine.

Deux immeubles détruits début 2022

Avec environ 7 200 habitants répartis sur 52 hectares, le quartier du Chemin-Bas est formé de petits blocs, construits dans les années 60. À l’époque, il s’agissait d’accueillir les rapatriés d’Algérie et de résorber l’habitat insalubre du centre-ville nîmois. Un quartier coincé entre le périphérique, la voie ferrée et le boulevard Bir Hakeim. Sur l’enveloppe de la dotation globale de 470 M€ de l'Anru 2, l’opération du Chemin-Bas concentre 71 M€ de crédits.

Le carré Saint-Dominique a bénéficié de l'Anru 1 en 2015. Un nouveau programme d'Action logement est prévu (à droite) (Photo : Coralie Mollaret)

Ici, un premier plan de rénovation urbaine a été conduit en 2005. Parmi les rénovations notables : la création du centre commercial Carré Saint-Dominique. Au premier semestre 2022, les immeubles Jean-Moulin (40 logements) et Georges-Bruguier (60 logements) devraient être démolis. Depuis deux jours, les dernières familles ont été relogées.  « On a une majorité écrasante de logements sociaux. Du coup, on traite avec les bailleurs directement. Les opérations de démolitions vont plus vite qu’à l’ouest de la ville où il y a plusieurs copropriétés », commente François Courdil, adjoint à la Ville en charge des Centre sociaux.

Sur l’avenue Bir Hakeim, en face du centre commercial, Action logement a prévu un nouveau programme immobilier mêlant logements en accession et commerces. Le but étant d'attirer une population plus aisée.  L’idée du plan de rénovation est « d’aérer et d’oxygéner le Chemin-Bas », poursuit Olivier Bonné. Les destructions d’immeuble permettront d’aménager des espaces et des places de parking. À l’aération s'ajoute le désenclavement du quartier avec l’arrivée de la ligne T2 du TCSP (Transport collectif en site propre) traversant la Nîmes d’Est en Ouest en 2022. 

Un chapelet d'espaces verts

Très « minéral et dédié à la voiture », selon l’architecte Albin Lépine, le quartier va être doté d’un parc linéaire ménagé du Nord au Sud. Il s’agit d’un chapelet d’espaces verts qui intégrera notamment les jardinières du square Paul-Tondut. Un aménagement visant à améliorer notablement le cadre de vie. Une concertation doit être menée avec les habitants pour savoir quels sont les support d’usage ; aménagement sportifs, hydraulique et ludique. Les habitants devront aussi se mettre d’accord sur le projet de rénovation du stade Maurice-Pelatan. Pendant la période estivale, le maire de Nîmes s’était déplacé sur les lieux, constatant que « habitants et associations n'arrivaient pas à se mettre d'accord ! ».

L'une des six planches exposées au centre social André-Malraux

La rénovation urbaine permettra aussi de détruire les garages de la zone du Portal. Un haut lieu du trafic de stupéfiants. « On a attendu d’avoir l’aval du syndicat de copropriétaires, ça a été un peu long », a commenté à notre micro le maire, Jean-Paul Fournier. En juin, 20 garages ont été démolis, 10 le seront en septembre et une cinquantaine d’ici 2023.

Tous ces projets sont exposés jusqu'en novembre au centre André-Malraux. Un nouvel atelier de co-construction est prévu le 4 octobre, de 14h30 à 16h30. Enfin, des permanence d'information s'organisent les 27 septembre, 18 octobre et 8 novembre de 15h à 17h. L'idée étant de donner la parole aux habitants. Résidente du Clos d'Orville et du Chemin-Bas depuis 20 ans, Saïda l’assure : « Je vois un futur extraordinaire. Ce plan valorise les personnes qui sont ici et change la vision que l'on a du quartier. » Un travail de longue haleine dont l'issue n'interviendra malheureusement pas avant plusieurs années. 

 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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